Arrêté pour cause de journalisme

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Date de l'événement: 
10 Juin 2012

Témoignage vus sur : http://www.delitfrancais.com/2012/06/10/arrete-pour-cause-de-journalisme/

Aujourd’hui, jour de Grand-Prix à Montréal, Le SPVM a procédé à une trentaine d’arrestations préventives en vertu de l’article 31 du code criminel à l’Île Sainte Helene. La majorité des personnes a été libérée, seulement deux ont été emmenés au poste pour la continuation de l’enquête et pour de possibles charges criminelles. Couvrant l’événement pour Le Délit, je n’ai pas échappé aux arrestations.

Ce matin, accompagné de Zachary Bell, journaliste indépendant venu depuis la Philadelphie, je me dirige vers l’Île sainte Hélène pour couvrir, comme au cours des trois derniers jours, les événements entourant le Grand Prix de Formule Un de Montréal. Lors de notre arrivée, la station de Métro Berri-UQAM était remplie de policiers du Service de Police de Montréal (SPVM). Aussitôt entrés dans le souterrain, un responsable de la Société de Transports de Montréal (STM) nous annonce que nous n’avons pas le droit de prendre des photos dans le métro. Nous acquiesçons. On continue de marcher pour s’arrêter suite à l’interpellation par le même employé, qui arrive en courant et nous annonçant que finalement «les journalistes ne sont pas admis dans le métro a cette heure-ci aujourd’hui.». Il appelle un agent de la SPVM et lui demande de nous escorter à l’extérieur. Échange de mots. Nous réussissons à continuer notre chemin. Une fois sur la ligne jaune, on constate que les policier empêchent toute personne de rester sur les quais suite au passage d’un train «pour des raisons de sécurité -quelqu’un pourrait tomber dans les rails». Deux agents se trouvaient à bord de chaque wagon de la ligne jaune.

Une fois sur l’île, on fait face à plusieurs lignes de policiers. Carte de presse bien en vue, on passe la première ligne pour voir des gens, la plupart dans la vingtaine se faire fouiller et/ou se faire demander de quitter les lieux. C’est en interviewant quatre de ces personnes que le SPVM me demande ce que je fais sur l’île et si je «possède des billets pour la course». Je réponds que nous couvrons les événements entourant le grand prix en tant que journalistes. Même question qu’à l’habitude: «Êtes-vous membre de la FPJQ?». Même réponse: «non». Il est important de noter qu’aucun journaliste n’a l’obligation d’être membre de la Fédération. Ce n’est ni un ordre ni un titre.
Nicolas Quiazua | Le Délit

Le SPVM m’ordonne alors de quitter les lieux. Je leur dit que je préférerais rester pour faire mon travail. Deux des policiers me saisissent par les coudes et m’emmènent plus loin. Je leur demande à plusieurs reprises si je suis en état d’arrestation, question à laquelle ils ne répondront tout simplement jamais. La lecture de mes droits est autre chose que je n’entendrais pas durant la durée de la rétention, soit près d’une heure.

J’avais en ma possession ma caméra et un sac. Tout en mettant leurs mains dans mes poches, les deux agents m’ordonnent de leur donner mon outil de travail et mon sac pour procéder à une fouille. Je leur fait savoir verbalement mon refus à toute fouille. Un des deux policiers s’empare des deux objets, alors que l’autre me tord le bras derrière le dos. Lorsqu’on arrive au périmètre de sécurité érigé sur le site, les policiers me menottent. Je demande à avoir leur numéro de matricule. Il faudra que je patiente jusqu’à l’arrivé de leur supérieur, l’inspecteur Alain Simoneau, et près d’une heure d’attente pour l’avoir, 5376 et 5308.

L’inspecteur Alain Simoneau, travaillant dans le dossier des manifestations du mouvement étudiant depuis ses débuts, vient rencontrer les détenus. Lorsque je lui fais part de ma présence, il m’assure que je serais relâché suite à une rencontre avec l’enquêteur. Ses dires s’avèrent véridiques. L’inspecteur Simoneau me permet de rester sur le site à condition que je reste aux côtés d’un des membres de l’équipe des relations médias du SPVM. Finalement je reste seul, l’équipe de relationnistes étant trop occupée. Avant de partir, l’inspecteur Simoneau m’annonce que je recevrais une contravention par courrier postal «mais, peut-être qu’on n’enverra rien». On ne m’a pourtant jamais informé avoir été accusé d’aucun type d’infraction.

C’est en même temps que tout le monde que j’apprends finalement mon sort. Les relations médias du SPVM annoncent publiquement que «les personnes arrêtées puis libérées sous l’article 31 ne font face à aucune charge et sont libérées sans condition ni contravention». Simon Delorme, relationniste médias du SPVM, explique les arrestations et la fouille auquels j’ai été soumis en nous disant que l’article 31 est un «article global du code criminel qui permet aux agents de procéder à une arrestation selon leur jugement [et qu’ils] sont sous l’obligation de procéder à une fouille suite à toute détention pour la sécurité des gens».

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Incidents du 14 juillet, 2016

Date de l'événement: 
14 Juillet 2016

nous étions ma femme et moi à l'angle du boul. St-Joseph et Fullum en direction ouest et nous nous préparions à tourner en direction sud, sur la rue Fullum. Une auto-patrouille venant en direction opposé sur St-Joseph se dirigeant vers l'est, à tourné à droite au coin de Fullum en direction sud et nous l’avons suivi. À notre grand désarroi et notre incompréhension l'auto-patrouille à commencé à circuler entre 5 et 7 km/h, nous forçant à la suivre à cette vitesse. Nous ne comprenions pas ce manège. L’auto patrouille circulait à cette allure sans gyrophares et sans clignotants d'urgence et les policiers ne semblaient pas être sur une opération. Pourtant, selon l'article 331 du code de sécurité routière un véhicule circulant à de telles vitesses doit actionner des clignotants d’urgence, encore plus une auto-patrouille! (Article 331 <> deux voyous, en uniforme de voyous, qui n’avaient aucun respect pour les honnêtes citoyens et qui prétendent faire respecter la loi. Nous croyons qu’ils devraient être plutôt des exemples de conduite et d’attitude. Sont-ils à l’abri des lois et règlements? (article 331) Cet incident est un cas d’abus de pouvoir et d’abus d'autorité. Ces agents n’ont pas fait preuve du professionnalisme auquel on se serait attendu. Ils sont là pour protéger les citoyens et non pour les traumatiser et les harceler. Nous ne mettons pas tous les policiers dans le même panier par contre notre respect pour ceux-ci en a pris un coup. Nous sommes deux retraités avec des moyens financiers très réduits, nous ne pouvons pas nous permettre de payer de telles contraventions d’autant plus qu’elles sont injustifiées et arbitraires. Je suis respectueux de la loi et je me conforme religieusement au code de sécurité routière. Au visionnement de mon dossier de conducteur vous constaterez qu’il est sans faute depuis plusieurs décennies. C’est pourquoi nous faisons une plainte en déontologie.

Jean-Pierre Péloquin et Colette Trudel

Témoignage

J'appelle le premier policier l'arrogant car il n'a jamais voulu donner son nom et son matricule.

7 juillet 2016
Aux alentours de 22h30
Sur Grande-Allée fermée aux autos
Rue piétonne pour le festival d'été

Nous revenons très joyeux mon copain et 2 de mes garçons ( 16 et 22 ans) et avec Emma la blonde de mon fils Xavier qui a 16 ans.

Très à jeun car on a pris seulement 3 bières chacun au show de Gabriel et Sting. Nous sommes allés à pieds, car mon conjoint a un condo sur Quartier.

Donc, avant la fin du spectacle, on revient vers Cartier.
Nous marchons sur Grande-Allée.
À l'angle de Georges 5
Et Grande-Allée une voiture manque nous écraser car pas supposée d'être là d'après nous c'est une rue piétonne pour le festival.
Au-dessus de 6 policiers sont attroupés pour surveiller les gens!

La voiture passe en manquant de nous écraser et Bernard (mon chum) m'arrête même avec son bras pour pas que je me fasse écraser par cette voiture!

Bernard fait à semblant de donner un coup de pied à la voiture qui nous coupe comme piétons, mais aucunement, il atteint la voiture!

Un des 6 policiers attroupé nous avertis très fortement avec arrogance que mon chum n'avait pas à faire ce geste de coup de pieds! Bien sûr, on essaie de se défendre car on a failli se faire renverser par une voiture ( qu'aucun des 6 policiers n'a vu d'ailleurs et pourtant tout s'est passé sous leurs yeux!)
Donc Bernard et moi on explique qu'il n'a pas à être arrogant envers nous...car on n'est aucunement en tort! La voiture a fait aucun stop malgré les clignotants rouges qui indiquent de faire un arrêt!

Le policier arrogant nous dit que Bernard n'avait pas à faire ce geste de coup de pied car ça prouve qu'il est en état d'ébriété!
On lui explique qu'on a pris juste 3 bières mais le policier continue de nous narguer et nous dit qu'on est en faute.
Quand je vois que l'escalade de l'argumentation augmente entre le policier et mon conjoint, je tire par le bras mon chum en lui disant:
Laisse-faire chéri, ça donne rien...ils sont innocents et ils ne savent pas ce qu'ils font!
Quand je dis ça, je le dis à mon chum environ à 20 pieds de l'attroupement des policiers!

On continue de marcher sur Grande-Allée avec les enfants et 2 policiers (l'arrogant et un autre) nous suivent en m'interpellant moi pour me donner une contravention à cause que j'ai dit: viens-t-en, ils sont innocents ( innocent dans le dictionnaire a plusieurs définitions.

Bref, on n'en revient pas qu'ils nous harcèlent pour me donner une contravention...mon chum tente d'argumenter encore car nous vivons une injustice totale et il dit au policier toujours très arrogant:
T'es hot toi donner une contravention à ma blonde qui a juste tiré après mon bras pour que l'escalade de la violence arrête...
Non seulement on n'est aucunement en tort pour la voiture qui a pas fait son stop et qu'aucun policier sur les 6 semble avoir vu mais en plus, les policiers nous suivent pour attiser cette escalade de violence envers nous!
Le policier arrogant dit que mon chum l'a traité d'esti de cave et pourtant mon conjoint a dit l: esti t'es hot toi de t'en prendre à ma blonde!

( voir vidéo que j'ai pris car l'autre policier nous filmait et je lui ai dit tu as le droit de nous filmer donc nous aussi!
À ce moment, on était entourés comme de 8 policiers comme si nous étions des êtres dangereux!
Pourtant mon chum et moi, on l'appelait monsieur ( l'agent arrogant) et aucun geste de violence n'a été fait de notre part!

Bernard et moi on a aucun casier judiciaire et j'ai enseigné 27 ans au secondaire le français a des ados et jamais mes élèves m'ont manqué de respect à ce point! Je n'ai jamais eu de plainte de la part de mes élèves ou parents...au contraire...sans prétention j'ai été une prof très aimée par tous!
Je peux fournir la preuve que j'ai jamais eu de plaintes...au contraire, mon surnom est Mère Térésa! Trop gentille il paraît!

Donc, 8 policiers nous entourent!
Un des plus vieux policiers me dit de calmer mon chum pour ses arguments car il se retrouvera en prison!
Mes fils et ma belle-fille regardent cette scène d'intimidation que nous vivons avec ces policiers! Mo fils Cédrick de 22 ans me dit le lendemain: le policier te parlait tellement durement maman que ça me faisait mal en-dans car je sais que tu viens de sortir d'une relation avec un homme violent et voilà qu'un policier qui est supposé nous protéger bafouille de pauvres personnes innocentes, gratuitement!

Je finis par convaincre mon chum de lâcher prise!
On a remis nos papiers aux policiers pour qu'ils nous envoient nos tickets d'infraction et on est repartis ben découragés de cette situation intimidante et humiliante.

Les enfants décident de rentrer au condo sur Cartier et mon chum et moi, on décide d'aller au bar chansonnier la Piazz sur Grande-Allée pour nous calmer de ce fâcheux incident!
Alors c'est ce que nous faisons!
On reste au bar et on s'amuse et on finit par oublier un peu ce qui vient de se passer avec la police!

À 3h du matin, Bernard et moi on sort du bar main dans la main...on part se coucher à pied sur Cartier!

Ça fait pas 5 minutes qu'on marche...que 2 voitures de police s'arrêtent près de nous et là moi je suis tombée dans un cauchemar et mon chum aussi!

Les 4 policiers sortent
On n'a pas le temps de voir ou de dire quoi que ce soit aux policiers!
Mathieu Laplante Bélanger me frappe la tête sur la voiture de police...me tord les bras dans le dos pour me mettre les menottes très violemment...moi je pleure...
Je lui dis qu'il me fait mal et plus je le dis, plus il est violent.
Même chose du côté de mon chum!
Les policiers le tabassent et il ne se défend même pas!
Laplante Bélanger me pousse dans la voiture de police brutalement...menottée très serrée dans le dos...il ne me lit aucunement mes droits avant l'arrestation...je ne peux donc appeler aucun avocat pour toute cette injustice et cette brutalité policière carrément gratuite!

Dans l'auto de police, je pleure beaucoup et je vis un choc traumatique...
J'explique aux 2 policiers assez gentils eux ( L'agent Laplante mon agresseur est dans l'autre voiture avec mon conjoint)
Que je suis déjà sur l'IVAC pour avoir subi de la violence avec mon ex conjoint!

Le policier qui ne conduit pas, me dit: écoutez madame, on va aller vous mener sur Cartier chez votre conjoint et on va vous enlever les menottes...allez-vous rester calme?
Je leur réponds bien sûr...je me suis même pas débattue quand le méchant policier m'a arrêtée avec tant de violence et d'agressivité comment voulez-vous que je reste PAS calme si vous me les enlever...j'ai juste hâte que ce cauchemar arrête!

On a encore reçu 2 contraventions chacun mon conjoint et moi pour avoir mis le trouble dans la rue...
Et pourtant on s'en allait de coller à la maison main dans la main quand tout à coup sans raison, on a été carrément attaqués par des policiers qui nous ont jamais dit pourquoi nous étions arrêtés si sauvagement!!!
Un cauchemar!

Chantal Bond
Bernard Drolet

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Date de l'événement: 
11 Mai 2016

J'ai expliqué aux policiers que le racisme existe au Spvm.Les agents sont furieux et m'ont mis des menottes,ils me faisient mal aux bras.Ils me font monter dans l'auto-patrouille.Ils m'ont donné trois billets de contravention qui totalisent de 375$.

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Date de l'événement: 
17 Juin 2014

J'ai été victime du profilage racial de ses deux agents du Spvm.Ses deux agents m'ont fouillé et m'ont mis des menottes sans raison valable,je n'ai fait aucune menace contre eux.

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Date de l'événement: 
14 Mai 2015 - 15 Mai 2015

i was sequestered for 20 minutes and pressured into taking nude photographs by an employee of a depanneur. I was lured under the false pretense of being shown artwork up a staircase after which time the employee locked the door and refused to let me leave for over 20 minutes despite my repeated objections and requests to leave. He also rubbed my thighs and shoulders against my will and despite my objections. I went to report the event at the aforementioned station the sergeant in charged told me no crime had been committed and his colleague told my boyfriend to fuck off. He claimed it was consensual as i had agreed to accompany the gentlemen to see art despite the fact that this was a false pretense. he also claimed that the fact the man tried to offer me money for sex was not solicitation or criminal and the undesired physical assault was not a crime. I feel violated and betrayed by the police. Furthermore i sprained my ankle on the way out and the officers stood there laughing at me .