Richard Bergeron et la Manifestation du 15 mars

Richard Bergeron, chef du parti Projet Montréal et candidat à la mairie de Montréal, change sa position du tout au tout lorsqu’il aborde la question de la manif du 15 mars.

Durant une entrevue avec Stéphane Gendron sur Radio-X, Richard Bergeron a déclaré ceci :

Moi, à toutes les fois qu’on m’a invité à dénoncer le travail des policiers durant les événements de l’année passée, j’ai dit : ne comptez pas sur moi, c’est ma police.

Richard Bergeron a ensuite reconnu qu’il y avait eu « des ratés », en mentionnant le matricule 728 (dont il avait oublié le numéro de matricule).

Richard Bergeron a aussi indiqué qu’il avait organisé plusieurs manifs dans sa vie et que le fait de donner le trajet à la police « ç’a toujours allé de soi ».

Puis, vint la question de la manif annuelle contre la brutalité policière qui se tient chaque 15 mars, à Montréal.

« Moi, j’ai toujours dit que la manifestation du mois de mars-là, du black bloc-là, contre la…, ça, ça devrait être interdit par le conseil municipal », a lancé Richard Bergeron.

Voici une transcription de l’échange entre Richard Bergeron et Stéphane Bergeron :

Richard Bergeron : Je l’ai utilisé comme argument dans le débat sur P-6 au conseil municipal : vous avez jamais eu le courage, maudit, d’utiliser les règlements tels qu’ils existent et là vous inventez le besoin pour de nouvelles dispositions. Commencez donc par utiliser…

Stéphane Bergeron : Mais le feriez-vous ?

Richard Bergeron : Ben oui !

Stéphane Bergeron : Vous interdiriez la manifestation…

Richard Bergeron : Ben oui ! La fameuse manifestation contre la brutalité policière à chaque année…

Stéphane Bergeron : Vous l’interdiriez ?

Richard Bergeron : Certain !

Stéphane Bergeron : Bravo !

Richard Bergeron : Certain que je l’interdit !

Stéphane Bergeron : Attention, on a tous entendu ça, alors, lui, y est maire en novembre, y a pas de manif sur la brutalité policière !

Richard Bergeron : Là, je viens de le dire à la radio, mais je l’ai aussi dit au conseil municipal, je suis pas gêné de ça.

Stéphane Bergeron : C’est correct ça, c’est bon.

Pour entendre l’entrevue dans son intégralité :

http://montreal.radiox.com/emission/le_retour_de_radio_x/article/gendron...

Puis, lors d’une entrevue mise en ligne sur le site web Forget the Box, voilà que ce même Richard Bergeron tient un tout autre discours :

FTB: Parlons maintenant de la question de la manifestation contre la brutalité policière. Quelle est votre position à ce sujet?

Bergeron: La question de la manifestation contre la brutalité policière est complexe, compte tenu qu’elle dégénère régulièrement dans la violence et le chaos. Les maires précédents ont ignoré ce problème, ont permis qu’il arrive et ont tenu une conférence de presse le lendemain pour dénoncer la violence et marquer des points politiques.

Mon approche serait différente. Je m’assiérais avec les organisateurs, je dialoguerais et je m’assurerais que la manifestation puisse être tenue sans restriction, mais dans le respect du bien public et de l’importance du maintien d’un environnement sécuritaire pour tous.

Mon administration ferait tout en son pouvoir pour s’assurer que les manifestations aient lieu sans violence ou provocation. Si nous échouons, nous demanderons à la police de cibler ceux qui ont commis des actes criminels et les condamner en conséquence. Il est important, dans ce contexte, que la police cible ceux qui sont coupables, sans criminaliser tout un groupe pour des délits isolés.

Je ne crois pas, contrairement à mes adversaires, que l’on peut défendre le droit de manifester, ou des rues sécuritaires, mais pas les deux. Je crois que l’on peut trouver un juste milieu pour respecter les droits de tous les citoyens. Trouver ce compromis est le rôle d’un gouvernement responsable, et ce sera le rôle de mon administration.

Source : http://www.forgetthebox.net/richard-bergeron-on-p-6-and-the-anti-police-...

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