Un syndicat de gangs de rue pour abattre des policiers

Le service de police local a émis un micromessage sur Twitter lundi après-midi mettant en garde toutes les forces de l'ordre de la région contre cette menace qu'il juge crédible. Cette menace survient après une fin de semaine particulièrement mouvementée de manifestations contre la mort d'un autre jeune noir aux mains de la police.

Depuis l’annonce de la mort de Freddie Gray, 25 ans, après avoir été arrêté par la police, des manifestations ont lieu quotidiennement à Baltimore. Celle qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche a dégénéré: 34 personnes ont été interpellées et six policiers ont été blessés. Des images tournées par des chaînes de télévision depuis des hélicoptères ont montré une foule en train de jeter des cônes de sécurité, des bouteilles et des poubelles sur des policiers, avant de briser des vitrines de magasins et de les piller.

«Le service de police de Baltimore/Unité d'information criminelle a reçu des informations crédibles selon lesquelles des membres de gangs de rue divers, dont les Black Guerrilla Family, les Bloods, et les Crips, ont formé un partenariat dans le but de "retirer" des membres des forces de l'ordre», écrit la police dans le communiqué diffusé sur Twitter.

«Les agences policières doivent dès maintenant prendre les précautions nécessaires afin d'assurer la sécurité de leurs agents», poursuit-il.

Plusieurs enquêtes ont été lancées pour élucider les circonstances des blessures de Freddie Gray, dont une investigation fédérale menée par le ministère de la Justice.

La police de Baltimore a convenu vendredi que le jeune homme aurait dû recevoir une assistance médicale aussitôt après son arrestation. Lors de son décès, 80% de sa colonne vertébrale était sectionnée à la hauteur des cervicales, selon les avocats de la famille.

Six policiers ont été suspendus en attendant que la police remette le 1er mai les résultats de son enquête au procureur du Maryland, qui peut décider d’engager des poursuites.

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