Témoignages d'abus policiers

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"Poivre moé ça"

22 Mai 2012

Vers 2:00 un policier asperge une jeune fille de poivre de manière totalement gratuite et inutile. On peut entendre l'autre policier dire "poivre moé ça". Il semble que la décision de la poivrer était déjà prise même si la jeune fille ne représentait aucune menace et avait décidée de bouger... J'aimerais bien avoir le no. de matricule de ce policier!

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J'suis sûr que les gangs de rue sont plus respectueux que ça

22 Mai 2012

Vers 24h15, moi et mes amis sommes sortie des foufounes électriques, sur ste-catherine. Un petit arrête a la pizzeria d'en face, mon amie achète une bière et nous sommes repartie vers mon auto. au coin de ste-catherine et de bullion, 5 policiers de l'escouade anti-émeute qui arrivait de la rue de bullion on tournée vers nous. nous étions face a face. Mon amie qui était sous l’effet de l'alcool gambadait joyeusement et a donné une ''tappe'' sur l'épaule d'un des policiers en lui disant des encouragements sarcastiques. Le policier l'a alors attrapée et tous ses collèges se sont jeté sur elle. Ils l'on plaqué sur le mur, lui tordant le bras dans le dos et éclaté sa bière par terre. en un instant, 5 autos de polices était la, une quinzaine de policiers se lançant sur nous en nous poussant et nous disant de partir.la soeur de mon amie paniquait, elle criait au policier de laisser sa soeur tranquille. j'entendait mon amie s'excusé au policier et elle leur répétait qu'ils allaient lui casser le bras.j'essayait de garder mon calme et j'ai essayer de parler calmement a un des policiers. Il m'a expliqué que mon amie allait être emmené au poste pour une duré de 4h et qu'elle allait devoir passer en cour le lendemain. Tout d'un coup, ils on lâché mon amie et s'en son prit a sa soeur.La même chose se reproduit.5 Policiers s'en prennent a elle de la même manière. Le policier devant moi me dit que finalement, c'était elle qu'on allait emporté, pour entrave a un arrestation. les autres policiers nous poussent violament de l,autre coté de la rue, nous disant de s'en aller si l'on ne voulait pas de problème. Mais qu'elle personne laisserait une amie comme ça? On leur criait de la lâcher et qu'on avait rien fait de mal. Ils finissent par la lâcher après 5-10 minutes. elle recevra bientôt une amende par la poste. Les policiers ne lui on même pas indiqué pourquoi ils lui donnait cette infraction. Elle nous rejoint. Mon ami continu à les insulter pendant que nous quittons. Les policiers se sont mit en ligne sur le trottoir et s’avançaient vers nous en cognant avec leur matraque. mon ami essayait de leur faire comprendre a quelle point toute cette situation était inutile et violente pour une simple tape sur une épaule .il était maintenant a deux pouces du visage du policier qui avançait toujours vers nous. il continuait a lui parler en reculant et en se protégeant pendant que le policier le frappait avec sa matraque. après avoir enfin réussi a ''décoller'' mon ami de sa discussion intense avec le policier, nous somme parti a la course et les policiers on cessé de nous suivre. Ce soir la il y avait une manifestation étudiante, mais nous n'y sommes pas allés, nous étions au bar, on nous a dit peu de temps après que la manifestation était déjà fini depuis 1h. nous n'avions même pas vu de manifestants de la soirée. Avec nous il n'y avait qu'une étudiante qui ne manifestait pas ce soir la. je viens d'abitibi, quand je suis parti de chez moi, on ma dit de me méfier des grandes villes, des itinérants et des gangs de rue, je n'ai pas peur d'eux, j'ai peur de la police, ceux qui sont supposé faire régner la paix et l'ordre se sont attaqué à de simples citoyens qui voulaient rentrer chez eux. j'aurais compris que l'on donne un amende pour avoir bu de la bière dans la rue, mais sauter à 5 sur une fille d'environ 110 livres pour une tape sur l'épaule... j'suis sûr que même les gangs de rue sont plus respectueux que ça.

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Ils foncent littéralement sur un homme adossé à un arbre et le terrassent

21 Mai 2012

En cinq minutes, deux arrestations arbitraires, d'une brutalité assez inouïe.

1/ Près de la station Berri, on vient de fermer le parc Émilie-Gamelin. Nous ne sommes pas particulièrement nombreux, la manifestation (du moins un des groupes de manifestants) se passe à l'angle suivant, Saint-Laurent et Sainte-Catherine. On peut distinguer les policiers à cheval, le barrage, la fumée des fumigènes peut-être, l'odeur de gaz irritant. Je n'ai pas vu ce qu'il se passait mais on voit tout à coup un homme habillé de sorte qu'on ne voit que ses yeux courir dans notre direction. Pourchassé par deux policiers à vélo. Quelques personnes à côté de moi et moi-même nous tassons pour laisser le passage aux policiers qui s'en viennent à toute vitesse. Et là??? Ils foncent littéralement sur un homme adossé à un arbre et le terrassent. Le "ninja" a filé, non sans être passé devant quelques policiers imperturbables en faction devant la station Berri, coin Ste-Catherine et Berri. Nous sommes quelques-uns à avoir assisté, incrédules, à la scène.

2/ Pas longtemps après, 5-10 minutes maximum, un jeune homme, chandail noir et carré rouge finit de traverser la rue Sainte-Catherine, accompagné d'une personne, pas une certitude qu'ils soient "ensemble" mais ils traversaient avec quelques autres piétons. Un policier l'arrête, regarde son chandail, le jeune homme semble perplexe, regarde le texte inscrit sur son propre t-shirt noir (qui n'a aucun rapport avec la contestation étudiante) et son carré rouge. Et ni une ni deux, le policier l'attrape et le jeune se retrouve dos au policier qui se sert de sa matraque pour le neutraliser en l'appuyant fortement sur sa gorge. D'autres agents du SPVM à la "rescousse" (le jeune : petit gabarit, pas grand, pas costaud), j'entends le manifestant (qui ne manifestait pas du tout à ce moment-là) qui crie "mais j'ai rien faite". (Ce qui était vrai, à moins qu'ils aient reconnu son chandail lors d'un acte antérieur, il était passé 22h30 et il y avait déjà eu d'autres altercations manifestants vs policiers).
Ils l'entraînent donc, plusieurs policiers, dans la station de métro et le maintiendront là avec une force clairement exagérée. On nous dit de circuler. Et une non-obtempération aurait très probablement résulté en une arrestation. Nous obtempérons.

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Dans les médias, on ne parlera probablement jamais de tout ça

20 Mai 2012

Il s'est fait matraquer crissement intensément par plusieurs policiers au Parc Berri, s'est fait menotter, il est resté inconscient par terre pendant plusieurs minutes, le sang lui sortait de la bouche, jusqu'a ce qu'une ambulance arrive... Dans les médias, on ne parlera probablement jamais de tout ça, on n'aura probablement jamais non plus de nouvelles de son état. Comme, d'ailleurs, tout une impressionnante panoplie de blessés (des manifs) dont les médias n'ont jamais parlé... Ça ferait trop mauvaise figure, j'imagine.

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Réponse du gouvernement ce soir : ma première expérience de brutalité policière

16 Mai 2012

Vers 00h30, une bombe assourdissante a explosé à 5 pieds dans les airs de mon visage. La poudre m'a giclé au visage. Étouffé, j'ai marché moins rapidement et me suis retrouvé isolé derrière la foule. Quelques minutes plus tard, une ligne de policiers m'a chargé de dos, j'ai revolé par terre, mes lunettes aussi. En me relevant, je me suis fait encerclé par trois policiers qui m'ont matraqué solide, un policier derrière moi m'a donné un coup de pied dans les parties. J'ai environ une dizaine d'ecchymose et un bon mal de dos.

La vie est bonne malgré tout. Après avoir expliqué que je ne bougeais pas parce que je voyais clairement ma paire de lunettes entre les deux pieds d'un agent de police, un de ses collègues me l'a remise. Quelques coins de rue plus tard, à mes pieds, j'ai trouvé une jolie rose blanche. La vie m'a sourit. Elle sent si bon, j'y vois la providence pour panser mon coeur.

Est-ce que tout ça en vaut le coup? Oui, sans bronché. Qu'un gouvernement corrompu finance à coups de milliards des infrastructures de transport, de sports et de loisirs... mais qu'il ne trouve pas 240 millions à investir en éducation... Tout simplement parce qu'il souhaite que le peuple se complaise dans la médiocrité me dégoûte. Et qu'il pousse le mépris en jouant la ligne dure me dépasse.

Bonne nuit chers compatriotes! J'ai toujours pensé que la politique se jouait par les idées, la joute oratoire et l'écoute du peuple. Et j'y crois encore.

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