Policiers cités à procès pour l'arrestation d'Alexis Vadeboncoeur

Les quatre policiers impliqués dans l'arrestation musclée d'Alexis Vadeboncoeur en février 2013, à Trois-Rivières, ont tous été cités à procès. Le juge a conclu que la preuve présentée à l'enquête préliminaire était suffisante pour qu'ils subissent un procès criminel.

Le juge a pris le temps de détailler les éléments de preuve qu'on lui a soumis pendant l'enquête préliminaire pour chacun des sept chefs d'accusation et pour chacun des accusés.

Il a ainsi expliqué pourquoi il renvoyait à procès les accusés sur la plupart des accusations, mais pas sur toutes.

Les quatre policiers, qui faisaient partie de la Sécurité publique de Trois-Rivières, devront donc tous subir un procès relativement à des accusations de voies de fait causant lésions, d'avoir produit un faux rapport de l'événement, de l'avoir utilisé comme authentique et ainsi entraver le cours de la justice.

L'accusation d'avoir tenté de cacher l'existence d'une vidéo de l'arrestation a été abandonnée dans tous les cas.

L'agente Barbara Provencher de son côté a également été libérée des accusations de voies de fait armées et d'usage négligent d'une arme.

Trois des accusés, Barbara Provencher, Kaven Deslauriers et Dominic Pronovost ont choisi de subir leur procès devant un juge seul.

Ils reviendront devant le tribunal le 29 janvier prochain pour la forme, dans le but de fixer une date de procès.

Quant à Marc-André Saint-Amant, il a demandé à subir son procès devant juge et jury. Sa cause a été reportée à l'ouverture des assises, le 15 décembre prochain, pour qu'on fixe aussi une date de procès.
Rappel des faits
Les quatre policiers avaient procédé à l'arrestation d'Alexis Vadeboncoeur dans le stationnement du cégep de Trois-Rivières le soir du 2 février 2013.

Le jeune homme venait de commettre un vol à main armée dans une pharmacie située tout près. Il s'enfuyait à pied.

Lorsqu'il s'est retrouvé coincé près d'une entrée du cégep, il s'est allongé face contre terre, laissant tomber son arme qui était en fait un pistolet à plomb.

Des caméras de surveillance du cégep, situées près de l'endroit où l'arrestation a eu lieu, avaient capté la scène, et la vidéo, rendue publique, avait été largement diffusée.

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