Répression politique

Ma journée en prison pour avoir lu 1984 dans le métro

Date de l'événement: 

10 June 2012

En ce dimanche 10 juin 2012, j’ai tenté de participer à une manif-action consistant à me déplacer pendant quelques heures du métro Berri au métro Jean-Drapeau en vue de manifester pacifiquement mon désaccord face au Grand Prix de Formule 1, évènement qui prône ce que je considère comme étant des idéologies sexistes.

Vêtue d’une robe fleurie et d’un sac rempli d’objets dangereux tels qu’une pomme, une bouteille d’eau et trois livres, j’ai voulu pointer du doigt la haute présence policière et l’attitude frôlant le terrorisme du SPVM depuis le début du conflit gouvernemental en lisant calmement 1984 de George Orwell, un roman d’anticipation présentant une société prise avec un régime policier totalitaire.

Je comptais profiter du soleil et du parc Jean-Drapeau

Date de l'événement: 

10 June 2012

Le dimanche 10 juin 2012, je me suis rendu à Montréal, dans le but d'acheter un livre à ma mère pour son anniversaire. Avant, je comptais faire un arrêt à la station Jean-Drapeau pour profiter du soleil et du parc Jean-Drapeau - je ne comptais pas participer aux actions de blocage et aux actions de perturbation sur le le site du Grand Prix. Je portais un simple t-shirt (avec le logo d'Amnistie Internationale) où j'avais épinglé mon carré rouge. J'avais un sac à dos, qui ne contenait que des livres, un calepin, un étui à crayon et une caméra vidéo (qui ne fut pas utilisée). Hormis mon carré rouge, je n'avais rien sur moi qui aurait pu être utilisé pendant une manifestation (pancarte, arme, masque, foulard, maalox, etc.).

Au Nicaragua, cela ne se serait pas passé comme ça

Voici ce que Gloria Escomel, une de mes anciennes profs à l'UdeM, vient de poster sur son mur. Gardons l'oeil ouvert, soyons toujours prêtEs à filmer la brutalité policière!

10 mai 2012 3h30-3h40 P.M. à la station Berri-Uqam, dans une voiture du métro, un évènement qui n'a été rapporté par personne, n'a été publié dans aucun journal dont vient de me parler mon amie Maria Eugenia, Nicaraguayenne, qui en a été témoin et qui a été la seule à protester de vive voix, tous les autres passagers ayant regardé en silence :

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