Retour à l'école, retour à la contestation (Bonne rentrée sans policiers)

Date de l'événement: 

03 Septembre 2013

À L'Université De Montréal (Pavillon 3200 Jean-Brillant)

Un an plus tard, rien n'a changé.
Continuons la lutte!

En octobre dernier, les étudiant-e-s de l'UdeM, en assemblée générale et via les instances de la Fédération des Associations étudiantes du Campus de l'UdeM ont voté la démission du recteur Guy Breton soulevant la mauvaise gestion de celui-ci lors de la crise de 2012 et particulièrement lors de la rentrée forcée du 27 et 28 août, engendrée par la réorganisation du calendrier scolaire via la loi spéciale du PLQ pour favoriser un rattrapage hâtif des cours « boycottés » afin que tous et toutes puissent acquérir ce fameux bout de papier sur lequel ont vomis des notions passagères qu'est un examen et obtenir cette autre bout de papier qui lui rapporte tant en prestige à l'Université, c'est-à-dire, un diplôme. À ce moment, ce « droit à l'éducation », Guy Breton et l'administration l'avaient défendu contre les associations étudiantes de leur propre établissement ayant décider démocratiquement de poursuivre le grève en donnant aux agent-e-s du SPVM d'intervenir sur le campus pour chasser les contestataires.

Un an plus tard, les actions entreprises pour critiquer les décisions de l'administration et pour réclamer une gestion universitaire plus saine et plus en collaboration avec tous les membres de la communauté universitaire se sont fait rare à l'échelle collective, se voyant surtout sur une volonté souvent individuelle. L'« escalade des moyens de pressions » en faveur de la démission du recteur espérée n'a pas réussi à gravir bien haut la montagne sur laquelle repose notre campus. Le calendrier remanié avec soin par l'administration contraignant les étudiant-e-s à succéder (parfois chevaucher) les sessions sans peu de repris a tâché de faire taire le population du campus.

Maintenant, qu'un « retour à la normale » se fait, n'oublions pas de poursuivre la lutte. Continuons de réclamer nos revendications et poursuivons notre lutte pour une université saine géré, sans notre cher ($) recteur et ses sbires du Conseil d'administration.

À la rentrée, tentons de démontrer que la contestation ne se taira pas cette année.
Rassemblons-nous aux portes de Jean-Brillant.
Ridiculisons l'administration en utilisant ce moment clé où son abjection envers ses étudiant-e-s s'est cristallisé. Rappelons à la communauté les événements du 27 et 28 août dans une perspective de lutte future contre l'administration de l'Université de Montréal et ses mauvaises décisions de gestion.
Déguisons-nous en faux-sse-s policier-ère-s et encadrons le passage des nouveaux-velles étudiant-e-s leur de la rentrée.
Portons, inscrivons sur nos boucliers les gestes et paroles condamnables de notre administration.

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