Témoignages d'abus policiers

Vous avez été victime d’un abus policier ?

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Police assault a community-media cameraman and students

30 Avril 2012

Montreal riot police raided a demonstration on Hotel-de-Ville & Charlotte street this morning around 8:30. CUTV's own camera man (and station's programming director) Laith Marouf was arrested along with the protestors after being intimidated by police.

http://www.cutvmontreal.ca/videos/967

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Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

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Un passant s'est fait casser la jambe d'un coup de matraque

J'ai besoin de partager ceci avec le plus grand nombre de personnes:

Je reviens du palais des congrès et je suis en état de choc.

J'ai fait quelques manifs et je n'ai jamais rien vu de tel.
Je ne cherche pas à en «découdre avec les policiers», je ne vais jamais sur la ligne «de front». Mais là, il n'y avait pas de ligne de front. J'étais debout, tranquille, avec un petit groupe, pas top
loin du groupe de profs de la CSN. Je n'ai rien vu venir, les anti-émeute nous ont foncé dessus de tous les côtés, avant de s'engouffrer dans le palais des congrès. Un passant, un homme dans la cinquantaine -même pas un manifestant! - s'est fait casser la jambe d'un coup de matraque juste à côté de moi! Je me demandais comment l'aider avec qq autres quand ils ont lancé une bombe de gaz à côté de nous : plus capable de respirer, de voir, j'ai paniqué. Un collègue plus loin m'a vu et -un foulard sur le visage- est venue me tirer de là. Ça, ce sont les 5 premières minutes. Je ne peux même pas vous raconter ce que j'ai vu pendant les 15 min. que ça m'a pris pour tenter de m'éloigner de là. RIEN à voir avec ce qu'on raconte en ce moment sur cyberpresse. Les autres jours, ce n’était pas angélique non plus : hier, un collègue qui manifestait en solidarité avec les étudiants s'est fait casser une côte.

Au moment où je vous écris, j'entends Charest rire à la radio. Et maintenant il dit «ça suffit! les manifestants doivent respecter le droit de chacun à circuler librement!». Je ne suis pas un adolescent impulsif, mais pourtant, si j'avais un pavé sous la main, en ce moment, je le lui lancerais en pleine face!

Charest est en train de mettre le feu. J'ai entendu des manifestants crier «Duplessis! Au secours! Vient nous libérer de Charest!» Au secours, en effet!!

Peu importe votre position concernant les frais de scolarité, il
faut s'unir pour condamner la dérive totalitaire de ce gouvernement irresponsable!!

Diane Gendron
Professeure de philosophie au cégep Maisonneuve

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La police montée sur ses grands chevaux

J’étais là, hier soir, à la manifestation contre la brutalité policière. Aujourd’hui, j’entends le chef du Service de police de la ville de Montréal qui parle à toutes les heures aux nouvelles à la radio. J’ai l’impression que nous ne sommes pas allés à la même manifestation…..
Place Émilie-Gamelin, 17 heures, beaucoup de gens, des jeunes en grande majorité, qui portent le carré rouge symbolisant la lutte des étudiants. Cinq milles personnes disait la police hier soir, ça me paraît vraisemblable ; aujourd’hui, la police se rétracte et parle de deux milles personnes seulement. Combien de « casseurs » dans cette manifestation ? Moi je n’en ai vu aucun ; pas eu le temps… Je marche, avec mon amie Claude, à la fin du cortège. Autour de nous, un groupe de jeunes qui font de la musique, accordéon, clarinette, très sympathique. Tout à coup, derrière nous, dans la côte avant d ‘arriver à la rue Sherbrooke, la police arrive en nombre et en force. Un groupe monté sur ses grands chevaux, au sens propre, d’autres groupes armés de matraques, avec des boucliers, au pas de course, saccadé, bruyant. La terreur ! Ôtez-vous de là ! Ces policiers disparaissent rapidement de notre vue ; ils remontent de chaque côté du cortège qui tourne sur Sherbrooke vers l’ouest. Les autobus et autres véhicules qui avaient amené cette armée se mettent à pousser dans le dos des manifestants qui sont encore dans la côte. Impossible de rester dans la rue. Nous nous replions sur le trottoir. Est-ce qu’il s’est passé quelque chose de grave à l’avant ou au milieu du cortège pour justifier une telle intervention? Impossible à savoir. Quand nous arrivons enfin sur Sherbrooke, l’intervention policière a déjà porté fruit. Le cortège est loin devant nous, à presque deux coins de rue. Nous entendons un gros BOUM suivi d’un nuage de fumée. Mon amie Claude, plus brave que moi, s’avance. Comme plusieurs autres, je reste sur place, sur le trottoir. Quelques minutes plus tard, il n’y a plus personne sur Sherbrooke. Je pense que tous les manifestants ont été dispersés. Et, avec le message non équivoque que les « forces de l’ordre » ont laissé sur leur passage, je me dis que si des manifestants se sont entêtés, ils doivent passer un mauvais quart d’heure…. Je rentre à la maison en espérant que mon amie Claude soit saine et sauve. Rassurez-vous, elle l’est ! Aux nouvelles, en fin de soirée, je vois très peu d’images montrant la calme qui régnait jusqu’à la rue Sherbrooke. Je ne vois rien non plus de l’offensive qui s’est amorcée dans la côte…. Je ne suis surprise de voir une auto de police renversée. Je suis contre la casse, mais selon ce que je viens de vivre, elle a été provoquée.
Combien y en a-t-il, qui, terrorisés comme moi, sont partis, laissant ainsi toute la place aux casseurs. Combien y en a-t-il d’autres, moins peureux, plus jeunes plus fous comme disait la chanson, qui se sont enflammés en réaction à cette brutale intervention policière ?
Suis-je naïve de penser qu’il aurait été possible que cette manifestation se termine paisiblement ?
Le chef du SPVM est fier du travail de ses troupes. Moi je serai fière du SPVM quand il réussira à neutraliser une poignée de casseurs tout en protégeant des milliers de manifestants paisibles.

J’ai décidé de participer à cette manifestation parce que je suis indignée devant la brutalité dont ont été victimes les étudiants qui manifestaient paisiblement le 7 mars dernier. Ce qui est arrivé à Francis Grenier aurait pu arriver à ma fille, à mon neveu, à ma nièce, au fils ou à la fille de mes amis….
Ce qui est arrivé à Francis Grenier aurait pu nous arriver, à Claude et à moi, hier soir.

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Un parmi tant d'autres

27 Mars 2012

J'aimerais profiter de votre tribune pour m'exercer à une certaine critique de l'information journalistique offerte à la population du Québec. Le 27 mars 2012, une manifestation pacifique avait lieu à Québec. Comme à l'accoutumée, les manifestants de la région ont été d'un calme exemplaire, on ne dénote aucuns méfaits, mais une seule arrestation. Oui, une seule, c'étais moi! Avant même mon retour à la maison, certains médias parlaient de ''voie de faits sur un policier''. Sans nom, sans âge, sans description de l'incident et surtout sans témoins. J'en avais un moi, un témoin. Ce témoin a eu la démonstration d'une brutalité policière gratuite et agressive. Avant de vous raconter cette situation de moins en moins UNIQUE je suis un étudiant de Science Politique à sa dernière année, âgé de 25 ans, j'habites Montcalm et je n'avais jamais assisté à aucune manifestation. Durant le dernier mouvement étudiant, j'étais fort actif et fiché, c'est pourquoi dans ce mouvement je me gardais une certaine distance. Étudiant sur les prêts et bourses, endetté, pas de cellulaire, pas de laptop et maintenant pas de lunettes.

Par la magnifique journée du 27 mars, je me rends devant l'Assemblée Nationale, suite à l'invitation d'une amie qui allait manifester avec sa petite fille en poussette. Je rencontres Amir Khadir, j'échanges quelques mots avec lui, la manifestation commence. De la musique festive, des discours et de l'entrain, on se met en marche! Après la perturbation du ministère de l'éducation pendant une vingtaine de minute, sit-in devant l'Hotel-de-Ville et le complexe Price (Bureau de Jean Charest), nous continuons notre chemin, nous voilà au moment critique, à la croisée des choix. Descendre la Côte d'Abraham ou pas, la jeune maman décide de quitter, ne reste plus qu'un militant plein d'entrain que nous avions rencontré chemin faisant. Ce travailleur engagé ne s'attendait jamais à voir ce qui allait suivre. Nous descendions avec près de 200 manifestants la Côte d'Abraham, quand marchant à gauche je me fais projeter par en arrière, Une personne derrière moi m'a littéralement tiré de devant une auto-patrouille qui n'a jamais rallentie. Lorsque j'ai été projeté en arrière,ma bouteille d'eau a eu un jet qui a été projeté sur la fenêtre de l'auto-patrouille, selon ce que j'ai pu apprendre après.

Suite à cet accident évité de justesse, je proposes à mon compatriote de descendre les marches qui relient la Hautte et Basse-ville de Québec pour aller manger. On descend, rendus en Basse-ville, on se met à l'abri pour allumer nos cigarettes. Erreur coûteuse, on était relaxe, satisfait d'une magnifique journée de manifestation, deux policiers surgissent, Louis-Paul Roy matricule 3246 agent de la paix de Québec, me cri '' Té accusé de'' me frappe à la poitrine et me pojettes contre un ''rack à bécyk''en métal à coté par 2 fois. Stupéfait et incrédule, j'entends ''Il était innofensif'', L'agent Roy se tourne vers le témoin de la scène tout en me brutalisant sur la barre horizontale de métal. Je demandes aussitôt: ''Je veux ton numéro de badge'', il a refusé par 3 fois. Cette situation pour en être sensibilisée via la répression illustrée partout au Québec ne m'a pas supris.

Là où le bas blesse, c'est que pendant qu'ils, l'agent Dany Jobin #3147 et l'agent Louis-Paul Roy #3246 de l'équipe 1214, m'amenaient à une auto-patrouille venue me chercher, ils m'ont plaqué contre le mur, Jobin me tordant le poignet, je me retournes et dit les mots fatidiques ''Tu m'fais mal criss de sale'', les slogans, la chaleur, la violence dont je venais d'être victime qui sait, au même moment le policier ROY me vidait ma bouteille d'eau dans le cou en me tenant plaqué au mur et ce, devant d'autres policiers, la suite n'est que procédure ''normale'', arrivée au poste, détention jusqu'à la fin de la manifestation et remise en liberté. Accusations? ''Insulte à un policier''.
''Voie de faits sur un policier'' tels que décrié par certains médias, non. ''Voie de faits sur une autopatrouille avec de l'eau'' comme l'a dit par la suite le policier Jobin à mon témoin......non. J'ai été frappé, rentré dans un ''rack à bécyk'', frappé sur un mur, au nom d'un crime que j'ai commis après. Pouvons-nous appeler sa de la prévention au nom d'une insulte pouvant arriver à n'importe quel moment? Je ne veux pas crier au profilage, mais plusieurs vont me reconnaître si vous publier la photo. La réalité c'est qu'au Québec, l'État providence est devenu un état policier, probablement parce que la richesse fût distribuée à une minorité qui se sont subventionné des badges et le droit de tuer, de gazer, de matraquer et de poivrer. Au Québec, on est habitué aux PPPP, le Public Paye et le Privé Profite.

Je terminerais en disant quelques mots sur mes lunettes, ce bout de plastique inutile pour plusieurs, essentiel pour moi.
Mes lunettes étaient discontinuées, rares, sans aucune garantie, nouvelle et prometteuse, de marque et m'avaient pris du temps à choisir. Elles étaient pour moi une source de fierté, un symbole d'un nouveau départ, la confiance en l'avenir et leur vie s'est terminé en queue de poisson avec fracas. La métaphore entre Jean Charest, Line Beauchamps ou n'importe quel autre député libéral et mes lunettes serait méchante envers mes lunettes. Je les ai choisies avec soins, au soleil elles se teindaient, sans soleil elles étaient transparentes ce qui faisaient de mes lunettes une entité avec beaucoup plus de nuance que le gouvernement libéral, qui ne seraient que des lunettes d'aveugle, accessoire et sans autre utilité que cacher une réalité éprouvante.

Mes lunettes pour les votres, Mme Beauchamps sommes-nous quittes? Pouvons-nous enfin négocier?

Étape 1: Publier dans les journaux.
Étape 2: Plainte à la déonthologie policière. (Pourquoi 1 avant 2, parce qu'une fois n'est pas coutume, mais sa devient une tendance au Québec)

Jonathan Labrie
Étudiant en Science Politique Université Laval
27 Mars 2012

Désolé pour la rigueur, j'ai écrit une fois mon histoire et je la distribue partout.

Matricule du policier (séparer les numéros par des VIRGULES s'il y en a plusieurs): 

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Nom du policiers (séparer par des VIRGULES s'il y en a plusieurs): 

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Police violence - my story

The 16th March Against Police Brutality took place in Montréal a couple days ago, on March 15. Police say they arrested 226 people. I was one of them. I was also beaten, as were many other people I met that night, surrounded by police, in the cold, for 3 hours. Below I've explained a bit of what happened to me. I've also started a blog where I present counter-arguments to the “official story”. Please send this on to everyone you know who may be interested (or not). Police abuse in Québec is systemic, historic and on the rise. Action against police abuse is not. In 2011, over 1700 complaints were made but only 70 reprimands handed out. Please read the brief story below and check out the blog. Feel free to get in touch. And if you can spare a bit of $$, please consider donating to the Collective Opposed to Police Brutality who are coordinating legal aide for those of us who have been unjustly arrested and abused this year and last.

Last year my wife Joanne and I went to observe the annual March Against Police Brutality in Montréal. Moving through the city, the march was about 600 strong and reached the intersection of St-Denis and Mt-Royal. Here, the police decided to use a crowd control method called “kettling” whereby they surround a group of people, ostensibly until tempers (and bladders) boil over. Jo and I were behind the police line and were given a choice of walking back into the dozens of riot police or joining the surrounded crowd. When we asked what consequences these choices would have, the line was only repeated. Eventually, the cop I was arguing with grabbed me by the collar and threw me into the crowd. I made a police complaint which went nowhere because I was unable to identify the man who violated my right to make an informed decision. And so we went again this year.

We arrived at 5pm March 15, 2012 at Place Emilie-Gamelin, right by my university UQAM. We followed the many hundreds strong crowd for the beginning of the march and then went off to a meeting elsewhere. I returned at 7:30pm that night to retrieve my bicycle. Having no idea what had taken place over the previous hour and a half, I did a brief tour of the neighbourhood. The streets had been blocked off by police cars, but for no obvious reason. A small crowd of max. 100 people was jeering at a group of maybe 30 police. It seemed that things would quickly fizzle out if the cops just went home. However, when they launched pepper spray grenades at the small crowd I decided it was time to split. It was then that I saw 3-4 vans full of police speed to the south end of the park. Time to head home and make supper.

Walking my bike up Berri, I turned to see people fleeing the park and riot cops in battle gear coming at me yelling “Bouge Bouge Bouge” or “Move Move Move”. Seeing as I'd done nothing wrong I decided to step aside. It was then that two cops came at me, one backhanding me at the base of my ribs with his club. What? Did this guy really just hit me? I freaked out and then calmly asked the guy with a camera next to me to zoom in on the helmet of the one who hit me.

Moments later, everybody on the street was pushed by cops on all sides, yelling, pushing, whacking people with clubs. In the end, around 200 of us were kept kettled from 8pm-11pm. At 8:47pm the Montréal police tweeted that they were going to arrest us. Around 9pm the told us officially that they were arresting us for contravention of a municipal by-law. Among us were tourists, people on their way to meet friends for supper, teenagers exiting the library, and demonstrators. All declared guilty without due process for being in the wrong place at the wrong time. Over the next two hours, they took us one by one, handcuffed us with our hands behind out backs, frisked us, searched our belongings, transported us on city buses driven by city bus drivers to the Operation Centre – East at the extreme north-east end of Montréal. Here, we were again taken one by one, identified, and photographed. All while still handcuffed. I was given a ticket for $146. A bus dropped the lucky ones of us at a metro after midnight just in time for the last train. Other people were released at seemingly random spots in the city after 1am when the metro had closed.

Since I awoke in anger the following day I've been calling media and politicians, trying to speak for myself and others are unable to for whatever reason. For the most part, my voice has been a lonely one. Is it any surprise? How do you write down a badge number while you're being beaten or pepper-sprayed?

Evan Light
Montréal, Québec, Canada
17 March 2012

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