Marche contre l'exploitation sexuelle entourant le Grand Prix

Date de l'événement: 

10 Juin 2017

lieu: Carré Phillips

La CLES vous convie à une Marche contre le Grand Prix, cet événement sexiste, connu pour son tourisme sexuel et sa banalisation de la prostitution.

Les femmes qui fréquentent la CLES nous parlent chaque année des tristes conséquences du Grand Prix sur elles. Lors de cette fin de semaine, les touristes sexuels affluent. Pour répondre à cette hausse de la «demande» pour du sexe tarifé, le recrutement des femmes s’intensifie. Les femmes qui travaillent dans les bars, les restaurants et les activités promotionnelles du Grand Prix sont pour leur part harcelées par les hommes, qui s’en donnent à cœur joie pendant cette fin de semaine où tout est permis. Quant aux femmes qui sont déjà dans l’industrie du sexe, elles subissent des pressions énormes pour se rendre disponibles 12 heures par jour.

L’esprit de boys club machiste, raciste et homophobe règne durant ces événements. Cela contribue à la marchandisation des corps des femmes et à la banalisation de la violence exercée contre elle. Bref, les femmes sortent perdantes de cette fin de semaine de course.

Comme le dit Marylou, une survivante de la prostitution : « Il y a plus de gens pour te faire entrer dans l’Industrie du sexe que pour t’aider à débarquer». En plus de la grande stigmatisation qui contribue à maintenir les femmes dans la prostitution ou à y retourner, des obstacles immenses les empêchent d'en sortir. Les ressources sont insuffisantes, l’aide sociale est dérisoire, le salaire minimum ne permet pas de combler les besoins de base, les programmes de réinsertion à l’emploi se font rares, aucune maison d’hébergement spécifique n’existe pour les femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution et il y a un manque criant de logements sociaux... Les 52 millions qui ont été dépensés pour rénover le circuit Villeneuve, en plus des 18,7 millions versés chaque année à Formula One Management par les trois paliers de gouvernement, nous semblent bien faramineux dans un contexte d’austérité imposé par ces mêmes gouvernements qui affirment que l’État n’a pas d’argent pour les programmes sociaux.

La prostitution reproduit les rapports de domination qui façonnent notre société. C’est pourquoi notre dénonciation découle d'une analyse féministe, mais aussi décoloniale et anticapitaliste.

Parce qu'acheter du sexe n'est pas un sport et qu'un monde sans prostitution est possible, nous vous attendons en grand nombre pour dénoncer la culture d’exploitation sexuelle du Grand Prix et l’industrie prostitutionnelle qui s’en met plein les poches.
Venez exprimer votre solidarité avec les femmes et filles ayant un vécu en lien avec la prostitution!

Ville où l'événement s'est produit: