Les langues se délient à Mont-Saint-Hilaire

Une troisième femme vivant sur le territoire desservi par la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent dénonce le travail de ses policiers : une semaine et demie après le meurtre de Daphné Boudreault, assassinée par son ex-conjoint, Karine* affirme que les agents du secteur ne l’ont pas soutenue adéquatement, tant et si bien qu’elle s’est résignée à retourner chez son ancien copain sans escorte policière pour y récupérer ses affaires.

En entrevue au Devoir, la jeune femme, dont nous protégeons l’identité à sa demande, a été catégorique : « C’est fou comme les policiers ne prennent pas ça au sérieux. Ça ne vaut rien pour eux. Elle, je n’imagine même pas comment elle s’est sentie… », a-t-elle dit au sujet de Daphné Boudreault, assassinée à l’arme blanche le 22 mars en allant récupérer ses affaires chez celui qu’elle avait dénoncé à la police quelques heures plus tôt.