Le SPVM se prépare à brimer le droit de manifester le 15 mars 2014...

À deux jours de la 18e manifestation contre la brutalité policière le 15 mars à Montréal, le SPVM a commencé sa campagne de peur: "consignes" aux manifestantEs qui oublient de préciser que le règlement municipal P-6 n'interdit de se couvrir le visage et d'avoir des bâtons que "sans motif raisonnable", préparant déjà le terrain à des arrestations arbitraires de personnes qui portent un foulard ou des bâtons de pancartes ou bannières; conférence de presse où ils annoncent déjà que la manif est illégale (!) et qu'ils vont procéder à une arrestation de masse... Bref, ça promet pour samedi, mais ne cèdons pas à la peur camarades, sinon ils ont déjà gagné. D'ailleurs, le SPVM prétend sur son site qu'il "respecte entièrement le droit de manifester" (une amélioration par rapport à 2013 où leur porte-parole avait dit que "le droit de manifester n'existe pas"!), alors on vous invite à venir tester leur notion du respect ce samedi 15 mars 2014 à 15h au coin des rues Jean-Talon et Châteaubriand!

Le SPVM se prépare à la manifestation du COPB (sic)

Par Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

MONTRÉAL - Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) se prépare à la manifestation annuelle du Collectif opposé à la brutalité policière, samedi.
Cette manifestation a systématiquement dégénéré en affrontements et en méfaits de toutes sortes depuis quelques années.
Le SPVM invite les responsables de la manifestation à communiquer avec lui afin de discuter des mesures à mettre en place pour assurer la sécurité tant des manifestants que des policiers et de la population en général.
Le SPVM n'a pas reçu d'itinéraire pour la manifestation en question, ce qui la rend théoriquement illégale.
Les autorités policières n'ont toutefois aucune intention d'empêcher les manifestants de s'exprimer, en autant qu'ils demeurent dans la légalité.
D'ailleurs, cette manifestation, qui se tient annuellement depuis 1997, n'a pas toujours donné lieu à des arrestations.
Quelques éditions se sont déroulées dans le calme plat et plusieurs ne se sont terminées que par un très petit nombre d'interpellations d'individus.
Depuis 2009, toutefois, le nombre d'arrestations a été au-delà de 220 sauf en 2010, où il était de 101.
Les autorités policières déplorent que des groupes de casseurs utilisent cet événement pour se livrer à des méfaits, éclipsant le message des manifestants légitimes.

Hausse des arrestations lors de la manif contre la brutalité policière

Par Mathias Marchal Métro

Le nombre d’arrestations lors de la manifestation contre la brutalité policière a augmenté de 203% depuis trois ans.
C’est ce qui ressort de données présentées jeudi par le Service de police de la Ville de Montréal lors d’un breffage technique en prévision de la manifestation de samedi prochain.
De 2011 à 2013, la police a arrêté en moyenne 243 personnes lors de cette manifestation annuelle. Les dix années précédentes, la moyenne n’était que de 80 arrestations pour ce rassemblement qui se tient depuis 1997.
Face à ces chiffres qui démontrent une tendance aux arrestations de masse, le SPVM refuse de penser qu’il met de l’huile sur le feu. «Quand il n’y a rien d’illégal, on n’arrête personne. Pourquoi avec les 1000 autres rassemblements qui se tiennent à Montréal chaque année, ça se passe généralement correctement et pas avec eux», rétorque Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.
Le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) a refusé de nous donner une entrevue, nous renvoyant à son communiqué de presse. Le COBP y explique que le choix du secteur Jean-Talon comme lieu de rassemblement a été fait pour souligner la controversée intervention de l’agent Gauthier contre un itinérant, au mois de janvier.
L’intervention où le policier menace d’attacher le sans-abri à un poteau par -30°C s’il ne cesse pas d’importuner les passants a été filmée par un citoyen et abondamment commentée.
«Cet incident illustre bien comment la police, de Montréal et d’ailleurs, fait du nettoyage social en voulant éliminer les personnes désignées comme indésirables des lieux publics. Cet exemple démontre aussi l’impunité dont bénéficient les policiers qui abusent de leur pouvoir: son collègue ne l’a pas arrêté ni dénoncé, le SPVM dit l’avoir rencontré, mais refuse de révéler la sanction qu’il aurait reçu à l’interne», écrit le COBP.

Début de la saison des manifestations

Patrick Georges, 24H

Les agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) préparent actuellement le début de la «saison des manifestations», qui s'amorce ce samedi, alors que se tiendra la manifestation annuelle contre la brutalité policière.
Le SPVM a convoqué les médias, jeudi après-midi, afin de planifier la couverture du «plus gros évènement» de l'année pour les policiers montréalais, selon le commandant Ian Lafrenière.
Déjà dans l'illégalité
À ce jour, le corps policier n'a reçu aucun itinéraire ni de lieu de départ de la manifestation de la part des organisateurs. L'événement est déjà considéré illégal par le SPVM, qui invite d'ailleurs les organisateurs à prendre contact avec lui.
Toutefois, la police a peu d'espoir d'obtenir ces informations, étant donné qu'ils disent n'avoir jamais obtenu la collaboration des organisateurs depuis la tenue de la première manifestation pour dénoncer la brutalité policière, en 1997.
Importante présence policière
La police a indiqué qu'elle serait particulièrement active sur les réseaux sociaux afin d'aviser la population de tout renseignement essentiel durant la manifestation. Plus tôt cette semaine, le SPVM a également publié des consignes à l'intention des manifestants sur son site internet.
Pour l'instant, M. Lafrenière n'a aucune idée du nombre de manifestants qui se présenteront samedi. Il a indiqué qu'il y aurait un important effectif policier, sans toutefois préciser son ampleur. Le SPVM sera également épaulé par la Sûreté du Québec.
Bien que le commandant Lafrenière n'ait pas voulu dévoiler les stratégies d'intervention qu'utiliseront les policiers, il n'a pas fermé la porte à l'utilisation de la «souricière», qui avait fait de nombreux mécontents lors du printemps étudiant, en 2012. Cette technique consiste à encercler des groupes de manifestants pour les empêcher de fuir et à procéder à leur arrestation.
Rappelons que l'an dernier, le SPVM avait procédé à 224 arrestations lors du même évènement.

Police issue warning ahead of annual anti-brutality march

By Christopher Curtis, THE GAZETTE

MONTREAL - It’s almost a foregone conclusion that, each year, Montreal’s anti-police brutality protest will devolve into a street fight between riot cops and a small group of protesters.

In anticipation of Saturday’s demonstration, police have been knocking on doors near the Jean-Talon métro station — where the protest is slated to begin at 3 p.m. — warning residents to expect the worst. Only three marches haven’t ended in mass arrests throughout the demonstration’s 20-year history.

While meeting with reporters on Thursday police said that, until further notice, the protest is considered illegal as it violates Montreal’s P6 bylaw. The bylaw requires organizers to give police a parade route for their protest at least 24 hours ahead of time. (Note from COBP: This is not true: P-6 only says you have to give your route to police "before the protest", so it's weird that the police already considers it illegal 2 days before!)

Last year, police used the bylaw to shut down the protest before it even began. As people gathered near Place des Arts, heavily-armoured cops snatched individuals from the crowd and pre-emptively detained them. Minutes later, police asked the crowd to disperse before surrounding them and arresting 224 people.

The arrests came after the crowd was dosed with tear gas, pepper spray and stun grenades — a scene that’s become synonymous with the anti-police brutality movement.

Past protests saw people overturn and smash police cars, shatter store windows and seriously injure themselves in clashes with the riot squad.

“We know most people who show up Saturday have a message, have a legitimate grievance,” said Commander Ian Lafrenière, a Montreal police spokesperson. “The problem is there’s also people who show up just to start trouble. It’s sad because we never hear about that message in the news the next day, all we hear about is the rioting.”

Lafrenière then showed reporters a collection of makeshift weapons seized from protesters over the years: baseball bats, broken bottles, knives and crudely assembled spears constructed from sticks, duct tape and pens. He insists the police’s alleged heavy-handed tactics only serve to protect Montrealers and not squash their rights.

“It’s not up to us to decide what constitutes legitimate protest,” Lafrenière said.

However one advocate against the P6 bylaw strongly disagrees with the police commander. Collège de Maisonneuve philosophy professor Julien Villeneuve says P6 gives police the power to determine exactly what constitutes free expression.

“Last year, which was the first anti-brutality protest where P6 came into effect, it was equivalent to the worst police deployments I’ve ever seen,” said Villeneuve, who’s suing the city to strike down P6. “Last year, it felt like they just didn’t want the protest to happen. They searched people walking in the direction of the protest, they preventively arrested people, they provoked the crowd and then they kettled us together and arrested everybody.”

Because P6 is a municipal bylaw and not part of the Canadian Criminal Code, the burden of proof on the police to justify arresting people is much lower, according to Villeneuve.

“It gives a lot of leeway to police, they can shut down any protest that disturbs the peace insofar as they interpret what disturbing the peace is,” he said. “We could have a bylaw that has safeguards completely equivalent to those in the Canadian Criminal Code, but we don’t.”

Another major point of contention is the preventive arrests police carry out in the hours before the protests. Lafrenière claims the people detained often carry bricks, incendiary devices and other homemade weapons.

He said that the arrests come after intelligence gathered online, from informants or from police seeing the weapons themselves.

For his part, Villeneuve conceded it’s possible a small number of people bring weapons to the protest, but he’s never seen it first-hand.

“I’ve only been to the march in 2013, but I didn’t see any weapons, any violence on the part of the crowd before the police started arresting people,” he said. “It pissed me off.”

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