Réponse du gouvernement ce soir : ma première expérience de brutalité policière

16 Mai 2012

Vers 00h30, une bombe assourdissante a explosé à 5 pieds dans les airs de mon visage. La poudre m'a giclé au visage. Étouffé, j'ai marché moins rapidement et me suis retrouvé isolé derrière la foule. Quelques minutes plus tard, une ligne de policiers m'a chargé de dos, j'ai revolé par terre, mes lunettes aussi. En me relevant, je me suis fait encerclé par trois policiers qui m'ont matraqué solide, un policier derrière moi m'a donné un coup de pied dans les parties. J'ai environ une dizaine d'ecchymose et un bon mal de dos.

La vie est bonne malgré tout. Après avoir expliqué que je ne bougeais pas parce que je voyais clairement ma paire de lunettes entre les deux pieds d'un agent de police, un de ses collègues me l'a remise. Quelques coins de rue plus tard, à mes pieds, j'ai trouvé une jolie rose blanche. La vie m'a sourit. Elle sent si bon, j'y vois la providence pour panser mon coeur.

Est-ce que tout ça en vaut le coup? Oui, sans bronché. Qu'un gouvernement corrompu finance à coups de milliards des infrastructures de transport, de sports et de loisirs... mais qu'il ne trouve pas 240 millions à investir en éducation... Tout simplement parce qu'il souhaite que le peuple se complaise dans la médiocrité me dégoûte. Et qu'il pousse le mépris en jouant la ligne dure me dépasse.

Bonne nuit chers compatriotes! J'ai toujours pensé que la politique se jouait par les idées, la joute oratoire et l'écoute du peuple. Et j'y crois encore.

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: