Grève des étudiant-e-s du Québec de 2012

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Se fait tabasser par plusieurs policiers en même temps.

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Pour dissiper des étudiants qui manifestaient au coin Ste-Catherine et Crescent, les policiers se mettent à tabasser deux gars. Un qui est déja à terre, reçoit les coups de pieds répétés d'un policier et l'autre se fait tabasser par plusieurs policiers en même temps.

Et je suis supposé faire confiance a des pourris comme ça?

Ce soir, comme ça m'est arriver souvent dernièrement, je suis sorti dans la rue exprimer mon mécontentement face a notre gouvernement.Non seulement je me suis fait poivrer deux fois, on me balance une lacrymogène et... on m'arrête.

Je me suis fait arrêter sur ste-catherine avec un de mes coloc pendant que j'étais sur le trottoir, en allant en direction inverse des festivitées de notre tant aimer Grand prix. Il est plus ou moin 1h15 du matin, la manifestation étant terminée nous sommes en route vers chez nous.

Ma journée en prison pour avoir lu 1984 dans le métro

En ce dimanche 10 juin 2012, j’ai tenté de participer à une manif-action consistant à me déplacer pendant quelques heures du métro Berri au métro Jean-Drapeau en vue de manifester pacifiquement mon désaccord face au Grand Prix de Formule 1, évènement qui prône ce que je considère comme étant des idéologies sexistes.

Vêtue d’une robe fleurie et d’un sac rempli d’objets dangereux tels qu’une pomme, une bouteille d’eau et trois livres, j’ai voulu pointer du doigt la haute présence policière et l’attitude frôlant le terrorisme du SPVM depuis le début du conflit gouvernemental en lisant calmement 1984 de George Orwell, un roman d’anticipation présentant une société prise avec un régime policier totalitaire.

"You were in the wrong place at the wrong time"

Felled by an abdominal punch from the left and (as this photograph attests) a billy bat from the right, the SPVM said that if I did not not get up and walk away immediately, I would be under the threat of arrest. "Officer", I said, "I think I have already, just now, been 'arrested"; this makes it difficult, if not impossible, for me to follow your orders". I am pretty sure he was not amused by my play on the literal and juridical senses of "arrest". "You were in the wrong place at the wrong time", he said, stroking something or other. "No", I replied, once I'd staggered upright, "it's YOU who are in the wrong place at the wrong fucking time". And he was, and they are, poor bastards.

Je comptais profiter du soleil et du parc Jean-Drapeau

Le dimanche 10 juin 2012, je me suis rendu à Montréal, dans le but d'acheter un livre à ma mère pour son anniversaire. Avant, je comptais faire un arrêt à la station Jean-Drapeau pour profiter du soleil et du parc Jean-Drapeau - je ne comptais pas participer aux actions de blocage et aux actions de perturbation sur le le site du Grand Prix. Je portais un simple t-shirt (avec le logo d'Amnistie Internationale) où j'avais épinglé mon carré rouge. J'avais un sac à dos, qui ne contenait que des livres, un calepin, un étui à crayon et une caméra vidéo (qui ne fut pas utilisée). Hormis mon carré rouge, je n'avais rien sur moi qui aurait pu être utilisé pendant une manifestation (pancarte, arme, masque, foulard, maalox, etc.).

J’avais l’intention d’aller à La Ronde

Le dimanche 10 Juin 2012, je suis descendu dans le métro Berri-Uqam pour me diriger vers Longueuil sur la ligne Jaune. J’avais l’intention d’aller à La Ronde pour rejoindre des amis et profiter du bon temps. Plusieurs fois, avant même de rentrer dans le train du Métro, des policiers m’ont intercepté pour me demander d’ouvrir mon sac. Je ne portais pas de carré rouge ni noir, ni un signe quelconque. Je leur disais qu’ils n’avaient pas le droit de me fouiller sans raison valable, mais ils répliquaient qu’ils me demandaient simplement d’ouvrir mon sac devant eux et que si je refusais, ils m’interdiraient de passer. Dans mon sac, je n’avais rien d’autre qu’une veste à manches longues, un crayon à l’encre et une feuille de papier.

Les policiers ont projetés les gens sur le mur et sur les voitures

Le 7 juin 2012, au coin des rues Sainte-Catherine et Crescent, à 19h15. Ces deux policiers ont brutalisé une dizaines de personnes. Ils leur ordonnaient de "circuler". Ils ont poussé violemment et intentionellement les personnes. Celles-ci ne réprésentaient aucunement une menace. Les victimes ont été ciblées et arbitrairement brutalisées. Il y avait une centaine de badauds immobiles, mais ils s'en sont pris qu'à une poignée d'entre eux. Les policiers ont projetés les gens sur le mur et sur les voitures, en plus de les pousser avec une force excessive de dos avec leur matraque à deux mains. Ils m'ont ensuite donné l'ordre à mon tour de circuler. Je leur ai demandé leur matricule et leur nom, ils ont refusés de s'identifier.

Lâche comme un flic

Photos prises sur la rue Crescent, à l'occasion de la manifestation anti-capitaliste contre le grand prix de F1 à Montréal.

GRÈVE ÉTUDIANTE 2012 : 3469 ARRESTATIONS [du 16 février au 3 septembre 2012] BILAN DÉFINITIF

09 Décembre 2012

Voici le bilan définitif de la vague d’arrestations qui a ciblé la grève étudiante et le mouvement de lutte populaire du 16 février au 3 septembre 2012, soit jusqu’à la veille des élections provinciales.
 Il s’agit de la plus importante vague d’arrestations de l’histoire du Québec contemporain.


Le mouvement étudiant avait déjà été la cible de plus de 1 000 arrestations en 20 ans, de 1990 à 2010 [voir : http://www.cobp.resist.ca/mouvement-tudiant-et-r-pression-polici-re-au-qu-bec-1990-2010]. En 8 mois seulement en 2012, ce nombre a été dépassé, et trois fois plutôt qu’une.


Le total de ce bilan est de 3469 arrestations.


Je voulais simplement m'en aller chez moi à vélo

La manifestation pacifique se dirigeait sur sherbrooke vers St-denis suivi par l'antiémeute, quand on a entendu de la casse, les gens ont voulu s'éloigner et moi je voulais simplement m'en aller chez moi à vélo. Les gens se sont retournés parce que l'antiémeute arrivaient de devant, mais en se tournant, l'antiémeute qui était derrière nous, nous fonçait droit dessus. Ils nous ont encerclé en nous criant de bouger et de s'en aller, mais nous empêchaient de le faire. Mon vélo a été pris par un agent dont je ne connais pas le matricule, et m'a frappé avec avant de le jeter dans la rue. (Je ne l'ai pas retrouvé depuis). Il a ensuite continué à me donner des coups avec son bouclier pendant que je lui criais d'arrêter, qu'il me faisait mal.

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