Le COBP dénonce la répression politique... une fois de plus

Encore cette année, le SPVM a démontré son fonctionnement arbitraire et répressif en profilant les participantEs à la manifestation annuelle contre la brutalité policière. Après avoir annoncé que le règlement p-6 serait appliqué malgré le récent jugement Richmond, les stratèges policiers ont cru bon d’asphyxier notre manifestation en vertu de 500.1 pour justifier une autre arrestation de masse.

Utilisé pour la première fois par les flics le 15 mars 2011, ce règlement provincial réprime sous prétexte d’assurer la sécurité routière. Après nous empêcher de manifester sous P- 6, on nous empêche maintenant ‘’d’entraver la circulation des véhicules routiers ‘’, en vertu du règlement 500.1. Ce règlement a été utilisé à maintes reprises pour mater des manifestations partout a travers la province, de Montréal à Alma, en passant par Québec. La constitutionnalité de 500.1 est contestée depuis 2011 et la contestation est actuellement rendue jusqu'en cour supérieure. La manif d’aujourd’hui nous donne encore plus de matériel pour mettre en doute la légitimité de ce règlement afin de le rendre inopérant.

Aucun permis de manifester n’existe et ce n’est pas a la police, aux tribunaux et a l’État d’en improviser en utilisant des règlements bidons comme 500.1.

Nous nous plierons pas a leurs exigences liberticides et, tant qu’il y aura de la répression policière, il y aura des 15 mars.

Nous encourageons les arrêtéEs d’aujourd’hui a contester leurs amendes, ce qui permettra éventuellement d’empêcher les flics d’utiliser ce règlement pour justifier des arrestations de masse, comme ce fut le cas récemment avec la tombée de l’article 2.1 du règlement P- 6.
Le déroulement de la manif d’aujourd’hui explique en lui même les motifs qui nous portent à vouloir prendre la rue le 22 mars, à l’occasion de la St-Patrack. Reste à voir quel règlement répressif les flics sortiront pour nous empêcher de manifester !

VIVE LE 15 MARS !
FUCK LA BRUTALITÉ POLICIERE !