Policiers insouciants

Les travaux de la commission Chamberland ont montré le vrai visage du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). La chasse aux sources ? Rien de plus normal.

La commission Chamberland n’a peut-être pas le même écho que la commission Charbonneau dans l’esprit du public, mais, pour le monde journalistique, c’est le sujet de l’heure.

Jamais la protection des sources n’avait fait l’objet d’un débat sociétal aussi important que devant la commission présidée par le juge Jacques Chamberland et les commissaires Guylaine Bachand et Alexandre Matte. Les craintes des journalistes se confirment.

Ils connaissaient déjà le potentiel liberticide de la collecte des métadonnées. Cette pratique, associée jusqu’à tout récemment aux agences de sécurité nationale, s’étend peu à peu aux corps policiers et à des acteurs non étatiques. Les journalistes découvrent maintenant une cruelle réalité grâce aux travaux de la Commission. Le journalisme d’enquête, la protection des sources et le droit à la liberté de presse ? Le monde policier s’en balance.

Comment expliquer autrement le témoignage du directeur du SPVM, Philippe Pichet ?