Aucune accusation criminelle contre le policier

Arrestation musclée d'une enseignante et d'un concierge

Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre le policier impliqué dans l'arrestation musclée d'une enseignante et d'un concierge, du 11 juin, sur l'avenue des pins à l'école au Pied-de-la-Montagne, pavillon Jean-Jacques-Olier.

Selon Ian Lafrenière, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a pris en considération des témoins neutres pour vérifier les faits.

Les patrouilleurs étaient sur un appel pour une collision au coin des rues Saint-Denis et Roy, selon les renseignements recueillis par SPVM.

Il ne semble toujours pas clair si les gyrophares étaient allumés ou non au moment de traverser sur l'intersection à un feu de circulation rouge.

Le concierge, Carl Cadieux, aurait alors interpellé les patrouilleurs en leur faisant un commentaire sur la question.

Les policiers ont décidé de revenir sur les lieux pour s'expliquer avec le jeune homme (le concierge) qu'ils avaient entendu, après leur intervention.

« Si on se fait insulter par un citoyen, on a le droit de répliquer », fait valoir le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière.

Les choses se seraient envenimées, lorsque le concierge de 20 ans s'est mis à filmer le policier.

« L'agent a vu ce geste comme de l'intimidation, ce qui a résulté en une arrestation », continue M.Lafrenière.

L'amie de M.Cadieux, Nadia Lessard, enseignante de sixième année protestait contre l'arrestation. Le patrouilleur aurait demandé, à cinq reprises, à la dame de 40 ans de reculer, selon les témoins rencontrés par le SPVM. Le fait d'empoigner le bras du policier a résulté par l'utilisation du poivre de cayenne contre cette dernière.

« On ne peut pas s'en prendre physiquement à un policier! Ce n'est pas un évènement heureux, mais il n'y a pas de crime, non plus », explique M. Lafrenière.

M. Cadieux aurait reçu une sommation à comparaître pour possession simple de stupéfiants et entrave au travail des policiers, lorsqu'il a été relâché, contrairement aux allégations du concierge.

Rappelons qu'une plainte en déontologie policière a été déposée.

Un autre dossier en déontologie?

L'agent de la paix avait été impliqué dans une affaire semblable en 2011. Son partenaire fait d'ailleurs face à une plainte au civil pour utilisation abusive de la force.

« Il y a beaucoup de facteurs à considérer. Est-ce que c'est quelqu'un qui répond à beaucoup d'appels? Je ne dis pas que c'est correct, mais en même temps, je suis presque toujours dans un bureau et je reçois des plaintes en déontologie policière! Alors s'il répond à beaucoup d'appels, il a statistiquement plus de chances que ça arrive », indique M.Lafrenière. Les tâches du policier ont été revues et il ne sera plus en contact direct avec les citoyens, le temps que la situation se résorbe.

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