Printemps érable : Léo Bureau-Blouin témoigne aux petites créances

Un manifestant arrêté lors du printemps érable réclame 7000 $ à la Ville de Québec et a fait appel à l'ex-leader étudiant Léo Bureau-Blouin pour l'aider dans sa cause devant la Cour des petites créances.

André Bérubé avait été arrêté avec 83 autres personnes le 28 mai 2012 devant l'édifice où les associations étudiantes négociaient avec le gouvernement, sur le boulevard René-Lévesque, à Québec. Il soutient avoir été détenu illégalement.

Léo Bureau-Blouin, qui était alors président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, avait tenté de convaincre les policiers de laisser partir le groupe de manifestants qu'ils venaient d'encercler.
André Bérubé André Bérubé réclame 7000 $ à la Ville de Québec.

Devant le tribunal, il a indiqué qu'il croyait pouvoir dénouer l'impasse. « Dans les discussions que j'ai eu avec les policiers, on m'a dit : "Allez parler à votre monde, on va aller parler au nôtre". J'ai compris de ça qu'il y avait une possibilité que ça fonctionne, mais ça n'avait pas fonctionné », déplore-t-il encore aujourd'hui.

Le leader étudiant avait alors dû quitter les lieux. « On m'avait clairement indiqué que si je restais là trop longtemps, je serais arrêté également. »

André Bérubé soutient que la manifestation était pacifique. Il estime qu'il n'avait pas a être ni arrêté, ni menotté, ni détenu pendant près de 3h30. Il dit même avoir reçu quatre coups de matraque.

« Jamais des coups pour tuer, mais quand même des choses pour disperser la foule, faire peur aux gens. Dans le contexte d'une manifestation pour une cause sociale, c'est inacceptable », dénonce le poursuivant.

Il estime que le seul but des policiers était de « casser les manifestants ».

La Ville se défend

En défense, la Ville de Québec assure n'avoir commis aucune faute.

Le service de police avait déclaré la manifestation illégale et tous les manifestants en avaient été avisés. André Bérubé aurait par ailleurs résisté à son arrestation.

Établir une jurisprudence

André Bérubé, qui poursuit également la Ville de Québec pour son intervention lors des manifestations du mouvement Occupons Québec à l'automne 2011, dit vouloir « établir une jurisprudence » et « mettre fin à l'impunité » de la Ville de Québec.

Léo Bureau-Blouin salue son initiative. « C'est important qu'il y ait des causes comme aujourd'hui, pour qu'on puisse éclaircir la situation, qu'on puisse s'assurer que si des droits ont été brimés, que les gens soient dédommagés. Je pense que c'est important de conserver le droit de manifester des gens », explique l'ex-député péquiste défait le 7 avril.

Le juge Daniel Lavoie a pris la cause en délibéré. André Bérubé attend également une décision dans son autre dossier.

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