Masse critique à vélo contre le Grand Prix

Date de l'événement: 

09 Juin 2017

- Quoi? En 2017, des courses de voitures qui carburent aux énergies fossiles ça existe encore!?!
- Eh oui, une autre année a passée et le Grand Prix de Montréal est encore de retour! C'est la semaine prochaine: il faut organiser une masse critique à vélo!

Adeptes du vélo-boulot-dodo, skateurs, cyclistes du dimanche, bixi bikers, amateurs de trotinnettes et vétérans du vélo 365 jours par an se réunissent le 9 juin 18h30h (départ à 19h) au Square Philips pour faire résonner la voix des enverdeurs!

Les raisons de s'insurger contre le GPF1 sont multiples, peu importe vos motivations, la masse critique à vélo est un rendez-vous festif. Venez sentir l'exaltation de rouler en groupe et de narguer les festivaliers pognés dans le traffic! Apportez musique, sonnettes et clochettes!

- Ah la nostalgie de 2012... «On va vous l'organiser votre Grand Prix!»
- Les choses changent: en 2017, les étudiants ne sont plus dans la rue et Gabriel Nadeau Dubois fait de la politique active. Il y a des choses qui n'ont pas changées: le corps des femmes est présenté et utilisé comme un objet de consommation et de promotion dans le cadre du Grand Prix*

- Il y en a marre du discours des retombées économiques, on se dirige droit vers un mur avec les changements climatiques.
- La comparaison avec le Grand prix de Melbourne qui attire un nombre comparable de gens laisse supposer que les chiffres de tourisme Montréal sont gonflés (89,3 millions $ pour Montréal contre 32,6 millions $ pour Melbourne).
- Il est où Éric Duhaime quand on a besoin de lui pour crier «Mes taxes!!!!!»?

*La masse critique à vélo est pour le travail du sexe dans un contexte de choix libre et éclairé. Dans les mois précédant le Grand Prix, il y a une hausse du nombre de fugues dans les Centres jeunesses. Des agences d'escortes et le crime organisé font en sorte de répondre à l'augmentation de la demande pour les services de prostitution, de massage et de danse dans les clubs. Nous dénonçons l'exploitation sexuelle des personnes vulnérables et particulièrement celle de jeunes mineur.e.s.*