La radicalisation anarchiste à l’université inquiète

Conférences perturbées, autocensure, radicalisation de mouvements anarchistes. Des universitaires craignent un déclin de la liberté d’expression sur les campus québécois, où le climat est tendu ces temps-ci.

«On voit de plus en plus de cas de censure», déplore Rhéa Jean. Critique du mouvement transgenre, cette docteure en philosophie relate avoir dû elle-même mettre fin à une conférence qu’elle donnait en novembre à l’UQAM après que des militants l’eurent perturbée en scandant des slogans. «Ces groupes ne veulent tout simplement pas qu’une parole différente de la leur puisse se faire entendre», dit-elle.