Des caméras corporelles à la Sûreté du Québec

Ce n’est pas seulement la Sûreté du Québec (SQ) de Val-d’Or en Abitibi qui aura des caméras dans ses véhicules et sur ses agents.

TVA Nouvelles a appris que l'ampleur de ce projet sera plus grande puisque les policiers de deux autres postes dans la région de Montréal recevront bientôt ces nouveaux équipements: le poste autoroutier de Montréal et celui de Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

Si les caméras sont déjà bien présentes aux États-Unis, elles sont encore relativement rares au Québec.

Ainsi, au poste autoroutier de Montréal, 14 autopatrouilles seront équipées de caméras à bord. Au poste de la SQ à Saint-Hyacinthe, 78 caméras corporelles seront fournies aux policiers. À Val-d'Or, 16 véhicules seront équipés de caméras et 81 caméras corporelles sont fournies aux policiers.

Dans le cas de Val-d'Or, le grand patron de la Sûreté du Québec en avait fait l’annonce à notre Bureau d'enquête dans la foulée des allégations d'abus contre des femmes autochtones en octobre 2015.

«C'était important. Ça apporte une certaine transparence et une sécurité pour tout le monde», mentionne le directeur général de la SQ Martin Prud'homme à TVA Nouvelles.

Lorsque les véhicules reviendront à leur poste, il y aura un système Wi-Fi à l'extérieur qui permettra de télécharger les images captées durant la journée. Ces images seront ensuite stockées de manière infonuagique («cloud») et ces images pourront être réutilisées au besoin, comme preuve devant le tribunal.

Dans les autopatrouilles, il y aura deux caméras: l'une qui pointe vers l'avant et l'autre vers la banquette arrière, là où sont assises les personnes en état d'arrestation.

Les caméras dans les voitures se déclencheront automatiquement dès que les gyrophares seront actionnés.

Quant aux caméras corporelles, elles seront déclenchées manuellement par le policier.

Aux États-Unis, ce type de caméra a déjà permis de blanchir des policiers accusés d'avoir ouvert le feu trop rapidement. En revanche, elles peuvent aussi démontrer des cas de brutalité policière.

Quels impacts?

La SQ dit vouloir mesurer l'impact de ces caméras sur la qualité du service et sur le nombre de plaintes de citoyens à l'encontre des policiers. Elle compte également quantifier les événements impliquant l'emploi de la force. Le corps policier souhaite de mesurer l'impact sur la sécurité des agents.

Chaque caméra enregistrera des métadonnées: la date, l'heure, le positionnement GPS et le matricule des policiers.

L'Association des policiers provinciaux s'est déjà montrée favorable à ce type d'équipement.

Cependant, des policiers sur le terrain disent craindre la lourdeur administrative qui sera associée à l'identification de toutes ces images.

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