Témoignages d'abus policiers

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Les policiers ont projetés les gens sur le mur et sur les voitures

07 Juin 2012

Le 7 juin 2012, au coin des rues Sainte-Catherine et Crescent, à 19h15. Ces deux policiers ont brutalisé une dizaines de personnes. Ils leur ordonnaient de "circuler". Ils ont poussé violemment et intentionellement les personnes. Celles-ci ne réprésentaient aucunement une menace. Les victimes ont été ciblées et arbitrairement brutalisées. Il y avait une centaine de badauds immobiles, mais ils s'en sont pris qu'à une poignée d'entre eux. Les policiers ont projetés les gens sur le mur et sur les voitures, en plus de les pousser avec une force excessive de dos avec leur matraque à deux mains. Ils m'ont ensuite donné l'ordre à mon tour de circuler. Je leur ai demandé leur matricule et leur nom, ils ont refusés de s'identifier.

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

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Je voulais simplement m'en aller chez moi à vélo

La manifestation pacifique se dirigeait sur sherbrooke vers St-denis suivi par l'antiémeute, quand on a entendu de la casse, les gens ont voulu s'éloigner et moi je voulais simplement m'en aller chez moi à vélo. Les gens se sont retournés parce que l'antiémeute arrivaient de devant, mais en se tournant, l'antiémeute qui était derrière nous, nous fonçait droit dessus. Ils nous ont encerclé en nous criant de bouger et de s'en aller, mais nous empêchaient de le faire. Mon vélo a été pris par un agent dont je ne connais pas le matricule, et m'a frappé avec avant de le jeter dans la rue. (Je ne l'ai pas retrouvé depuis). Il a ensuite continué à me donner des coups avec son bouclier pendant que je lui criais d'arrêter, qu'il me faisait mal. Finalement ils nous ont aspergé de poivre de cayenne pour qu'on s'asseoit avant de nous annoncer que nous étions en état d'arrestation. J'ai eu de la difficulté à bouger mes bras pendant les 2 semaines qui ont suivi et j'ai encore aujourd'hui une partie de mon pouce qui est engourdi à cause de ''tie wraps'' dont ils se servaient comme menottes. Les photos ne sont pas toutes clairs, mais on voit un peu les blessures.

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Projeté au sol en utilisant son vélo comme une arme.

20 Mai 2012

Soir de la 27 ieme manif, un civil ce fait plaquer a la tête par un policier. Vous constaterez que le policier lui embarque dessus pour lui mettre les menottes sans faire attention a son état de santé. Il est clairement entrain de donner de la résistence au policié le temp qu'il est KO..

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"Poivre moé ça"

22 Mai 2012

Vers 2:00 un policier asperge une jeune fille de poivre de manière totalement gratuite et inutile. On peut entendre l'autre policier dire "poivre moé ça". Il semble que la décision de la poivrer était déjà prise même si la jeune fille ne représentait aucune menace et avait décidée de bouger... J'aimerais bien avoir le no. de matricule de ce policier!

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J'suis sûr que les gangs de rue sont plus respectueux que ça

22 Mai 2012

Vers 24h15, moi et mes amis sommes sortie des foufounes électriques, sur ste-catherine. Un petit arrête a la pizzeria d'en face, mon amie achète une bière et nous sommes repartie vers mon auto. au coin de ste-catherine et de bullion, 5 policiers de l'escouade anti-émeute qui arrivait de la rue de bullion on tournée vers nous. nous étions face a face. Mon amie qui était sous l’effet de l'alcool gambadait joyeusement et a donné une ''tappe'' sur l'épaule d'un des policiers en lui disant des encouragements sarcastiques. Le policier l'a alors attrapée et tous ses collèges se sont jeté sur elle. Ils l'on plaqué sur le mur, lui tordant le bras dans le dos et éclaté sa bière par terre. en un instant, 5 autos de polices était la, une quinzaine de policiers se lançant sur nous en nous poussant et nous disant de partir.la soeur de mon amie paniquait, elle criait au policier de laisser sa soeur tranquille. j'entendait mon amie s'excusé au policier et elle leur répétait qu'ils allaient lui casser le bras.j'essayait de garder mon calme et j'ai essayer de parler calmement a un des policiers. Il m'a expliqué que mon amie allait être emmené au poste pour une duré de 4h et qu'elle allait devoir passer en cour le lendemain. Tout d'un coup, ils on lâché mon amie et s'en son prit a sa soeur.La même chose se reproduit.5 Policiers s'en prennent a elle de la même manière. Le policier devant moi me dit que finalement, c'était elle qu'on allait emporté, pour entrave a un arrestation. les autres policiers nous poussent violament de l,autre coté de la rue, nous disant de s'en aller si l'on ne voulait pas de problème. Mais qu'elle personne laisserait une amie comme ça? On leur criait de la lâcher et qu'on avait rien fait de mal. Ils finissent par la lâcher après 5-10 minutes. elle recevra bientôt une amende par la poste. Les policiers ne lui on même pas indiqué pourquoi ils lui donnait cette infraction. Elle nous rejoint. Mon ami continu à les insulter pendant que nous quittons. Les policiers se sont mit en ligne sur le trottoir et s’avançaient vers nous en cognant avec leur matraque. mon ami essayait de leur faire comprendre a quelle point toute cette situation était inutile et violente pour une simple tape sur une épaule .il était maintenant a deux pouces du visage du policier qui avançait toujours vers nous. il continuait a lui parler en reculant et en se protégeant pendant que le policier le frappait avec sa matraque. après avoir enfin réussi a ''décoller'' mon ami de sa discussion intense avec le policier, nous somme parti a la course et les policiers on cessé de nous suivre. Ce soir la il y avait une manifestation étudiante, mais nous n'y sommes pas allés, nous étions au bar, on nous a dit peu de temps après que la manifestation était déjà fini depuis 1h. nous n'avions même pas vu de manifestants de la soirée. Avec nous il n'y avait qu'une étudiante qui ne manifestait pas ce soir la. je viens d'abitibi, quand je suis parti de chez moi, on ma dit de me méfier des grandes villes, des itinérants et des gangs de rue, je n'ai pas peur d'eux, j'ai peur de la police, ceux qui sont supposé faire régner la paix et l'ordre se sont attaqué à de simples citoyens qui voulaient rentrer chez eux. j'aurais compris que l'on donne un amende pour avoir bu de la bière dans la rue, mais sauter à 5 sur une fille d'environ 110 livres pour une tape sur l'épaule... j'suis sûr que même les gangs de rue sont plus respectueux que ça.

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Ils foncent littéralement sur un homme adossé à un arbre et le terrassent

21 Mai 2012

En cinq minutes, deux arrestations arbitraires, d'une brutalité assez inouïe.

1/ Près de la station Berri, on vient de fermer le parc Émilie-Gamelin. Nous ne sommes pas particulièrement nombreux, la manifestation (du moins un des groupes de manifestants) se passe à l'angle suivant, Saint-Laurent et Sainte-Catherine. On peut distinguer les policiers à cheval, le barrage, la fumée des fumigènes peut-être, l'odeur de gaz irritant. Je n'ai pas vu ce qu'il se passait mais on voit tout à coup un homme habillé de sorte qu'on ne voit que ses yeux courir dans notre direction. Pourchassé par deux policiers à vélo. Quelques personnes à côté de moi et moi-même nous tassons pour laisser le passage aux policiers qui s'en viennent à toute vitesse. Et là??? Ils foncent littéralement sur un homme adossé à un arbre et le terrassent. Le "ninja" a filé, non sans être passé devant quelques policiers imperturbables en faction devant la station Berri, coin Ste-Catherine et Berri. Nous sommes quelques-uns à avoir assisté, incrédules, à la scène.

2/ Pas longtemps après, 5-10 minutes maximum, un jeune homme, chandail noir et carré rouge finit de traverser la rue Sainte-Catherine, accompagné d'une personne, pas une certitude qu'ils soient "ensemble" mais ils traversaient avec quelques autres piétons. Un policier l'arrête, regarde son chandail, le jeune homme semble perplexe, regarde le texte inscrit sur son propre t-shirt noir (qui n'a aucun rapport avec la contestation étudiante) et son carré rouge. Et ni une ni deux, le policier l'attrape et le jeune se retrouve dos au policier qui se sert de sa matraque pour le neutraliser en l'appuyant fortement sur sa gorge. D'autres agents du SPVM à la "rescousse" (le jeune : petit gabarit, pas grand, pas costaud), j'entends le manifestant (qui ne manifestait pas du tout à ce moment-là) qui crie "mais j'ai rien faite". (Ce qui était vrai, à moins qu'ils aient reconnu son chandail lors d'un acte antérieur, il était passé 22h30 et il y avait déjà eu d'autres altercations manifestants vs policiers).
Ils l'entraînent donc, plusieurs policiers, dans la station de métro et le maintiendront là avec une force clairement exagérée. On nous dit de circuler. Et une non-obtempération aurait très probablement résulté en une arrestation. Nous obtempérons.

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