De Tanguay à Leclerc : analyse féministe de l'incarcération

Date de l'événement: 

27 Mars 2018

En septembre 2015, le Ministère de la Sécurité publique annonçait la fermeture du centre de détention pour femmes Tanguay, sous-financé depuis de nombreuses années et dans un état de détérioration avancé. Avec la fermeture de cette prison s'est invariablement posée la question du sort des 248 femmes y étant détenues - qu'allait-on donc faire d'elles? On a finalement décidé qu'elles seraient transférées au centre de détention Leclerc, un établissement pour hommes.

Cette décision a engendré de nombreux enjeux importants pour les femmes détenues, notamment aux niveaux de la mixité au sein du système carcéral, des conditions de détention, des programmes et services offerts et de la formation des intervenants.es. Un peu plus de deux ans plus tard, qu'en est-il de la situation des détenues à Leclerc?

Alors que de plus en plus de femmes sont criminalisées, souvent pour des délits mineurs, il importe de se questionner sur la pertinence d'adopter pour elles le même type de modèle carcéral que celui appliqué aux hommes. L'incarcération est-elle réellement la meilleure façon de résoudre et prévenir les problèmes de ces femmes ayant mené à leur criminalisation?

Dans ce contexte, nous vous proposons de vous joindre à nous afin de repenser la prison au Québec.

Nous aurons le privilège de recevoir deux invitées de la Société Elizabeth Fry du Québec, organisme communautaire ayant comme mission de venir en aide aux femmes faisant face à la justice pénale.

Aleksandra Zajko détient un Baccalauréat en cinéma et histoire de l’art (Université de Montréal) et une Maîtrise en administration des affaires (MBA / HEC Montréal). Elle est présentement directrice générale adjointe à la Société Elizabeth Fry du Québec, où elle a, depuis 2007, occupé les postes d’agente de développement et de conseillère à la direction générale. Aleksandra siège sur les conseils d’administration de la Caisse Desjardins Notre-Dame-de-Grâce et du collectif d’artistes Art Entr’Elles.

Me Lida Sara Nouraie travaille exclusivement en droit criminel et pénal. Au fil des ans, Me Nouraie a acquis une importante expérience devant toutes les instances judiciaires relativement à des accusations criminelles et pénales de tout genre. Au cours des dernières années, elle a agi dans 8 dossiers à la Cour suprême du Canada. Elle a aussi été particulièrement impliquée dans le cadre de mégaprocès et de dossiers d’homicide. Elle agit aussi à titre d’avocate pour la Société Elizabeth Fry du Québec, offrant à des femmes détenues un service de conseils juridiques. Par ailleurs, elle est présidente du Projet Innocence Québec, un organisme sans but lucratif venant en aide aux personnes se disant victimes d’erreurs judiciaires.

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