La police a-t-elle failli à la tâche en matière de drames conjugaux?

Le drame qui a coûté la vie à une jeune femme de Mont-Saint-Hilaire, Daphné Boudreault, est la répétition d’un triste scénario. Il y a huit ans, une femme trouvait la mort dans les mêmes circonstances, poignardée elle aussi par un conjoint violent alors qu’elle était escortée par un seul policier, ce qui contrevient aux pratiques policières en matière de violence conjugale.

Cela suffit, tonnent les ressources d’hébergement pour femmes violentées, qui réclament du ministre de la Sécurité publique la révision de tous les cas de femmes assassinées depuis cinq ans à la suite de violence conjugale.

« On interpelle le ministre de la Sécurité publique pour demander une révision de tous ces cas d’homicide survenus depuis l’implantation du plan d’action gouvernemental 2012-2017 en matière de violence conjugale », a insisté jeudi Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, qui regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement.