DES ATTRAPE-PIÉTONS DANS LE VIEUX-MTL

Il se trouvait à l’intersection des rues Saint-Pierre et Notre-Dame, quand tout à coup il a traversé alors que la lumière l’y autorisait, car c’était le décompte qui normalement indique au piéton le temps qui lui reste pour faire le pas et traverser. Eh bien il est tombé, pour son malheur, sur un policier qui lui a collé une amende sous prétexte que le décompte, ce ne serait au fond que comme un feu rouge. «Ben voyons donc», a répliqué notre inculpé.

Et Stéphane Maestro de tenter d’obtenir un argument de plus de poids que ça. On lui a répondu, tenez-vous bien, que ces policiers avaient reçu pour assignation, ce jour-là, de prendre au piège des piétons « fautifs ». Comme il me le signalait, et il ne s’est pas gêné de le dire aux policiers, pendant qu’ils perdent du temps à coincer d’honorables gens qui ne commettent tout de même pas des crimes, vous avez plein de dealers de drogues qui vendent leurs cochonneries en plein air, au vu et au su de tous, et on ne fait rien. Comme au parc Émilie-Gamelin, ces crottés à capuche qui empoisonnent les autres.

Vous avez aussi plein de graffiteurs qui défigurent la ville avec leurs horreurs. Où sont les patrouilles? Dans le Village gai, l’automne dernier, on s’est plaint des violences nocturnes nombreuses. Où étaient encore une fois les fameuses patrouilles? Il aura fallu une mobilisation citoyenne pour qu’on augmente les rondes de police. Mais est-ce à nous de leur dire comment travailler?

ON ATTRAPE LE PIGEON PAYANT

Un honnête citoyen solvable, c’est du gibier de choix pour les « grosses polices » de Montréal. Moi aussi j’ai subi la même déveine il y a quelques années, rue Galt à Verdun. J’avais certes traversé sur un feu rouge, une rue à sens unique où il n’y avait aucune voiture à l’horizon. Pourquoi peut-on traverser une rue sans feux et que ça devient toute une histoire lorsqu’il s’en trouve? C’est que de tout temps à la Ville, et le phénomène va en s’accroissant, il faut chercher des sous pour payer les énormes fonds de pension des fonctionnaires gras durs.

Arrêter un pusher ça ne donne rien. Habiles, ces derniers s’arrangent pour n’avoir sur eux qu’un seul joint, confondant le policier en faisant passer cette trouvaille pour un joint de consommation personnelle. Le policier le sait très bien que c’est une gammique. Mais ils n’ont plus de temps à perdre. D’autant que leurs supérieurs les forcent à des quotas de distribution de tickets.

Ça me rappelle un ami à moi qui garait son véhicule juste devant sa porte. Et pour mieux voir derrière, il avait détaché sa ceinture de sécurité pour se retourner à son aise. Pauvre lui, trois policiers en vélo se sont arrêtés pour lui signifier qu’il était en infraction car tant que le moteur tourne, on ne doit jamais se séparer de sa ceinture. Le soir il me téléphone pour me rapporter la chose. C’était à Ville LaSalle. Écoeuré net devant tant de zèle j’ai appelé le commandant du poste tout de suite après pour l’enguirlander et de lire ce que j’écrirais le lendemain sur ces traqueurs de citoyens tranquilles.

Du bout des lèvres il reconnaissait que les agents étaient un peu trop « by the book » mais qu’il ne pouvait rien faire. Vous auriez dû voir le blog, dévastateur. L’amende était de 70$. Toujours est-il que mon copain n’a jamais eu à payer quoi que ce soit. On avait laissé tomber.
Les trottoirs sont plein de criminels à la petite semaine. Messieurs les constables, foutez-donc la paix à monsieur Tout-le-monde. On paie déjà trop de taxes. Si vous aimez tant être percepteurs, dites à vos boss que vous quittez le SPVM et que vous voulez travailler au ministère du Revenu. C’est vrai que commis au revenu c’est bien moins payant que grosse police qui a peur de gêner des bandits.

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