Rapport Ménard: Couillard rappelle la motivation politique

QUÉBEC – Le premier ministre Philippe Couillard estime qu’il y avait «une motivation politique importante» derrière la création, par le gouvernement Marois, de la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012.

«Personne ne doute du fait que c’est un rapport qui a été fait foncièrement pour des raisons politiques», a déclaré M. Couillard, jeudi matin, en marge du caucus libéral à l’Assemblée nationale.

Le rapport de la Commission Ménard a été publié mercredi soir dans la plus grande discrétion par le gouvernement Couillard.

«Vous avez toute la journée aujourd’hui pour le relire», a déclaré le premier ministre, lorsque questionné par les journalistes à savoir pourquoi le rapport a été publié presque en catimini.

«Cependant, il faut qu’il soit lu, il faut que les recommandations, bien sûr, soient étudiées, évaluées», a souligné M. Couillard.
Charest aurait dû intervenir, selon Legault

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, estime que le premier ministre Jean Charest aurait dû intervenir à l’époque de la crise étudiante, plutôt que de laisser ses ministres faire le travail.

Rappelons que le rapport Ménard blâme essentiellement les policiers et le gouvernement libéral du temps de Jean Charest.
Aurait-on dû négocier un peu plus avec les étudiants?

«Moi je favorise toujours le dialogue et la communication, je vous l’ai déjà dit à plusieurs reprises, a indiqué à ce sujet Philippe Couillard. Sur ces éléments-là, la population a porté un jugement, également, lors de l’élection de septembre en 2012.»

«Je ne me sens pas concernée par le rapport Ménard, mais pas du tout», a indiqué pour sa part la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

«On avait clairement dit qu’on voulait faire le procès du gouvernement (Charest) puis le rapport parle par lui-même», a constaté la ministre Thériault.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, estime quant à lui que les forces policières, pendant la crise étudiante, ont été utilisées contre la jeunesse à des fins politiques.

« Au nom de ces centaines de milliers de personnes qui ont marché pacifiquement, ce nouveau gouvernement libéral doit marquer une rupture avec l'ancien et poser des gestes concrets pour que cette crise de confiance entre la police et la jeunesse demeure une exception historique », a indiqué M. Khadir, qui entend talonner la ministre Thériault pour que le rapport Ménard ne reste pas lettre morte.

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