Arrestations lors du Printemps érable - Dépôt de 2 recours collectifs contre la Ville

Retour sur le Printemps érable, deux ans plus tard, il y a des manifestants qui n'ont toujours pas digéré leur arrestation à Montréal.

TVA Nouvelles a appris que deux nouveaux recours collectifs ont été déposés ce matin contre la Ville.

«On cherche à obtenir un dédommagement pour 250 personnes qui ont été arrêtées et détenues le 20 mai 2012 de manière arbitraire et illégale. Des personnes auraient été menottées et détenues toute la nuit en vertu de l'application d'un règlement municipal. Ça va à l'encontre de beaucoup de leurs droits», a déploré l'avocat Marc Chétrit qui représente les requérants derrière ces deux nouvelles demandes de recours collectifs.

«Même si ces deux recours devraient techniquement être prescrits, on va alléguer que la Loi sur les cités et villes, à sa prescription de l'article 586, devrait être inopposable à ce genre de recours étant donné qu'on allègue des violations en vertu des chartes canadienne et québécoise des droits et libertés», a déclaré Me Chétrit.

Me Chétrit réclame, au nom de ses clients, 2500 dollars par personne à titre de dommages.

L'une des requérantes, Isabel Matton, a été arrêtée en mai 2012 à l'angle des rues St-Denis et Sherbrooke.

«Les policiers nous ont rentré dedans des deux côtés, ils nous encerclés et tabassés, ils ont volé mon vélo, ils nous ont poivré et menotté. On a interdit de boire, de manger et d'uriner. Nous n'avions pas le droit de fouiller dans nos sacs», a-t-elle raconté à TVA Nouvelles avant de faire son entrée au palais de justice de Montréal.

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