Policiers tués aux É.-U.: Yves Francoeur exprime son inquiétude

Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a adopté un ton alarmiste en réagissant aux récentes attaques survenues contre des policiers aux États-Unis.

En entrevue à La Presse Canadienne, M. Francoeur a affirmé que des menaces planaient sur Montréal. Il a dit qu'il a de «très bonnes raisons de craindre qu'il y a des menaces présentement». Certaines informations pourraient être dévoilées d'ici quelques jours, a-t-il ajouté.

Yves Francoeur réagissait aux événements survenus cette fin de semaine, d'abord, samedi, à New York, où deux policiers ont été abattus à bout portant dans leur auto-patrouille et en Floride où un policier a été tué par balle tôt dimanche matin.

Ces attaques interpellent le syndicat des policiers montréalais. De nouvelles mesures de sécurité devraient entrer en vigueur cet hiver pour, entre autres, protéger davantage les postes de police, comme c'est le cas à Ottawa et à Toronto.

L'automne dernier, quelques messages appelant à redoubler de prudence ont été lancés aux policiers. Des demandes ont été faites au SPVM pour ajouter un deuxième agent aux agents qui circulaient seuls dans certains secteurs de la ville de Montréal.

Yves Francoeur exprime ses craintes de façon surprenante pouvant prêter franc à la controverse. Selon lui, les policiers ne sont pas à l'abri d'une attaque en raison «du caractère multiethnique de Montréal».

«Si nos policiers ne sont pas en sécurité, s'ils ne se sentent pas en sécurité, ce sera difficile d'assurer la sécurité des citoyens qui est notre raison première», a-t-il ajouté.

Il existe une surveillance constante menée par une structure antiterroriste au Québec, composée d'agents de Gendarmerie royale du Canada, de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Ville de Montréal. Son niveau d'alerte n'a pas été relevé jusqu'à maintenant.

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