Témoignages d'abus policiers

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Témoignage

19 Juin 2013

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1# Nous sommes une famille qui habite dans une petite région de Québec, depuis des années nous subissons des préjudices sérieux et nous continuons à en subir, nous avons goûtés à la médecine du service de police de Québec. Laissez-moi vous raconter. Moi, Richard, dans la quarantaine, je suis natif du bas du fleuve, j'ai quitté la demeure à l'age de 18 ans sans un sou en poche, pour le premier boulot ça été difficile, j'ai du prendre celui qu'on m'offrait. J'ai connu ma première conjointe à l'âge de 20 ans. Nous avons décidé d'aller vivre dans la région de Québec où j'ai trouvé un travail dans une entreprise de nettoyage et plus tard dans une conciergerie de plusieurs logements. À l'époque Mélanie, ma conjointe avait un boulot comme danseuse nue! comme je n'étais vraiment d'accord, elle s'est trouvé un autre travail un peu plus gratifiant. Durant ce temps, nous travaillions très fort pour subvenir à nos besoins, avec notre maigre salaire nous arrivions quand même à manger et payer nos comptes, mais avec deux boulots la fatigue se fessait assez vite se sentir.

2# Mélanie tomba enceinte, j'en étais très heureux, la mère de celle-ci s'objecta à ce que Mélanie est cet enfant, elle disait que nous n'avions pas les moyens de le garder. Mélanie se faisait avorter. En novembre, elle tomba enceinte de nouveau, c'était une fille, nous l'avons appelé Julie et plus tard elle retomba enceinte en xxx et c'était au tour de George de naître, nous avions appris que cet enfant avait une trisomie 21. De mon côté, ça ne posait aucun problème, je dis même à Mélanie que c'est tant mieux, nous aurons soins d'un grand bébé pour restant notre vie, c'était merveilleux.

3# Mélanie en a fait une grosse dépression, elle ne s'en est jamais remise, elle n'a jamais voulu collaborer avec des psychologues. L'évolution de l'informatique avait percé le marché privé, elle occupait son temps sur l’ordinateur, elle en oubliait les enfants. J'avais deux travail, je fessais de mon mieux quand j’arrivais à la maison, je prenais soins des enfants, préparait les petits cubes de nourritures, donnais leurs bains,etc. Chaque fois que j'arrivais de l'ouvrage, c'était toujours à recommencer, sur le comptoir de la cuisine traînait de la vaisselle, Julie était près de la fenêtre et attendait que je lui prépare le repas. Je retrouvais mon fils George enroulé dans une couverture comme une saucisse, comme Mélanie aimait si bien répéter afin qu'il ne bouge pas.

4# J’espérais un jour avoir un peu de soutien de la mère pour qu’elle s'occupe de nos enfants, ça n'est jamais arrivé. Un jour essoufflé par cette vie, en arrivant du travail, Mélanie sur l'ordinateur ne fit même pas de me dire bonjour! Je lui demande d'aller chercher des couches à la pharmacie, elle me répond non! Par cette réponse j'ai tiré sur le cordon d'alimentation, j'en avais assez, elle prit le fil, me fouetta et couru paniqué dans la cuisine pour aller chercher un gros couteau, elle fonça vers moi comme une enragée, ma fille Julie venait d'être témoin et heureusement pou,r moi la porte pour sortir à l'extérieur n'était pas barrée.

5# Les policiers sont venus aussi tôt, ils m'ont fait bien comprendre clairement que je n'avais plus ma place. J'ai quitté et je suis parti avec ce que j'avais sur le dos et ma veille Tempo. Nous étions au mois de novembre, j'ai dormi quelques jours dans cette voiture, un soir je suis allé au guichet pour retirer un 20$ pour mettre un peu d'essence, j'ai eu la surprise de voir mon compte bloqué. Comme je repartais à zéro, j'ai trouvé une maison de chambre et je me suis remis sur pieds tranquillement pas vite.

6# Mélanie me demandait pourquoi je ne voulais pas retourner à la maison, il n'en était pas question! Je prenais toujours grands soins des enfants et j'apportais le nécessaire. Mélanie me privait quand même de contact avec les enfants. Ma fille Julie elle comprenait ce qui se passait au contraire de George qui lui était trop petit. Quelque temps plus tard, je quitte la maison de chambre pour aller m’établir avec Nathasha et sa fille.

7# Le tribunal me donna l'autorisation de visiter mes enfants une fin de semaine sur deux, graduellement je prends conscience que mes enfants vivent une grande insécurité. Julie ma fille me dit que sa mère veut bien m'aider, elle pourrait m’accueillir pour dormir sur le tapis le long de son lit. Ma fille et moi, nous avions une très très bonne relation à cette époque, je ne me rends pas compte que s'était un complexe d'édipe, possiblement que notre relation dérange Mélanie. Elle décide de faire suivre Julie par le CLSC pour essayer de me trouver des bibites. Suite à son intervention, le centre vient à la conclusion que c'est madame qui "cause les problèmes" (voir rapport DPJ).

8# Lorsque nous avons été convoqués au centre pour qu'il nous explique, les problèmes ne venaient pas de moi, Mélanie est devenue tellement rouge lorsqu’il lui a dit que les problèmes vécus par l’enfant venaient du côté maternel, qu’elle était à l’origine du dysfonctionnement de ses enfants. Elle n’a jamais retourné Julie pour d’autres rencontres ça c'est terminé là. Le centre lui à trouvé un problème psychologique d’aliénation parentale à mon égard, le centre a précisé que Mélanie avait la ferme intention de m’anéantir.

9# Entre temps j'ouvre une petite entreprise d’éclairage.

10# Quelque temps après, la DPJ reçoit un signalement pour la mère, mauvais traitement envers les enfants, je me vois donc dans l'obligation d'intervenir auprès de la Cour. On me donne la garde des enfants du dimanche au jeudi. Pour ne pas nuire à leurs routines de vie, je m'engage à ne pas les changer de leurs milieux d'enseignement, je vais matin et soir les porter à leurs écoles. Ça va relativement bien avec les enfants. Je fais alors la demande à la mère de m'aider étant donné que je vivais des difficultés financières, un peu plus tard je reçois une lettre de l’huissier, elle me redemandait la garde des enfants la cour lui redonna et j'avais encore droit une fin de semaine sur deux.

11# Je fais alors faillite à l'insu de la mère, je me retrouve sur les bancs d'école et a travaillé les soirs dans un Club vidéo. Je me rends de plus en plus compte que les enfants sont tout croche, George vit des gestes de violences pendant que Julie s'invente des histoires imaginaires, déteste plus que tout que moi le papa ait une relation amoureuse avec une autre femme. Lorsque je n’avais personne dans ma vie, bien l’attitude de Julie (George n’en faisait pas de cas) était très différente. Elles (Julie et Mélanie) était très gentilles et toujours de bonne humeur.

12# Je fis connaissance d'une femme qui habitait tout juste en haut du logement de chez ma sœur. Celle-ci démarra alors une compagnie dans le bas St-Laurent. Étant donné que je connaissais à beaucoup de gens dans Québec/Lévis, et bien la compagnie a beaucoup plus de succès dans ces régions.

13# Entre temps, je tombe en amour avec cette femme et on demeure ensemble dans un 4 1/2 à Duberger. L'arrivée de Laurence dans ma vie n’a pas plus à Julie. Elle réagit de plus en plus fortement. Je me rappelle très bien la première fois où Laurence est venue à l'appartement, Julie s’est mise à courir partout autour du bloc, en hurlant à tue-tête, je courus après, afin de tenter de la raisonner sous les yeux scandalisés de certains voisins. Pendant que Laurence qui ne connaissait pas George tentait du mieux de le calmer.

14# Je crois alors que ça passera graduellement, j’ai l’impression que Julie accepte un peu plus cette relation avec Laurence. Je me rencontre que c'est très difficile, ce n'est pas comme chez maman, je ne fais rien comme maman, maman lui a dit que j’avais vidé son compte de banque quand je suis parti. Pour ne pas rendre ça plus difficile, je la laissai avec ses idées, parce que si je lui avais dit le contraire et bien ça me coûtait une fin de semaine de boudinage à n’en plus finir. Donc, je ne corrigeais pas ses dires afin de ne pas la faire choquer. Loin de moi l’idée que ça aurait pu dégénérer autant. De plus, petit à petit, je me rends compte qu’elle me fait acheter du linge et elle ne le met pas. Elle se lave et remet le même linge de chez maman. Elle me fait acheter plein de choses à manger en me disant « que c’est donc bon ça… » elle ne les mange pas. Elle me fait acheter des jeux… elle n’en joue pas, etc.

15# Plus tard nous faisons l’acquisition d'une petite maison qui est située dans le vieux Stoneham(étant donné ma faillite, je ne pouvais emprunter à nouveau) Julie qui était presque à l’adolescence réagit négativement, mais toute même elle finit par accepter, je réussis tant bien que mal à lui faire comprendre que graduellement qu’on l’aménagera beaucoup mieux.

16# La première fin de semaine qu’ils viennent passer à Stoneham, avant leurs arrivées on finalise la décoration de leurs chambres. Le vendredi matin Julie appelle pour me demander la permission d’emmener une amie pour la fin de semaine, j’accepte en me disant que ce serait peut-être mieux étant donné son nouveau milieu.

17# Laurence aimerait bien remplacer les fenêtres de la maison, car au prix payé pour la maison, des rénovations étaient prévues. Une fin de semaine, le retour des enfants, Julie boude parce que la fenêtre dans la chambre de son frère George était un peu plus grande que la sienne. Pour satisfaire Julie, on descend à Québec pour acheter une deuxième fenêtre. Rendue sur place, elle n’en voulait plus, nous ne comprenions plus rien.

18# Nous avons commencé à vivre certains problèmes. Au début de septembre nous revenons de travailler tous les deux en soirée, on peut apercevoir que chez notre seul voisin proche des lumières rouges, bleues et blanches, le party en pogné, ils sont une bonne vingtaine à écouter de la musique à tue-tête ils hurlent comme des vrais déchaînés. Je tente une approche pacifique en leur disant poliment que nous venons de finir de travailler et que nous aimerions nous reposer, s'il pouvait baisser un peu leur musique. Nous avons été estomaqués par leurs réponses : "On avait la paix avant que vous arriviez, j'vais te la faire brûler ta cabane, pis j'fais te tuer toi pis tes ostis de chiens!!!" Une vingtaine de jeunes à moitié saouls et probablement drogués.

19# Nous ne pouvons les raisonner, nous faisons donc appel au service de police de la sûreté du Québec. Ils interviennent rapidement et la tranquillité revient peu à peu. On dort sur les nerfs, se faire endormir asphyxier par une maison en feu ou encore de se réveiller avec nos chiens raides morts dans leur enclos dehors. Le lendemain, ma sœur venait nous visiter, dans la haie, elle entend de grands respires près de la clôture du voisin, elle a eu très peur. À chaque jour que l'on vit, nous sommes envahis par les menaces passées. On vit par peur d'arriver du travail et que la maison ne soit qu'un amas de cendre.

20# Nous mettons la maison à vendre que 10 mois après son achat. Sans pancarte « À vendre » pour ne pas qu'ils le sachent. Tellement terrifié par tous ces évènements que la Sûreté du Québec du Lac Beauport nous recommande fortement les services du CAVAC (Centre d'Aide aux Victimes d'Actes criminels) mais n'ont jamais procédé à des arrestations pour menaces, pourtant les menaces étaient claires.

21# Stressé et terrorisé, on dissimulait nos craintes aux enfants, on prévoyait moins en moins de sorties au cas ou la maison passerait au feu. Depuis trois semaines Julie me demande notre adresse, je lui demandais pourquoi? Elle me dit que « maman m’a dit que c’est l’école qui demande ça! » enfin bref, elle me l’a demandé plusieurs fois, j'ai téléphoné à son école afin de vérifier s’ils avaient réellement besoin de mon adresse. La dame me répondit, non, nous n’avons pas besoin de votre adresse, monsieur. Donc, maman mentait.

22# Julie était de plus en plus souvent sur internet. Un soir j’ai vérifié ses courriels, elle avait laissé la web Cam ouverte sur le mode enregistrer et je voyais ma fille se retourner constamment vers l’arrière comme si elle était nerveuse que je la surprenne. Pourquoi, je l’ignore encore. Je pense qu’elle communiquait avec sa mère et qu’elle ne voulait pas que je le sache.

23# Nous avons eu une offre sur notre maison, la seule condition pour la vente, nous devions quitter les lieux dans les 7 prochains jours, par contre, une autre ombre au tableau nous avions 7 jours pour trouver un logis qui accepte 2 chiens, 2 chats, des poissons. Nous avons quand même trouvé un endroit dans une petite ville dans Portneuf, sur 25 arpents de terrain, un chalet habitable et une petite maison. On se rend compte que les chiens jappent énormément, plus qu'à l'habituel. On est à plus de 400 pieds dans les bois, la peur nous prend. On prend conscience que peu être notre voisin de Stoneham nous a suivis lors du déménagement et qu’il venait au bout de la montée avec ses chums pour nous faire peur.

24# Tout à dérappé en décembre xxx, alors que les enfants sont à la maison Mélanie appel pour me prévenir qu'elle descendait dans le bas St-Laurent pour Noël et que j'aurais les enfants pour le jour de l'An. Je suis très insatisfait je lui dis alors que pour une fois que l'Ordre de Cour est respecté, je n'avais jamais eu les enfants pour Noël. J'aimerais bien le célébrer cette année, Julie n'était pas vraiment contente elle hurlait son désaccord. Mélanie criait tellement fort au téléphone que Laurence pouvait entendre très clairement ses propos, elle était située dans la cuisine alors que je parlais au téléphone dans le salon. Elle me dit "je vais m'arranger avec ça". Je retourne les enfants le dimanche au soir comme à l'habitude. Elle porte plainte pour abus physique envers George. (voir dossier joint)..........non seulement je n'ai pas passé Noël, mais je n'ai pas passé le jour de l'An non plus avec les enfants.

Noël, mais je n'ai pas passé le jour de l'An non plus avec les enfants.

25# En décembre je me retrouve avec Laurence au poste de la Sûreté du Québec afin qu’ils prennent de ma déposition. En janvier, maman coupe encore les contacts pour ma fin de semaine sur deux de visite jusqu’à ce que l’on retourne en Cour. Ce geste constituait un outrage au tribunal que la cour ne fit de rien. Je comprenais alors ce qu’elle avait voulu dire dans sa conversation téléphonique« je vais m’arranger avec ça » ce qui a été dur à vivre c'est que l’enquêteur m’apprenant que j’avais une plainte de violence envers George et peu après il m'apprenait que ma propre fille Julie avait fait une déposition contre moi. Laurence et moi nous ne comprenions rien. Laurence qui ne s'était jamais retrouvée devant les policiers pour déposer une déclaration, elle était nerveuse, ça va de moins en moins bien dans le couple également. Sur le terrain, il avait 2 maisons, on n'a décidé de vivre dans chacune des maisons. Je dois essayer de régler mes problèmes, j’ai besoin de temps.

26# Quelque temps plus tard, je reçois une lettre du procureur, cette lettres stipule qu’étant donné la difficulté à déterminer si la marque sur George provenait de chez moi ou de chez la mère et bien que pour cette fois-ci, elle n’en tient pas compte par contre que s'ils reçoivent d’autres plaintes du même genre envers George et/ou d'autres individus, que ce présent dossier serait en preuve.

27# Mme Légaré du centre jeunesse vient me rendre visite afin de voir où j’habitais. Elle est stupéfaite de réaliser que Julie avait sa propre chambre à coucher. « C’est bien évident! » Julie disait à sa mère qu’elle n’avait pas de chambre à coucher chez papa. J'avais beaucoup de difficulté le pourquoi tous ces mensonges.

28# À la cour, alors que la maman et Julie se font véhiculer allez-retour par Mme Légaré, des services souvent rendus pour les rendez-vous, DPJ, pour les rencontres à l’école, etc. À l’audience, ma propre fille Julie me dit « toé va chier » et cela, en pleine Cour, pas la peine de vous dire qu’elle ne voulait plus revenir chez moi. À treize ans la Cour prend en considération le choix de l’enfant, donc elle n’est jamais plus revenue par la suite. Par contre, je retournai chercher George suite à l’obligation de la Cour de me laisser mon droit de visite.

29# Mme Légaré, prend le temps de dire au Juge que je vivais dans un domaine et elle demandait au Juge, si lui ne trouvait pas ça drôle que moi et Laurence demeurions voisin un de l’autre et que nous travaillions ensemble? Le Juge demande à Mme Légaré d’établir clairement où elle voulait en venir avec ces propos.

30# Mme Légaré tentait de créer un doute dans la tête du Juge en spéculant sur ses idées personnelles. Son attitude partisane me choqua, quelques jours plus tard, je faisais parvenir une lettre à son supérieur afin qu’elle soit retirée du dossier pour son manque de professionnalisme et son manque d’impartialité.

31# Peu de temps après, Mme Légaré elle-même, appel et m’implore de rester dans « le dossier ». Je la trouve audacieuse d’oser m'appeler suite à la lettre dénotant simplement et clairement le mauvais travail qu’elle avait fait. Elle était sois disant nerveuse en Cour, que c’est pour ça qu’elle aurait déblatéré à mon sujet. Je tentai de lui faire comprendre les grands impacts de son attitude. Elle démontrait une certaine repentance. J'acceptai croyant naïvement qu’elle aurait tiré une certaine leçon pour ses prochains « dossiers ».

32# En plus, l’avocat à Mélanie Me Boucher tentait de laisser planer le doute, comme si je me serais caché derrière Laurence. Lorsque Laurence a appris la stipulation de Me Boucher, elle s’est empressée de replacer les pendules à l’heure en écrivant une lettre à monsieur ainsi elle lui à envoyé une copie de l’inscription de l'entreprise au Registraire des entreprises du Québec afin de lui informer de l’exactitude des faits.

33# Aux rencontres avec les intervenants de la DPJ, CLSC, etc., on insinue à plusieurs reprises que je n’accepte pas la rupture, que je harcèle mon ex-conjointe Mélanie. Si je n’accepte pas cette rupture, c’est assez contradictoire. - C’est quand même moi qui la quitté voilà de cela plus de 11 ans. Je me suis refait une vie amoureuse. Depuis le temps je n'avais jamais été accusé de quoi que ce soit! mais faut dire que j'ai toujours eu beaucoup de difficulté à m'entendre à propos des enfants. Je ne désire plus aucun contact avec la mère. Par l’entremise de la Maison de la Famille, que tous les organismes que ce soit DPJ, CLSC conservent mon adresse confidentielle, aux rencontres pour George à l’école, je ne veux pour en aucune considération me retrouver en présence de la mère.

34# Entre temps, Nathalie fait arpenter le terrain. 2 arpenteurs viennent marcher, analyser, piquer le 14 arpents de terrain et par curiosité nous les accompagnons pour voir jusqu?où il se terminait. Nous sommes aperçus que des gens venaient et fessait des feux pour se rassemblé autour. L'arpenteur-géomètre découvre qu'un bout de terrain qui nous appartiendrait n'avait jamais été validé à l'enregistrement. Elle fit donc les démarches pour rendre le tout légal. Lorsque l?arpenteur a rendu cela légal, on pouvait très bien entendre des coups de feu, des gens qui arrêtent dans la côte. Nous étions victimes d'intimidation due au fait qu'ils ne pouvaient plus venir faire leur feu.

35# Nous avons fait installer des caméras, nous avons capté un homme avec un fusil marcher le long du chalet. Pour la Sûreté du Québec, ce n'était pas plus important, ça ne saignait pas. Encore des coups de feu, ce n'était pas le temps de la chasse. La réponse reçue de la Sûreté du Québec:« le temps que nous allons arriver sur place ils auront depuis changé de place ou ils auront quitté les lieux. Un des policiers s'échappe en nous disant qu'il venait de faire une grosse saisie tout près. Tout nous laisse croire qu'on est au beau milieu d'une plantation de cannabis.

36# Janvier, Mélanie perd la garde de George pour mauvais traitement, depuis on me le confie. J'appelle Mme Légaré pour m'informer si la sécurité de Julie était elle aussi compromise? Elle tente de me sécuriser en me disant, pour Julie que tout allait bien. Que sa consommation d'alcool et de stupéfiant était modérée qu'il n'y avait vraiment pas à s'inquiéter pour elle. Que tout était parfaitement normal. J'étais scandalisé d'entendre ces mots de la bouche d'une femme travaillant pour la protection de la jeunesse?. Je ne comprenais vraiment pas.

37# Mme Légaré semblait dire qu'elle était correcte, mais peu de temps après Julie est placé dans un foyer fermé. Avant d?entrer au centre, elle aurait bousculé sa mère et lui aurait dit de faire bien attention à elle si ne voulait pas qu'il lui arrive la même chose qu'à moi.

38# George lui n'allait pas bien, il est à mi-temps à l'école par rapport à son comportement violent. Il faut trouver des ressources pour nous aider. Étant un travailleur il fallait faire quelque chose. J'ai réussi de peine et misère à trouver un endroit pour l'après-midi graduellement de février à juin l'école réintégrait George. Il fût réintégré à temps plein.

39# Cherchant une nouvelle maison, étant donné tout ce lot de problèmes, nous, nous sentons inquiet. Je décide de prendre un loyer à St-Casimir. C'est le grand déménagement janvier. St-Raymond, c'est une petite paroisse espérant trouver enfin le calme et la tranquillité. Ce fut assez de courte durée.

40# Avant même de recevoir l'appel d'un enquêteur du service de police de Lévis, j'avais appris que ma fille était pour m'accuser d'attouchement sexuellement. Quelques semaines passèrent et l'enquêteur ne finit pas téléphoner pour me demander si je voulais collaborer afin d'aller faire une déposition, ce que j'acceptai sur le champ. Je suis aller faire ma déposition. En tout premier lieu, je leur ai dit et répété à plusieurs reprises que je venais pour chercher de l'aide afin de me protéger des coups de plus en plus durs que Mélanie nous infligea continuellement. Je leurs est demandé alors de passer le détecteur de mensonges. Ils ont poussé l'audace, ils m'ont questionné sur mon statut d'autochtone de quelle génération j'étais. Une question non pertinente qui insinue ce qu'ils voulaient bien insinuer. Qu'ayant un statut indien que tous les Indiens sont des agresseurs. L'enquêteur me dit « commence par passer sur le détecteur et ensuite on regardera ça ensemble pour que l'on t'aide » (J'attends encore)

41# Le xxx, je passe sur le grand fauteuil, je suis connecté de partout afin de subir le détecteur de mensonges durant 4 heures. Le résultat s'avère être entièrement négatif. Par contre, l'enquêteur prend un malin plaisir de me dire « que ce n'est pas valide au point de vue d'accusation criminelle, que ce n'est valide qu'au niveau des Centres Jeunesses ». (Celle-ci je ne l'ai jamais compris) mais c'est là que j'ai compris qu'ils n'aiment pas avoir tord. J'étais très soulagé car jamais au grand jamais j'ai agressé ma fille, c'est pour cette raison que j'ai

proposer de passé le polygraphe, pour effacé tout doutes.

42# Selon les enquêteurs, Julie parle de cela depuis que nous avons habité à Stoneham. Ils me font des allusions de violence, d’avoir volé mon pays, qu’il connaissait un gars qui se faisait lécher les parties par des animaux, ils ajoutent alors que « ça, c’est une autre affaire, c’est autre chose! » Abasourdi par tout ce charabia, en sortant de là, je me demande déjà qu’elle autre coup que je vais subir de cette femme, qu’est-ce qu’elle va encore manigancer?

43# Je vous est parlé que ma fille aimait bien être sur internet avec sa Web Cam. Quelques jours plus tard, je suis sur l'ordinateur, un lien apparaît, je clique sur une icône MSN, je tombe sur une page de site de photos un peu érotique et j’aperçois la photo de ma fille. J'ai immédiatement alarmé l’enquêteur de Lévis et Mme Légaré de ce que je venais de voir.

44# Mme Légaré me confirme que tous les jeunes aujourd’hui font ça de se prendre des photos et les déposer sur le Web et qu’on a souvent tendance à croire que ce sont des photos érotiques alors que ce sont simplement des photos féminines. L'enquêteur quant à lui de son côté, il me dit qu’il allait vérifier l’exactitude des faits. Plus tard il m’affirme "qu’après vérification et bien que ce n’est pas Julie. De faire confiance à Mme Légaré qu’elle était une femme très compétente et que si Julie serait dans le besoin qu’elle sache intervenir, d’être sans crainte. De ne pas s’inquiéter que c'est une intervenante très professionnelle.

45# En mai, Nous avons fait une découverte au Registraire des entreprises. Quelqu’un avait créé une compagnie au même nom que la compagnie à Laurence, mais à mon nom. À l’époque où cette compagnie aurait vu le jour, j’étais alors en faillite de l'autre compagnie portant un autre nom. Je doute une fraude à notre insu. Ne sachant quoi faire, j’appelle l'enquêteur et nous demande de le rencontrer. À notre entretien au poste, Laurence se joint à cette rencontre. À peine rentré dans le bureau, l'enquêteur nous dit simplement que ce n'est pas son département qu’il ne pouvait pas faire grand-chose en pareille situation. Mais tout juste avant de quitter les lieux, l'enquêteur demande à Laurence quelle était sa date de naissance et prend en note. Selon lui c'est pour "des fins administratives"… Laurence fût très surprise et elle répondue… Bizarre quand même. (Pour les gens qui ne comprennent pas, cet enquêteur, puis-je présumer que c'était un bon moyen pour avoir la date de naissance de Laurence, pour nous dire qu'ils vont arranger ça) Suite à cette enquête, au registraire des entreprises du Québec ils ont conclu à une fraude à mon insu.

46# Ma cousine (sa fille se tient avec Mélanie) elle lui aurait confié qu’elle avait envoyé une lettre au Fisc afin de salir notre réputation, entre autres, qu'il y aurait de la fraude avec l’entreprise, que je volais mon pays, les clients, etc. (Une rumeur qui semblait bien réelle) Puisque Laurence s’est fait vérifier, par le chômage, par le service de la paie du gouvernement et même par l’assurance maladie.

47# Entre temps j’ai appris que Mélanie se promettait de faire tout un party lorsqu’elle va réussir à me faire mettre en prison et qu’elle s’en prendrait aussi à ma mère et la tuerait. Le pire, c’est que j’ai tout dit ça aux enquêteurs pour avoir de l’aide pour qu'ils me protègent, À ma grande surprise « c’est dur à prouver! »

48# Au printemps, le Centre Jeunesses m’appelle, la dame qui s’occupe de Julie m’a demandé si je pourrais remplir le formulaire à l’effet de son statut indien. Selon Mélanie, Julie y aurait droit. Je lui dis je la tiendrai au courant. Dans ce même entretien téléphonique, elle m’apprend comme ça tout bonnement que Julie avait bu des produits de nettoyage afin de mettre fin à ses jours… Bravo pour la communication.

49# Pendant l’été, j’appelle ma cousine Gisèle pour prendre de ses nouvelles, tout en jasant, le sujet de Mélanie est venu sur la table. Elle me confit que Mélanie veut me faire passer pour un pédophile. (Ce n'est pas vraiment quelque chose qui me surprend)

50# En juin, il fallait que je retourne à la Cour pour le placement de George. Lorsque j’ai reçu le rapport de Cour par l’huissier, je me suis contre que mon adresse était indiquée. Je fais immédiatement appel au bureau de l’huissier afin de savoir si mon adresse était également inscrite sur la copie qui a été remise à Mélanie. Elle me répond "oui" je lui savoir mon mécontentement, l’adresse devait demeurer confidentielle.

51# En septembre, par souci de protéger d’autres personnes, je décide de faire une plainte à la Déontologie policière concernant les propos discriminatoires de l'enquêteur de la Sûreté municipale de Lévis.

52# Ma tendre enfance n'a pas été facile, j'ai été agressé par certains membres de ma propre famille. Je me souviens très bien et vous savez ces choses ne s’effacent pas, c'est vers la fin 78. J'ai eu beaucoup de misère à réussir même en n'en parler. Dans le temps il ne fallait pas parler de ces choses, c'était très mal perçu! J’ai voulu porter plainte et dénoncer leurs agissements passés. J'ai porté plainte à la police, celle-ci qui au début je croyais qu'il s’intéresserait sérieusement et m'encouragerait dans mes démarches pour que je puisse enfin réussir à fonctionner dans ma vie.

53# Fin mars, je suis allé au bureau du service de police de ma région natale afin de déposer une plainte à l’endroit de mon demi-frère pour abus sexuel sur moi alors que j’étais tout petit.

54# Le contraire s'est produit, ils ont plutôt essayé de contourné le problème en évoquant le fait que ça fait trop longtemps que je devrais oublier cela, que de toute façon que j'ai grandi pareil, que ça ne réglerait rien de revenir en arrière le temps arrangerait sûrement les choses et j’oublierais mes vieux démons. Comme je suis têtu, j'ai exigé qu'une enquête soit faite, les policiers ont bien voulu rencontrer les personnes mises en cause pour les confronter. Après les avoir interrogés, une après l'autre, les policiers et le procureur a décidé de rejeter ma plainte.

(On me reproche surtout de ne pas avoir porté plainte avant)

55# À la fin de mars, nous rencontrons un monsieur dans la région de Lévis, nous lui demandons conseil en rapport avec ce que nous vivons, il nous conseille alors d’appeler à la Sûreté du Québec et d’aller aux affaires internes. Dès que nous avons quitté l’entretien, j’ai tenté de rejoindre les affaires internes, pas moyen des joindre. Ça prend un nom sinon, je me fais dire que ce département n’existe même pas.

56# Je connais une personne de longue date qui travail dans un poste de la Sûreté du Québec dans une autre région depuis plusieurs années, je lui ai demandé par courriel de l’information concernant les affaires internes, voici la copie de son courriel : Bonjour, j'espère que tout se passe bien pour vous. En réponse à votre question, je suis désolé de ne pouvoir vous aider. Ce que je sais ce service regroupe 3 domaines dont, le volet discipline, déontologie et enquêtes spécial. Tout dépend de la question à poser. Ce service reçoit les plaintes et les analyses, mais son efficacité est discutable, car c'est la SQ qui filtre ce qui en ressortira comme réponse au citoyen.

57# pourquoi ils disent qu'ils n'ont rien obtenu des interrogatoires que personne ne veut avouer! Pensait-il vraiment que mon demi-frère aurait dit oui. En décembre on laisse tomber ma plainte par manque de preuve, donc présentement un pédophile est en liberté dans une petite région du bas St-Laurent.

58# J'ai été moi-même accusé d'agression sexuelle sur ma propre fille. Ce n'est qu’après avoir fait moi même la demande aux policiers de passer un polygraphe que les accusations sont tombées, 4 heures à répondre aux questions. Au début nous, j'exprime nous, car j'ai une famille, femme et plusieurs enfants. Nous avons été traînés dans la boue sur diverses allégations, de plus on s'est servi de mon statut génétique pour me ridiculiser, j'ai toujours été perçu coupable même après l'avis des spécialistes du polygraphe, même s'ils ne le disent pas.

59# Même après coup, ils n'ont jamais cessé de nous viser, nous sommes toujours sur surveillance, on nous persécute, ça n'arrête pas! Pourquoi, sommes-nous une race à part parce que nous n’avons pas le même profil génétique. Ma conjointe qui n'a jamais eu maille aux policiers vient d'être accusée de méfait. Dans ma petite région tout le monde se connaît, pompier, policier et ambulancier, des amis de longue date! comment pensez-vous qu'on se fait regarder? On nous méprise, les regards sont tournés vers nous.

60# Nous avons une entreprise respectable, nous somme connu dans tout Québec, nous perdons des clients et de l'argent dû à toutes ces allégations mensongères. Avant cette histoire, on générait des profits plus importants par semaine, maintenant c'est à peine si ont réussi à faire 7000$ à 10 000$ semaine, maintenant c'est à peine si ont réussi à faire 1000$, on est obliger d'aller travailler pour des concurrents. Nous sommes en processus de vendre pour aller s’installer dans la région de Montréal, notre seul choix c'est celui-là, nous ne sommes plus capables de vivre avec la pression qu'on nous fait vivre.

61# Qui nous en veux? nous le savons même pas, une chose que nous trouvons extrêmement bizarre, depuis que nous avons porté plainte en déontologie policière, ça n'arrête plus! pourquoi est-ce parce que je suis autochtone, pourquoi que ça jamais été mentionné dans notre petit journal du village que j'avais passé le polygraphe, ça aurait sûrement changé la vision des gens, pourquoi les journalistes en ont jamais parlé.

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Journée de marde (15 mars 2013)

15 Mars 2013 to 16 Mars 2013

salut comme dit la journée pour moi a était pourri par le spvm de Montréal je marche tranquille sur le coté piéton qui borde la rue la deux policier du spvm est venu me voir et mon dit de degager la voie pour que les chevaux avancent moi je me déplace pas car il y avait de la place largement pour les chevaux alors ils me prennent et me plaque par terre comme une merde moi je commence a me debatre car j'ai rien fait mais mon destin a fait que je me fasse traité comme de la marde voila comme on est traté comme de joieux civiles

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Matricule du policier (séparer les numéros par des VIRGULES s'il y en a plusieurs): 

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Témoignage

19 Juin 2013

Manif du 15 mars

Arrestation manifestation contre la brutalitée policiere
15 mars 2013

Charles-Antoine Guay

Place des spectacle, Montréal.

Alors voila je suis un gars ordinaire plutot petit. Skinny jeans, un manteau assez épais et une tuque de laine. Direction metro place des arts pour participer a la manifestation de la journée internationale contre la brutalitée policière. On compte deux ou trois helicopteres policier qui survolent la ville, notant les differents rassemblements de manifestants. Des le début, sa s'annonce mal pour nous..

Les policiers sont en surnombre, peu etre 1 flic pour chaque 1,5 manifestant. L'air est lourd de gaz lacrymogenes qui irritent nos yeux et voies respiratoires et des grenades (assourdissante) explosent un peu partout, certaines a nos pieds (une grenade assourdissante peu etre dangereuse si elle explose trop pres de la foule). Malgré cela, nous marchons sur St-Catherine en scandant nos slogans. Po-olice politique, S-SPVM! No justice No peace, Fuck the police! A qui la rue?! A nous la rue!!! Derrière nous un contingent de policier en armure nous suivent de tres proche, frappant matraques contre boucliers, ils nous chargent. Et tres souvent!

Environ 10-15 minutes apres le départ de la manifestation, a l'intersection (rue et rue), des policiers, a pied et en vélo chargent a coups de matraques le coté du groupe, le séparant en deux et emprisonant les 30-40% qui formaient l'arriere de la manifestation dans une souriciere. On peu rien faire pour eux, ils vont être arretés et retenus jpréventivement jusqu'a la fin de la manif.

Nous sommes maintenant séparés en quelques petits groupes qui marchent sporadiquement dans les petites rues proche de la station berri, se cherchant les uns les autres. Il faut se regrouper! Ils l'ont eu beaucoup trop facile cette fois ci.. L'une des fille est au telephone avec un ami qui est avec le rassemblement principal restant. Elle crie: Direction coin (rue et rue)! C'est a quelque pas et nous nous rendons en quelques minutes seulement, suivi par une vingtaine de policiers a vélo tout ce temps.

Maintenant sa commence à chaufer, des briques sont lancés contre les voitures de police. On peu sentir la frustration de la foule et la tension est à son comble.
Du gaz (lacrymogene) est lancé, des policiers a cheval chargent et une femme flic asperge de poivre de cayene un groupe de manifestant qui se sont assis pacifiquement sur la chaussée en se tenant les coudes. On voit bien les troupes anti-émeute s'organiser pour nous encercler. Time to go! Je commence a courir vers le nord et un flic réussi a m'assener un grand coup de matraque dans le millieux du dos. J'en évite un autre qui tente de m'attraper et je part a courir, tourne un coin et entre dans un McDonald en me mêlant a la foule. C'est passé tres proche!

Je ressort après quelques minutes pour constater qu'un autre groupe de manifestant, une trentaine, c'est fait prendre en souriciere. Les médias de masses filment. Pas les arrestations brutales en cours, non! Mais bien les quelques pare-brises fracasses. Un autres exemple de la corruption dans les médias de masse.

Plus loin, un petit groupe de jeunes de 4 ou 5 personnes marche sur le trottoir avec des drapeaux sur l'epaule. Ils sont pacifiques et ils se dirrigent vers le metro pour rentrer chez eux. En tournant le coin, ils tombent sur des policiers en armure, qui se ruent sur eux a coup de mattraques et de poivre de cayenne. L'un des jeunes est jeté a plat ventre par 6 ou 7 policiers et son bras est horriblement tordu, une autre est plaquée au mur par trois hommes et les autres on réussi a s'enfuir. Je sort mon téléphone et commence a filmer, le gars a terre hurle de douleur et appelle a l'aide. Il dit qu'ils vont lui briser le bras, qu'il a de la difficulté a respirer et que le genou appuyé sur son cou exerce beaucoup trop de pression. Aucune réaction des flics, qui font le sale boulot du gouvernement comme un troupeau de brebis ou bien une armée de robots sans coeur.

Pendant que ses collègues relèvent le pauvre gars sans ménagement en le tirant violemment par terre, trois policiers nous chargent à coup de matraques en criant "recule"! Je suis poussé sans ménagement, comme le photographe a coté de moi qui tombe par terre avec tout son équipement. En l'aidant a se relever, je crache sur le sol, tant de dépit que de mépris. Mauvaise idée! L'un des flics se rue sur moi et je l'évite de près en partant a courir dans l'autre direction. Je suis plutôt rapide et je réussi a le semer sans trop de mal. Mais en traversant la rue, je vois une voiture de police qui rebrousse chemin sirène et lumières allumées. Je tourne a gauche, toujours en sprintant et une camionnette passe sur ma droite. Elle freine brusquement environ 20 mètres devant moi et trois flics en sortent. J'en évite un de justesse et un autre réussi a poser sa main sur moi, mais pas a m'attraper. Le dernier me plaque violemment et je me retrouve au sol avec trois policier sur moi, mon poignet est tordu d'une façon bizarre, un genou est appuyé sur le milieux de mon dos et j'ai de la misère a respirer. J'essaye de résister mais un des flics me met un genou dans les parties. On me passe des menottes de plastique atrocement serrée et on me traine vers le trottoir.

Fouille générale: toutes mes poches sont retournées, on me touche partout, paquet et derriere inclus, et pas doucement! Mes effets sont jetés sans ménagement dans l'eau.

Apres la fouille, je passe une bonne vingtaine de minutes dans le froid, sans manteau. J'entend le conducteur de la camionnette se faire féliciter comme après une bonne partie de chasse. Il m'aurais vu courir et aurais décidé de procéder a mon arrestation, même s'il n'avais aucune idée de la raison de ma course. Un supérieur arrive, et ils délibèrent, finalement ils décident de me garder sous prétexte que je suis dangereux et imprévisible, ce sont les exact mots qu'il a utilisé.

Une fourgonnette arrive et deux policiers en sortent pour m'amener je ne sais ou. Il me prennent par les bras et me poussent violemment dans le fond du banc arrière. J'entend le supérieur dire: "Faut pas que le petit criss puisse bouger", le policier qui m'a trainé dans la fourgonnette acquiesce et pousse brusquement mon visage sur la vitre en mettant une main autour de mon cou. Je suis dans une position plutôt inconfortable, mon visage est contre la vitre, une main m'étrangle, j'ai de la difficulté à respirer, les bandes de plastique rigides qui enserrent mes poignet m'entaillent la peau et mon dos forme un angle bizarre. Je demande au policier qui me maltraite son matricule, un droit que toute personne a, mais il me répond en poussant ma tête encore plus fort sur la vitre.

Je fais tout le trajet comme sa, une dizaine de minutes. On me tire hors de la voiture. Nous nous trouvons maintenant à l'intersection berri/st-cath je crois, un groupe de manifestant est pris en souricière, la police les arrêtant un a un. Des autobus de la stm remplis de détenus sont sur place, j'en compte 4. Les trois premiers sont plein alors on me fais monter dans le quatrième. On prend mon nom et ma carte d'identité et on m'enlève les menottes, qui sont beaucoup trop serrés. Mes poignets sont lézardés de profondes entailles et mes main sont toutes gonflées.

Quand l'autobus démarre, les policiers refusent de nous dire notre destinations. Un slogan venant de l'arrière retenti: No justice, no peace! Fuck the police! Tout le monde répond en coeur.

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Témoignage du 5 avril 2013 et appel à tous

05 Avril 2013

Appel à tous! Je cherche à entrer en contact avec la dame qui a été brutalisée par les policiers du SPVM au coin des rue Maisonneuve et Saint-Hubert (trottoir sud-est) à 21h00 le vendredi 5 avril 2013. Elle est âgée d’environ 40 à 50 ans et est grande d’environ 5 pieds. Cette femme venait de sortir de la souricière dans laquelle elle venait de passer environ 3h par un temps venteux et froid. Cette dame était accompagnée de son chien.

En sortant de la souricière, elle est venue nous montrer sa contravention de 637$ en clamant sarcastiquement qu’elle était une «femme dangereuse». Son «délit» était tamponné sur sa contravention : en vertu du règlement municipal P-6, elle a participé à une manifestation dont le trajet n’avait pas été divulgué au Service de police de la ville de Montréal.

C’est alors qu’elle nous a dit que nous «étions une belle génération». Je l’ai remercié. Elle était d’une gentillesse et d’une douceur désarmante, même après avoir été maltraitée pendant un peu moins de trois heures à l’intérieur de la souricière. Elle semblait rentrer chez elle, en promenant son chien en laisse, alors qu’une colonne d’environ une demi-douzaine de policiers venait en sens inverse.

Par bravoure et par dérision, elle braquait sa contravention dans les airs en clamant sarcastiquement, encore une fois, qu’elle était «une femme dangereuse». Elle venait de passer au moins la moitié de la colonne de policier, c’est alors qu’un léger contact a eu lieu entre elle et un policier. Les trois derniers policiers de la colonne ont sauté sur la dame avec une violence inouïe. L’une d’eux a proclamée qu’il s’agissait là d’un «voie de fait contre un agent de la paix», ou une ineptie illogique de la sorte.

Ils ont projeté la dame au mur.

Pourquoi y a-t-il eu contact, aussi léger soit-il? Il y a un poteau en plein milieu du trottoir, à la gauche de la dame. Elle avait la colonne de policiers juste à sa droite. Impossible de ne pas voir là que les policiers auraient pu simplement faire un tout petit peu de place pour laisser la dame passer, ignorer ses clameurs, garder leur sang-froid et ne pas provoquer une escalade de violence complètement inutile.

J’ai crié : «NON! NON! NE FAITES PAS ÇA!» et les trois policiers ont tourné la tête en ma direction pour me regarder un quart de seconde. Juste assez, j’espère pour qu’ils ne se mettent pas à battre la dame. Un autre policier m’a évidemment sommé de m’en aller. Comme d’habitude, ils ne veulent pas de témoins.

C’est à ce moment que j’ai remarqué une autre dame, âgée d’environ 60 ans, qui était arrêtée juste à côté de la scène et qui, sous le choc, avait les deux yeux grands ouverts. Un policier lui donnait l’ordre de circuler, de quitter, mais elle restait muette,béate et immobile devant une telle horreur de la dérive des policiers.

Je criais : «C’EST N’IMPORTE QUOI!», je n’arrivais pas à formuler ma penser, le choc de l’absurdité de la situation était d’une puissance telle qu’elle m’a fait perdre ma raison. L’adrénaline me transperçait les pores de ma peau. Le policier continuait de sommer la dame de 60 ans de quitter. J’ai crié à la dame : «ILS VEULENT QUE VOUS IGNORIEZ LEUR ABUS! ILS VEULENT QUE VOUS FERMIEZ VOS YEUX DEVANT LEUR VIOLENCE!».

Pris de panique et d’une nausée que je n’avais jamais connue auparavant, je pleurais et j’avais envie de vomir. J’étais maintenant seul, séparé du groupe de l’ASSÉ qui était venu porter du café et des beignes aux arrêtés que j’avais croisé et suivi. J’ai décidé d’appeler ma copine et de lui raconter ce que je venais de vivre. Elle n’en croyait évidemment pas ses oreilles.

Cette dame avec le chien, elle a peut-être passée la nuit en prison. Pendant ce temps, j’avais le profond regret de ne pas pu avoir fait plus. Prendre en note les numéros de matricules dans ce genre de situation est presque impossible. Le rush d’adrénaline nous transforme en animal écervelé qui déclenche l’instinct de survie primitif. Les policiers, dans ce genre de situation, ont le beau jeu de repousser tous les témoins, sait-on jamais si un de ces témoins venait contredire la version «officielle» des policiers.

Voie de fait sur un agent de la paix? Le comble du ridicule. Cette dame s’en allait tranquillement chez elle après s’être fait remettre une contravention qui est surement illégitime aux yeux de la charte des droits et libertés. Le véritable crime, ce sont les trois policiers qui ont rudoyés la dame, l’ont projetés violemment contre le mur, l’ont peut-être blessée et laissée dans la douleur dans une cellule pour la nuit, ou pire, toute la fin de semaine.

Le véritable criminel, c’est la police.

Je suis prêt à témoigner contre ces policiers si on les retrouve. Je suis prêt à prendre la défense de cette dame qui n’a jamais mérité d’être traitée de la sorte, voir torturée. Ces policiers ont abusé de la force. Ces policiers ont abusé de leur pouvoir. Ces policiers sont des criminels et doivent répondre de leurs agissements. L’impunité doit cesser.

Aidez-moi à entrer en contact avec cette dame.

Merci beaucoup,

Philippe Gagnier

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

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Toi ! On va se revoir dans une ruelle bientôt !

15 Mars 2013

Écrit avec mes mains froides, engourdies, douloureuses et presque plus de sensation dans les pouces, 3 jours après le traitement que le SPVM m’a réservé, dont la coupure de la circulation du sang dans mes mains pendant plus de 2 heures malgré mes demandes répétées de changer mon "tie wrap" à plus de 30 policiers. Le matricule 5858 a fait une prise avec mes mains, me faisant hurler de douleur à plusieurs reprises alors que Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, était à une dizaine de mètre de là. Il entendait. Il voyait. Il n'est pas intervenu.

Écrit à l'aide de notes prises quelques heures après ma remise en liberté et certains vidéos de mon arrestation.

Merci de lire et de partager, à tous mes camarades du fourgon, à tous ceux qui prennent la rue, à tous ceux qui rapportent ces événements et à tous ceux qui me supportent.

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En repensant à la manifestation contre la brutalité policière de 2012, je me souviens d’un journaliste qui était équipé comme un reporter de guerre : veste par balle, casque en métal, etc. Effectivement, il n’avait pas tort d’être ainsi, car lorsque la police a décidé de charger les manifestants et d’utiliser leurs grenades, on se sentait vraiment au milieu d’une guerre. Non, pas une guerre. Une attaque, illégitime. Quand d’un côté tu as des policiers habillés comme s’il partait pour la guerre en Irak et que de l’autre côté tu as des citoyens non-armés, c’est une attaque, injustifiée, cruelle, aucunement valable, excessive, bref, la liste des adjectifs peut être longue.

Je donc décidai de me protéger pour couvrir la manifestation : plastron et épaulettes, jambières et « jackstrap » tout droit sorti de mon équipement de hockey. À cela j’ajoute les lunettes de ski (dois-je vous rappeler qu’un étudiant a perdu un œil le 07 mars 2012, et j’étais présent; une de mes photographies a été publiée en page 03 du Journal Métro édition du 08 mars 2012), masque à poussière trempé dans du jus de citron à l’intérieur d’un sac hermétique dans une poche de mon manteau, au cas où je fais face à des gaz. Je veux être protégé pour être le plus près du « feu de l’action » et rapporter la brutalité policière. C’est également pratique quand la police décide de te matraquer pour aucune raison valable après la manifestation lorsque tu es sur le chemin de retour vers ton chez-soi…ça m’est arrivé le 15 mars 2012. Mais j’ai eu plus de chance que ceux qui marchaient à mes côtés. Eux, ils ont aussi goûté au poivre. 15 policiers, nous étions 5. Moi je pèse 140 lbs, un policier avec son équipement lui fait combien d’après vous?

Alors cette année, j’étais mieux équipé. Mieux équipé pour manger les coups (le 07 mars 2012, j’ai reçu des coups de bouclier et des menaces de « péter ma caméra ») et mieux équipé pour filmer les crimes des agents du SPVM. Aussi, une banane, une orange et une bouteille d’eau pour un peu d’énergie plus tard en soirée. Sans oublier un linge à vaisselle pour essuyer les lentilles et boitiers des caméras.

Malheureusement, arrivé sur place entre 17h00 et 17h05, je me fais interpeller par une dizaine de policiers alors que je passe devant eux. On m’accuse alors de porter des lunettes de ski. J’explique que je suis présent en tant que média et le fait que j’ai une caméra 1 pied au-dessus de ma tête ainsi qu’une autre dans mes mains me semble plutôt évident. Mais c’est inutile, ils ridiculisent le fait que je sois un média citoyen et me mettent les mains derrière le dos et les attachent avec un énorme "tie wrap". Je continue de leur expliquer que je suis un média citoyen et qu’il n’y a pas lieu de m’arrêter mais ils resserrent alors mon "tie wrap", encore plus lorsqu’ils découvrent que j’ai de la protection en dessous de mon manteau, rendant ma situation très douloureuse.

Je décide alors de m’exprimer à haute voix en répétant sans arrêt : « Le "tie wrap" est douloureux. Je demande à ce qu’il soit remplacé. Je n’ai commis aucun crime. Je ne suis pas dangereux. Je suis venu en tant que média.». L’attention des gens se tournent alors vers moi. Je sais qu’au moins une caméra d’un média de masse (Radio-Canada) m’a filmé, ainsi qu’un média d’un réseau anglophone, mais je ne me rappelle plus lequel. Des citoyens ont aussi filmés. Je suis situé alors au coin des rues Ontario et Clark. Lorsqu’ils ont constaté que j’attirais l’attention, ils m’ont transporté à un fourgon situé une rue plus bas. Ma caméra GoPro est alors toujours sur mon casque et filme au moins depuis le début de mon arrestation.

Arrivé derrière le fourgon, je demande à nouveau à plusieurs reprises à ce qu’on me desserre le "tie wrap" à plusieurs reprises à très haute voix car c’est très douloureux et je mentionne également que je n’ai pas commis de crime et que je suis venu en tant que média. C’est alors que le matricule 5858 resserre le "tie wrap" à nouveau et applique une prise difficile à décrire avec mes pouces mais qui est atrocement douloureuse. Je me mets à hurler de douleur. Les policiers se regroupent autour de moi pour bloquer le plus possible la vue de l’extérieur. Le caméraman qui filme la scène est alors dérangé afin que la vue et le son lui soit bloquée. Heureusement, mes cris sont perceptibles. De plus, Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, est alors à une dizaine de mètres de moi et regarde dans ma direction alors que je hurle de douleur. Il n’intervient pas et s’en va plus loin.

On m’enlève mon casque, on me fouille et j’explique que je suis là en tant que média. Un homme arrive alors à mes côtés et me demande pour quel média je travaille. Je lui dis que je suis un média citoyen. Il me demande alors pour lequel. Je lui mentionne que je le fais en mon propre nom. Il s’exclame alors : « Pffffffffffffff…. » et repart aussitôt.

Les policiers en me fouillant découvrent mon plastron, jambière et « jackstrap ». Il baisse alors mes pantalons à mes genoux et me laissent ainsi. Je regarde à mes pieds et je remarque soudainement qu’un policier, de son énorme botte noire, est sur le point de m’écraser le pied gauche. Je déplace mon pied, il essaie de nouveau de m’écraser le pied, je le regarde dans les yeux et l’avertit qu’il n’a pas le droit de faire ça. Il s’éloigne. Un autre policier s’approche et me dit d’un ton menaçant : « C’est avec moi que tu vas passer la soirée. On va avoir du fun. »

On m’envoie ensuite dans le fourgon. Soudainement arrive une jeune femme saignant beaucoup près de l’œil ainsi qu’à l’un de ses genoux. J’entends dire qu’elle aurait été projetée par terre par les policiers.

Nous continuons d’attendre parce que les policiers veulent remplir le fourgon avant de partir et mes mains me font atrocement mal. Je demande à plusieurs reprises, et ce à plusieurs policiers, le tout en montrant mes mains, de remplacer mon "tie wrap" parce que je n’ai plus de circulation dans les mains depuis un bon moment. Ils ont tous tourné au ridicule et/ou minimiser ma situation et certains ont même démontré du plaisir à me voir souffrir.

Après un certain temps, le fourgon est rempli, nous sommes approximativement une dizaine. Destination, aucune idée à ce moment (finalement nous avons été transporté dans un bâtiment près du coin de l’Avenue Christophe Colomb et du Boulevard Métropolitain). Durant le transport, ils mettent la radio. On entend Paul Arcand en entrevue avec une personne dont je ne me souviens plus le nom. Le deux policiers à l’avant se félicitent du nombre de manifestants arrêtés mentionné à la radio et parlent à quel point ils sont satisfaits des arguments donnés pour camoufler la réalité.

Arrivés à destination, nous attendons encore longtemps. Je mentionne à nouveau à plusieurs reprises, en montrant mes mains aux policiers et en leur mentionnant que je n’ai plus de circulation dans les mains, que c’est très douloureux et que je demande à ce qu’il soit remplacé. De plus, je leur mentionne qu’ils seront tenus responsables des conséquences en cas de refus. La plupart accepte la responsabilité tout en refusant d’opérer. Il y en a au moins un qui s’amuse de ma situation.

Je ne me souviens plus à quel moment, mais ils finissent par sortir la jeune femme qu’ils ont blessé pour l’amener à l’hôpital.

Lorsque nous sommes plus que 5 dans le fourgon, ils décident de tous nous en faire sortir et nous demande de nous agenouiller le long d’un mur. Peu de temps après, 3 hommes viennent pour m’enlever mon tie-wrap avec une paire de pince. Lorsque je présente mes mains à ces hommes, ils s’exclament : « Holy shit! Comment veux-tu qu’on enlève ça!?! ». Ils coupent alors la section qui relie mes deux mains. Je peux alors voir mes mains. La peau de mes poignets est toute pliée, la couleur est affreuse. Il n’y a aucune place entre le plastique et ma peau, et le tie-wrap compresse fortement mes poignets. Ils doivent appuyer avec la pince sur mon poignet pour tenter d’avoir un peu d’espace pour couper. La douleur est atroce. Je hurle. On me libère enfin la main droite. Qu’elle délivrance mais quel supplice en même temps! Je suis plié. Je tends l’autre main, on me la libère. J’estime à 2h30 la durée du manque de circulation sanguine dans mes mains.

Un peu plus loin, dans le garage, on me demande d’identifier quel sac contient mes objets personnels. Je l’identifie. On me demande si tout est là. Je ne peux ni confirmer ni infirmer car je ne peux pas tout voir (mes cartes mémoires sont-elles encore dans mes appareils, etc.) et on ne me donne pas l’autorisation de toucher quoi que ce soit. On me prend ensuite en photographie. Face. Droite. Derrière.

On m’amène ensuite à un comptoir où on me fouille à nouveau et je perds mes camarades de vue; ils étaient encore à genoux dos au mur. Une femme me pose des questions sur mon identité. Je donne mon nom et coordonnées. Lorsqu’ils s’aperçoivent de l’équipement de protection que je porte, ils font plusieurs allusions au pourquoi de ma présence à la manifestation. Je mentionne que j’étais là en tant que média citoyen. Ils en rient. Puis, ils font des remarques menaçantes concernant le traitement qu’ils vont me réserver. Des menaces physiques et à connotation sexuelles. Je suis choqué, étonné, comment peuvent-ils agir ainsi?!

Une autre femme fouille mes objets. Elles démontent mes caméras et sortent les cartes mémoires. Ils trouvent aussi mon cellulaire. Un policier demande à une autre femme derrière le comptoir s’il a l’autorisation d’accéder à mon cellulaire et à mes cartes mémoires. Elle ne répond pas mais lui fait un sourire et un clin d’œil. On me montre un petit tas d’argent (environ 15$) et me demande si c’est tout l’argent que j’ai. Je lui réponds que je ne sais pas et au même moment, un policier échappe au sol, de mon pantalon qu’il tient dans les mains, pour environ 10$ de petite monnaie au sol. Je mentionne alors que s’il ne perd pas tout mon argent, je risque peut-être de le récupérer. Commentaire non apprécié.

Il me demande ensuite d’enlever mes souliers, il commence à défaire les lacets de l’un, me tend l’autre et me dit d’enlever le lacet. Je refuse. Il me dit que si je ne le fais pas, il va couper le lacet avec une paire de ciseau. Je lui demande pourquoi. Il me répond qu’ils n’ont pas le temps de les enlever. Je refuse à nouveau et une femme derrière le comptoir prend mon soulier, me dit que si ça me cause problème, j’ai juste à faire une demande de remboursement de lacet à la Ville puis coupe mon lacet. C’est à ce moment que je pense : « Putin! Ça leur prend 30 secondes pour couper mon lacet. Ça en aurait pris 1 minute pour l’enlever. Mais ça a pris 2h30 pour qu’on enlève mon tie-wrap qui coupait la circulation sanguine à mes mains. Où est la logique? »

Je me retourne vers la policière qui me posait des questions sur mon identité car elle prend en note ce qu’il y a de présent comme objets personnels. Je lis ce qu’elle écrit pour m’assurer qu’il y a tout ce que j’avais. Il en manque. Puis je lui dis : « Tu sais, j’étais un étudiant modèle avant. ». Elle me répond : « Quoi, tu n’es plus modèle aujourd’hui? ». Je rétorque : « Non, je ne suis plus étudiant » et je lui fais ensuite remarquer une faute d’orthographe parmi la quantité d’incalculable de son rapport. Commentaires pas du tout appréciés. Les policiers se frustrent, et me disent : « Ok, c’est terminé pour toi! » et on m’envoi directement dans une cellule.

Je suis content de retrouver mes camarades du fourgon, tout comme eux sont contents de me retrouver. Nous prenons alors le temps d’avoir d’excellentes discussions, de se remonter le moral, d’accueillir les nouveaux arrivants en cellule, de les rassurer et de leur donner des conseils sur leur cas. L’ambiance est très bonne entre nous, malgré la frustration, la fatigue et la faim. J’ai beaucoup d’estime pour eux, ils démontrent beaucoup d’intelligence. Nous n’aurons aucune nourriture.

Lorsqu’on vient me libérer, vers 22h30, je demande alors aux policiers : « J’ai donc le droit de sortir? ». Ils me répondent : « Oui. ». Je rétorque : « Alors est-ce que je peux rester, et quand je voudrai sortir, je vous appellerai. ». La réponse est directe : « Non, et si tu refuses de sortir, c’est moi qui entre te chercher. » Je coopère.

On me donne ma contravention (637$, RRVM C.P-6, article 3.2) et un gros sac en plastique transparent avec mes effets personnels. Je demande à vérifier que tout y soit avant de partir. On m’y refuse. (Je constaterai plus tard qu’ils ont conservé la carte mémoire de 64Go de ma caméra GoPro qui avait filmé une partie de mon arrestation. 80$ dans le trou et du contenu vidéo que j’aimerais bien voir, tout comme vous.)

Je me permets de saluer le tas de policiers à la sortie en leur mentionnant à quel point je suis triste. Triste de les voir abaissés à faire un tel travail. Réaction explosive de leur part. Je pousse les portes vers ma liberté. Avant qu’elles ne se referment, le policier qui avait échappé pour 10$ de monnaie au sol m’interpelle. Lorsque je me retourne, il me lance : « Toi! On va se revoir dans une ruelle bientôt! ». Les portes se referment. Je suis stupéfait.

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Un pistolet à 45 cm de ta face

"À un moment donné, les policiers ont fait circuler un groupe vers le nord sur la rue Sanguinet. Un agent du groupe d'intervention qui s'affairait à cette tâche a fait un saut en voyant une jeune femme qui marchait derrière lui. Dans une scène intense qui a duré quelques secondes, il a dégainé un pistolet servant à lancer une forte concentration de gaz CS contenue dans une cartouche et l'a pointé vers la femme, à une distance d'environ 45 cm.

«J'ai dit de circuler», a-t-il hurlé.

La jeune femme a été ébranlée par la scène. Le pistolet ressemble à une arme à feu. Et c'est qu'elle a cru.

«Je n'en reviens pas, c'est complètement disproportionné», a-t-elle lancé, les nerfs à vif."

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Reporter-cameraman de CUTV arrêté

William Ray - ex-Caporal for the Canadian Army & video reporter for CUTV (Concordia University Television) & the 99%Média collective being arrested by SQ Police during the Protest against Police brutality in MONTREAL... (March 15th, 2013).

William Ray - ex-caporal des Forces Armées Canadienne & vidéo reporter pour CUTV Live Recordings et membre du Collectif 99%Média en train de se faire arrêter par les policiers de la SQ lors de la manifestation contre la brutalité policière hier (15 mars 2013) à MONTRÉAL !!!

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À bout portant son arme en visant à la hauteur de la tête

15 mars 2013, coin Ste-Catherine/St-Denis.

Scène captée lors du deuxième encerclement de masse durant la (non)manifestation contre la brutalité policière. Ce policier pointe une arme à feu pouvant projeter des balles de plastique. Ces armes sont conçues pour être utilisées à moyenne-longue portée dans un contexte où la foule pose un potentiel danger et les tireurs doivent viser les jambes ou le bas du corps. Ici, le policier pointe à bout portant son arme en visant à la hauteur de la tête. Les gens pointés sont pacifiques et DÉJÀ encerclés par 2 lignes anti-émeute. Une telle utilisation de cette arme peut être potentiellement létale. Un autre bel exemple du professionnalisme du SPVM.

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Nous avons même pas commencé la marche que nous avions déjà quelques arrêtés et des charges des chevaux et GI.

15 Mars 2013

Premièrement, je peux dire que cette ''manifestation'' était si répressive dès le départ. Nous avons même pas commencé la marche que nous avions déjà quelques arrêtés et des charges des chevaux et GI.

Je sais pas si ça va être légitime à vos yeux, mais je suis sous le choc de ce que j'ai vécu aujourd'hui.

Sur le vidéo on voit une flashbomb qui explose dans les manifestantEs.
Je faisais parti de cette partie de manif. Donc j'ai reçu cette flashbomb très près de moi.

Déjà, sur le vidéo, on voit mal vue l'angle. Je veux juste dire qu'à ce moment, nous étions que 3 à être ''visé'' (si je peux dire ça ainsi) les autres étaient un peu plus loin. J'étais avec deux de mes amis lorsque c'est arrivé.
Cette chose a explosée au moins 3 fois.

Première fois : à moins de 5 mètres en haut de ma tête.
Deuxième fois : cette fois-ci à moins d'un mètre de mon visage.
Troisième fois : Elle a atterrit sur le sol pour bondir et encore exploser (????) à comme 2 pouces du visage d'un de mes deux amis.

Je suis complètement sous le choc. Je revois cette scène au ralentit dans ma tête présentement.

Je vois ceci : moi qui tient l'ami qui ne l'a pas vraiment reçu en regardant derrière pour voir si l'anti-émeute était près de nous. Là, je vois la bombe en haut de ma tête explosée une fois, je vois le bout de métal dangereux voler dans les airs vers une direction X. Là, moi qui se penche par la peur. Ensuite, je me relève vois la bombe directe devant moi, je pousse donc mon ami pour le ''protéger'' de cette explosion, ça explose à moins d'un mètre de moi. Vers ma tête, bien évidemment, ensuite, je me pousse en courant et mon ami qui à également été atteint, me raconte plus tard durant la soirée qu'il l'a reçu en plein visage (le reste de la bombe) , heureusement nous ne sommes pas blessés.
Mais je suis sous le choc. Toute cette soirée était si fasciste. Un vrai état policier.

Pawly.

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