La haute direction du SPVM a cautionné GAMMA

Le controversé projet GAMMA a été cautionné par la direction des opérations du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Des procès-verbaux de réunions de cette direction confirment que des ressources d’enquête et de gendarmerie y ont été allouées, et ce, sur la base d’un document comportant de nombreux éléments de profilage politique.

Lors de l’une de ces réunions, en avril 2010, Mario Gisondi, alors numéro trois du SPVM, a félicité Patrick Lamarre « pour la qualité de son rapport » devant guider la prise de décisions sur le « Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes ». Le document en question, dont le contenu a été révélé en juillet 2015 par Le Devoir, mettait l’accent sur la surveillance de groupes selon leurs convictions politiques, plutôt que sur des auteurs présumés de crimes.

On y lisait entre autres une énumération non exhaustive des groupes que le SPVM considère comme marginaux. La population étudiante y est présentée comme un « bassin de recrutement pour ces groupes », notamment les associations du Cégep du Vieux-Montréal et de l’UQAM.