Témoignages d'abus policiers

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Arrestation fortement musclée et utilisation de poivre irritant sur la foule

01 Mai 2012

Des personnes sont sorties en courant et en criant d'une ruelle située entre la rue Berri et St-Denis (derrière la Bibliothèque nationale), rapidement suivies par des policiers habillés en anti-émeute. Un des policiers s'est jeté sur un des individus, l'a violemment plaqué contre le sol, lui a pris la tête, l'a frappé contre le pavé, lui a assené des coups de points. L'arrestation a pris plusieurs minutes, tout au long, le policier a fait preuve d'une brutalité excessive. Les passant et les personnes qui observaient au loin les arrestations de masse qui se déroulaient plus loin sur Berri (vers l'angle Ontario-Berri), se sont rassemblés à proximité du policier, dénonçant sa violence démesurée, scandant des slogans de mécontentement face aux techniques peu éthiques de «l'agent de la paix». D'autres policiers ont formé un périmètre de sécurité de quelques mètres autour du policier procédant à l'arrestation, mais pour disperser rapidement les personnes rassemblées autour de la scène, un policier a aspergé de poivre irritant la foule. Pourtant, les gens rassemblés, mis à part la colère manifeste dans leurs cris et leur slogans, ne représentaient visiblement aucun danger physique pour les policiers. Un photo-journaliste fut d'ailleurs aspergé alors qu'il prenait des photos. Il fut pris délibérément pour cible par les policiers. Un peloton d'anti-émeute fut ensuite appelé en renfort depuis le groupe où se déroulaient les arrestations de masse, pour venir dégager le secteur où se déroulait l'arrestation brutale décrite ci-haut.

Il est donc question de 2 actes constatés de brutalité policière. Soit celui d'une arrestation fortement musclée d'une personne, et celle de l'utilisation de poivre irritant sur la foule rassemblée.

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Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Police assault a community-media cameraman and students

30 Avril 2012

Montreal riot police raided a demonstration on Hotel-de-Ville & Charlotte street this morning around 8:30. CUTV's own camera man (and station's programming director) Laith Marouf was arrested along with the protestors after being intimidated by police.

http://www.cutvmontreal.ca/videos/967

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Un passant s'est fait casser la jambe d'un coup de matraque

J'ai besoin de partager ceci avec le plus grand nombre de personnes:

Je reviens du palais des congrès et je suis en état de choc.

J'ai fait quelques manifs et je n'ai jamais rien vu de tel.
Je ne cherche pas à en «découdre avec les policiers», je ne vais jamais sur la ligne «de front». Mais là, il n'y avait pas de ligne de front. J'étais debout, tranquille, avec un petit groupe, pas top
loin du groupe de profs de la CSN. Je n'ai rien vu venir, les anti-émeute nous ont foncé dessus de tous les côtés, avant de s'engouffrer dans le palais des congrès. Un passant, un homme dans la cinquantaine -même pas un manifestant! - s'est fait casser la jambe d'un coup de matraque juste à côté de moi! Je me demandais comment l'aider avec qq autres quand ils ont lancé une bombe de gaz à côté de nous : plus capable de respirer, de voir, j'ai paniqué. Un collègue plus loin m'a vu et -un foulard sur le visage- est venue me tirer de là. Ça, ce sont les 5 premières minutes. Je ne peux même pas vous raconter ce que j'ai vu pendant les 15 min. que ça m'a pris pour tenter de m'éloigner de là. RIEN à voir avec ce qu'on raconte en ce moment sur cyberpresse. Les autres jours, ce n’était pas angélique non plus : hier, un collègue qui manifestait en solidarité avec les étudiants s'est fait casser une côte.

Au moment où je vous écris, j'entends Charest rire à la radio. Et maintenant il dit «ça suffit! les manifestants doivent respecter le droit de chacun à circuler librement!». Je ne suis pas un adolescent impulsif, mais pourtant, si j'avais un pavé sous la main, en ce moment, je le lui lancerais en pleine face!

Charest est en train de mettre le feu. J'ai entendu des manifestants crier «Duplessis! Au secours! Vient nous libérer de Charest!» Au secours, en effet!!

Peu importe votre position concernant les frais de scolarité, il
faut s'unir pour condamner la dérive totalitaire de ce gouvernement irresponsable!!

Diane Gendron
Professeure de philosophie au cégep Maisonneuve

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La police montée sur ses grands chevaux

J’étais là, hier soir, à la manifestation contre la brutalité policière. Aujourd’hui, j’entends le chef du Service de police de la ville de Montréal qui parle à toutes les heures aux nouvelles à la radio. J’ai l’impression que nous ne sommes pas allés à la même manifestation…..
Place Émilie-Gamelin, 17 heures, beaucoup de gens, des jeunes en grande majorité, qui portent le carré rouge symbolisant la lutte des étudiants. Cinq milles personnes disait la police hier soir, ça me paraît vraisemblable ; aujourd’hui, la police se rétracte et parle de deux milles personnes seulement. Combien de « casseurs » dans cette manifestation ? Moi je n’en ai vu aucun ; pas eu le temps… Je marche, avec mon amie Claude, à la fin du cortège. Autour de nous, un groupe de jeunes qui font de la musique, accordéon, clarinette, très sympathique. Tout à coup, derrière nous, dans la côte avant d ‘arriver à la rue Sherbrooke, la police arrive en nombre et en force. Un groupe monté sur ses grands chevaux, au sens propre, d’autres groupes armés de matraques, avec des boucliers, au pas de course, saccadé, bruyant. La terreur ! Ôtez-vous de là ! Ces policiers disparaissent rapidement de notre vue ; ils remontent de chaque côté du cortège qui tourne sur Sherbrooke vers l’ouest. Les autobus et autres véhicules qui avaient amené cette armée se mettent à pousser dans le dos des manifestants qui sont encore dans la côte. Impossible de rester dans la rue. Nous nous replions sur le trottoir. Est-ce qu’il s’est passé quelque chose de grave à l’avant ou au milieu du cortège pour justifier une telle intervention? Impossible à savoir. Quand nous arrivons enfin sur Sherbrooke, l’intervention policière a déjà porté fruit. Le cortège est loin devant nous, à presque deux coins de rue. Nous entendons un gros BOUM suivi d’un nuage de fumée. Mon amie Claude, plus brave que moi, s’avance. Comme plusieurs autres, je reste sur place, sur le trottoir. Quelques minutes plus tard, il n’y a plus personne sur Sherbrooke. Je pense que tous les manifestants ont été dispersés. Et, avec le message non équivoque que les « forces de l’ordre » ont laissé sur leur passage, je me dis que si des manifestants se sont entêtés, ils doivent passer un mauvais quart d’heure…. Je rentre à la maison en espérant que mon amie Claude soit saine et sauve. Rassurez-vous, elle l’est ! Aux nouvelles, en fin de soirée, je vois très peu d’images montrant la calme qui régnait jusqu’à la rue Sherbrooke. Je ne vois rien non plus de l’offensive qui s’est amorcée dans la côte…. Je ne suis surprise de voir une auto de police renversée. Je suis contre la casse, mais selon ce que je viens de vivre, elle a été provoquée.
Combien y en a-t-il, qui, terrorisés comme moi, sont partis, laissant ainsi toute la place aux casseurs. Combien y en a-t-il d’autres, moins peureux, plus jeunes plus fous comme disait la chanson, qui se sont enflammés en réaction à cette brutale intervention policière ?
Suis-je naïve de penser qu’il aurait été possible que cette manifestation se termine paisiblement ?
Le chef du SPVM est fier du travail de ses troupes. Moi je serai fière du SPVM quand il réussira à neutraliser une poignée de casseurs tout en protégeant des milliers de manifestants paisibles.

J’ai décidé de participer à cette manifestation parce que je suis indignée devant la brutalité dont ont été victimes les étudiants qui manifestaient paisiblement le 7 mars dernier. Ce qui est arrivé à Francis Grenier aurait pu arriver à ma fille, à mon neveu, à ma nièce, au fils ou à la fille de mes amis….
Ce qui est arrivé à Francis Grenier aurait pu nous arriver, à Claude et à moi, hier soir.

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