L'agent Pascal Daze du SPVM suspendu une journée pour avoir frappé un journaliste avec son bâton

Le COBP vient d'apprendre que l'agent Pascal Daze du SPVM vient d'être suspendu pour une journée pour avoir frappé un journaliste étudiant avec sa matraque lors d'un rassemblement le 7 mars 2012. L'article mentionne que Daze n'avait "aucun antécédant déontologique", mais c'est juste parce que la plainte qui avait été portée contre lui pour un autre événement lors d'une manif le 8 mars 2010 a été rejetée par la déonto! Voici une vidéo de l'événement, ainsi qu'un résumé de cette plainte tiré du mémoire du COBP présenté à la Commission des institutions de l'Assemblée nationale du Québec en mars 2012 lors de l'étude du projet de loi sur le comité "indépendant" d'enquête sur les bavures policières:

http://www.youtube.com/watch?v=R0yPaZztT6U&feature=youtu.be
http://archives-2001-2012.cmaq.net/fr/node/39314.html

"Pour illustrer l'ampleur du problème, le cas de l'agent Pascal Daze parle de lui-même. L'agent Daze a été filmé en train de dire qu'il aimait la déontologie policière car il faisait beaucoup d'argent en heures supplémentaires grâce à elle. Puis il ajouta que la déontologie policière ne protège aucunement les citoyens contre les abus des policiers. Une plainte en déontologie a été déposée contre l'agent Daze pour ses propos qui ridiculisent complètement la déontologie policière. Or, cette plainte a été rejetée sous prétexte que les propos de l'agent Daze n'étaient pas assez marqués pour constituer un manquement au Code de déontologie policière! Comme quoi, un policier peut se moquer publiquement de la déontologie policière et il ne sera pas puni par celle-ci.
Quel message est-ce que cela envoie aux citoyens et aux autres policiers? Que les policiers sont au-dessus des lois et qu'ils peuvent dire et faire ce qu'ils veulent sans subir aucune conséquence."

Voici l'article du Journal de Mtl sur la suspension de Daze pour l'événement de 2012:

Un policier a reçu une suspension d’une journée pour avoir frappé un journaliste avec son bâton durant le printemps érable.

C’est durant une manifestation qui s’est déroulée le 7 mars 2012, que l’agent Pascal Daze et ses collègues avaient reçu l’ordre de faire évacuer le parc Émilie-Gamelin.

Le journaliste Riley Sparks était présent à ce moment pour le journal de l’Université de Concordia, The Link.

M. Sparks ne s’était pas encore entièrement relevé d’une chute sur plaque de glace, que le policier l’a poussé à l’aide de son bâton, croyant que l’homme ne voulait pas obtempérer à ses demandes.

«Le Comité constate que l’empressement démontré par l’agent Daze était excessif et inapproprié», lit-on dans la décision.

L’agent, comptant plus de 12 ans d’expérience, n’avait aucun antécédent disciplinaire, en plus d’exprimer des regrets à l’égard de ces agissements.

Le journaliste était quant à lui satisfait de la décision.

«Il est important que les policiers soient conscients que comme eux, les journalistes ont un job à faire. Il faut rappeler que le printemps 2012 a été chaotique. Cet agent a pris cette décision en une fraction de seconde. Je trouve ça admirable qu'il ait admis son erreur», souligne-t-il.

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