Toi ! On va se revoir dans une ruelle bientôt !

warning: Creating default object from empty value in /var/www/drupal-6.28/sites/all/modules/views/includes/handlers.inc on line 652.
Date de l'événement: 
15 Mars 2013

Écrit avec mes mains froides, engourdies, douloureuses et presque plus de sensation dans les pouces, 3 jours après le traitement que le SPVM m’a réservé, dont la coupure de la circulation du sang dans mes mains pendant plus de 2 heures malgré mes demandes répétées de changer mon "tie wrap" à plus de 30 policiers. Le matricule 5858 a fait une prise avec mes mains, me faisant hurler de douleur à plusieurs reprises alors que Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, était à une dizaine de mètre de là. Il entendait. Il voyait. Il n'est pas intervenu.

Écrit à l'aide de notes prises quelques heures après ma remise en liberté et certains vidéos de mon arrestation.

Merci de lire et de partager, à tous mes camarades du fourgon, à tous ceux qui prennent la rue, à tous ceux qui rapportent ces événements et à tous ceux qui me supportent.

-------------------

En repensant à la manifestation contre la brutalité policière de 2012, je me souviens d’un journaliste qui était équipé comme un reporter de guerre : veste par balle, casque en métal, etc. Effectivement, il n’avait pas tort d’être ainsi, car lorsque la police a décidé de charger les manifestants et d’utiliser leurs grenades, on se sentait vraiment au milieu d’une guerre. Non, pas une guerre. Une attaque, illégitime. Quand d’un côté tu as des policiers habillés comme s’il partait pour la guerre en Irak et que de l’autre côté tu as des citoyens non-armés, c’est une attaque, injustifiée, cruelle, aucunement valable, excessive, bref, la liste des adjectifs peut être longue.

Je donc décidai de me protéger pour couvrir la manifestation : plastron et épaulettes, jambières et « jackstrap » tout droit sorti de mon équipement de hockey. À cela j’ajoute les lunettes de ski (dois-je vous rappeler qu’un étudiant a perdu un œil le 07 mars 2012, et j’étais présent; une de mes photographies a été publiée en page 03 du Journal Métro édition du 08 mars 2012), masque à poussière trempé dans du jus de citron à l’intérieur d’un sac hermétique dans une poche de mon manteau, au cas où je fais face à des gaz. Je veux être protégé pour être le plus près du « feu de l’action » et rapporter la brutalité policière. C’est également pratique quand la police décide de te matraquer pour aucune raison valable après la manifestation lorsque tu es sur le chemin de retour vers ton chez-soi…ça m’est arrivé le 15 mars 2012. Mais j’ai eu plus de chance que ceux qui marchaient à mes côtés. Eux, ils ont aussi goûté au poivre. 15 policiers, nous étions 5. Moi je pèse 140 lbs, un policier avec son équipement lui fait combien d’après vous?

Alors cette année, j’étais mieux équipé. Mieux équipé pour manger les coups (le 07 mars 2012, j’ai reçu des coups de bouclier et des menaces de « péter ma caméra ») et mieux équipé pour filmer les crimes des agents du SPVM. Aussi, une banane, une orange et une bouteille d’eau pour un peu d’énergie plus tard en soirée. Sans oublier un linge à vaisselle pour essuyer les lentilles et boitiers des caméras.

Malheureusement, arrivé sur place entre 17h00 et 17h05, je me fais interpeller par une dizaine de policiers alors que je passe devant eux. On m’accuse alors de porter des lunettes de ski. J’explique que je suis présent en tant que média et le fait que j’ai une caméra 1 pied au-dessus de ma tête ainsi qu’une autre dans mes mains me semble plutôt évident. Mais c’est inutile, ils ridiculisent le fait que je sois un média citoyen et me mettent les mains derrière le dos et les attachent avec un énorme "tie wrap". Je continue de leur expliquer que je suis un média citoyen et qu’il n’y a pas lieu de m’arrêter mais ils resserrent alors mon "tie wrap", encore plus lorsqu’ils découvrent que j’ai de la protection en dessous de mon manteau, rendant ma situation très douloureuse.

Je décide alors de m’exprimer à haute voix en répétant sans arrêt : « Le "tie wrap" est douloureux. Je demande à ce qu’il soit remplacé. Je n’ai commis aucun crime. Je ne suis pas dangereux. Je suis venu en tant que média.». L’attention des gens se tournent alors vers moi. Je sais qu’au moins une caméra d’un média de masse (Radio-Canada) m’a filmé, ainsi qu’un média d’un réseau anglophone, mais je ne me rappelle plus lequel. Des citoyens ont aussi filmés. Je suis situé alors au coin des rues Ontario et Clark. Lorsqu’ils ont constaté que j’attirais l’attention, ils m’ont transporté à un fourgon situé une rue plus bas. Ma caméra GoPro est alors toujours sur mon casque et filme au moins depuis le début de mon arrestation.

Arrivé derrière le fourgon, je demande à nouveau à plusieurs reprises à ce qu’on me desserre le "tie wrap" à plusieurs reprises à très haute voix car c’est très douloureux et je mentionne également que je n’ai pas commis de crime et que je suis venu en tant que média. C’est alors que le matricule 5858 resserre le "tie wrap" à nouveau et applique une prise difficile à décrire avec mes pouces mais qui est atrocement douloureuse. Je me mets à hurler de douleur. Les policiers se regroupent autour de moi pour bloquer le plus possible la vue de l’extérieur. Le caméraman qui filme la scène est alors dérangé afin que la vue et le son lui soit bloquée. Heureusement, mes cris sont perceptibles. De plus, Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, est alors à une dizaine de mètres de moi et regarde dans ma direction alors que je hurle de douleur. Il n’intervient pas et s’en va plus loin.

On m’enlève mon casque, on me fouille et j’explique que je suis là en tant que média. Un homme arrive alors à mes côtés et me demande pour quel média je travaille. Je lui dis que je suis un média citoyen. Il me demande alors pour lequel. Je lui mentionne que je le fais en mon propre nom. Il s’exclame alors : « Pffffffffffffff…. » et repart aussitôt.

Les policiers en me fouillant découvrent mon plastron, jambière et « jackstrap ». Il baisse alors mes pantalons à mes genoux et me laissent ainsi. Je regarde à mes pieds et je remarque soudainement qu’un policier, de son énorme botte noire, est sur le point de m’écraser le pied gauche. Je déplace mon pied, il essaie de nouveau de m’écraser le pied, je le regarde dans les yeux et l’avertit qu’il n’a pas le droit de faire ça. Il s’éloigne. Un autre policier s’approche et me dit d’un ton menaçant : « C’est avec moi que tu vas passer la soirée. On va avoir du fun. »

On m’envoie ensuite dans le fourgon. Soudainement arrive une jeune femme saignant beaucoup près de l’œil ainsi qu’à l’un de ses genoux. J’entends dire qu’elle aurait été projetée par terre par les policiers.

Nous continuons d’attendre parce que les policiers veulent remplir le fourgon avant de partir et mes mains me font atrocement mal. Je demande à plusieurs reprises, et ce à plusieurs policiers, le tout en montrant mes mains, de remplacer mon "tie wrap" parce que je n’ai plus de circulation dans les mains depuis un bon moment. Ils ont tous tourné au ridicule et/ou minimiser ma situation et certains ont même démontré du plaisir à me voir souffrir.

Après un certain temps, le fourgon est rempli, nous sommes approximativement une dizaine. Destination, aucune idée à ce moment (finalement nous avons été transporté dans un bâtiment près du coin de l’Avenue Christophe Colomb et du Boulevard Métropolitain). Durant le transport, ils mettent la radio. On entend Paul Arcand en entrevue avec une personne dont je ne me souviens plus le nom. Le deux policiers à l’avant se félicitent du nombre de manifestants arrêtés mentionné à la radio et parlent à quel point ils sont satisfaits des arguments donnés pour camoufler la réalité.

Arrivés à destination, nous attendons encore longtemps. Je mentionne à nouveau à plusieurs reprises, en montrant mes mains aux policiers et en leur mentionnant que je n’ai plus de circulation dans les mains, que c’est très douloureux et que je demande à ce qu’il soit remplacé. De plus, je leur mentionne qu’ils seront tenus responsables des conséquences en cas de refus. La plupart accepte la responsabilité tout en refusant d’opérer. Il y en a au moins un qui s’amuse de ma situation.

Je ne me souviens plus à quel moment, mais ils finissent par sortir la jeune femme qu’ils ont blessé pour l’amener à l’hôpital.

Lorsque nous sommes plus que 5 dans le fourgon, ils décident de tous nous en faire sortir et nous demande de nous agenouiller le long d’un mur. Peu de temps après, 3 hommes viennent pour m’enlever mon tie-wrap avec une paire de pince. Lorsque je présente mes mains à ces hommes, ils s’exclament : « Holy shit! Comment veux-tu qu’on enlève ça!?! ». Ils coupent alors la section qui relie mes deux mains. Je peux alors voir mes mains. La peau de mes poignets est toute pliée, la couleur est affreuse. Il n’y a aucune place entre le plastique et ma peau, et le tie-wrap compresse fortement mes poignets. Ils doivent appuyer avec la pince sur mon poignet pour tenter d’avoir un peu d’espace pour couper. La douleur est atroce. Je hurle. On me libère enfin la main droite. Qu’elle délivrance mais quel supplice en même temps! Je suis plié. Je tends l’autre main, on me la libère. J’estime à 2h30 la durée du manque de circulation sanguine dans mes mains.

Un peu plus loin, dans le garage, on me demande d’identifier quel sac contient mes objets personnels. Je l’identifie. On me demande si tout est là. Je ne peux ni confirmer ni infirmer car je ne peux pas tout voir (mes cartes mémoires sont-elles encore dans mes appareils, etc.) et on ne me donne pas l’autorisation de toucher quoi que ce soit. On me prend ensuite en photographie. Face. Droite. Derrière.

On m’amène ensuite à un comptoir où on me fouille à nouveau et je perds mes camarades de vue; ils étaient encore à genoux dos au mur. Une femme me pose des questions sur mon identité. Je donne mon nom et coordonnées. Lorsqu’ils s’aperçoivent de l’équipement de protection que je porte, ils font plusieurs allusions au pourquoi de ma présence à la manifestation. Je mentionne que j’étais là en tant que média citoyen. Ils en rient. Puis, ils font des remarques menaçantes concernant le traitement qu’ils vont me réserver. Des menaces physiques et à connotation sexuelles. Je suis choqué, étonné, comment peuvent-ils agir ainsi?!

Une autre femme fouille mes objets. Elles démontent mes caméras et sortent les cartes mémoires. Ils trouvent aussi mon cellulaire. Un policier demande à une autre femme derrière le comptoir s’il a l’autorisation d’accéder à mon cellulaire et à mes cartes mémoires. Elle ne répond pas mais lui fait un sourire et un clin d’œil. On me montre un petit tas d’argent (environ 15$) et me demande si c’est tout l’argent que j’ai. Je lui réponds que je ne sais pas et au même moment, un policier échappe au sol, de mon pantalon qu’il tient dans les mains, pour environ 10$ de petite monnaie au sol. Je mentionne alors que s’il ne perd pas tout mon argent, je risque peut-être de le récupérer. Commentaire non apprécié.

Il me demande ensuite d’enlever mes souliers, il commence à défaire les lacets de l’un, me tend l’autre et me dit d’enlever le lacet. Je refuse. Il me dit que si je ne le fais pas, il va couper le lacet avec une paire de ciseau. Je lui demande pourquoi. Il me répond qu’ils n’ont pas le temps de les enlever. Je refuse à nouveau et une femme derrière le comptoir prend mon soulier, me dit que si ça me cause problème, j’ai juste à faire une demande de remboursement de lacet à la Ville puis coupe mon lacet. C’est à ce moment que je pense : « Putin! Ça leur prend 30 secondes pour couper mon lacet. Ça en aurait pris 1 minute pour l’enlever. Mais ça a pris 2h30 pour qu’on enlève mon tie-wrap qui coupait la circulation sanguine à mes mains. Où est la logique? »

Je me retourne vers la policière qui me posait des questions sur mon identité car elle prend en note ce qu’il y a de présent comme objets personnels. Je lis ce qu’elle écrit pour m’assurer qu’il y a tout ce que j’avais. Il en manque. Puis je lui dis : « Tu sais, j’étais un étudiant modèle avant. ». Elle me répond : « Quoi, tu n’es plus modèle aujourd’hui? ». Je rétorque : « Non, je ne suis plus étudiant » et je lui fais ensuite remarquer une faute d’orthographe parmi la quantité d’incalculable de son rapport. Commentaires pas du tout appréciés. Les policiers se frustrent, et me disent : « Ok, c’est terminé pour toi! » et on m’envoi directement dans une cellule.

Je suis content de retrouver mes camarades du fourgon, tout comme eux sont contents de me retrouver. Nous prenons alors le temps d’avoir d’excellentes discussions, de se remonter le moral, d’accueillir les nouveaux arrivants en cellule, de les rassurer et de leur donner des conseils sur leur cas. L’ambiance est très bonne entre nous, malgré la frustration, la fatigue et la faim. J’ai beaucoup d’estime pour eux, ils démontrent beaucoup d’intelligence. Nous n’aurons aucune nourriture.

Lorsqu’on vient me libérer, vers 22h30, je demande alors aux policiers : « J’ai donc le droit de sortir? ». Ils me répondent : « Oui. ». Je rétorque : « Alors est-ce que je peux rester, et quand je voudrai sortir, je vous appellerai. ». La réponse est directe : « Non, et si tu refuses de sortir, c’est moi qui entre te chercher. » Je coopère.

On me donne ma contravention (637$, RRVM C.P-6, article 3.2) et un gros sac en plastique transparent avec mes effets personnels. Je demande à vérifier que tout y soit avant de partir. On m’y refuse. (Je constaterai plus tard qu’ils ont conservé la carte mémoire de 64Go de ma caméra GoPro qui avait filmé une partie de mon arrestation. 80$ dans le trou et du contenu vidéo que j’aimerais bien voir, tout comme vous.)

Je me permets de saluer le tas de policiers à la sortie en leur mentionnant à quel point je suis triste. Triste de les voir abaissés à faire un tel travail. Réaction explosive de leur part. Je pousse les portes vers ma liberté. Avant qu’elles ne se referment, le policier qui avait échappé pour 10$ de monnaie au sol m’interpelle. Lorsque je me retourne, il me lance : « Toi! On va se revoir dans une ruelle bientôt! ». Les portes se referment. Je suis stupéfait.

Autres témoignages d'abus policiers

Vous avez été victime d’un abus policier ?

Dénoncez-le ! Publiez votre témoignage

Incidents du 14 juillet, 2016

Date de l'événement: 
14 Juillet 2016

nous étions ma femme et moi à l'angle du boul. St-Joseph et Fullum en direction ouest et nous nous préparions à tourner en direction sud, sur la rue Fullum. Une auto-patrouille venant en direction opposé sur St-Joseph se dirigeant vers l'est, à tourné à droite au coin de Fullum en direction sud et nous l’avons suivi. À notre grand désarroi et notre incompréhension l'auto-patrouille à commencé à circuler entre 5 et 7 km/h, nous forçant à la suivre à cette vitesse. Nous ne comprenions pas ce manège. L’auto patrouille circulait à cette allure sans gyrophares et sans clignotants d'urgence et les policiers ne semblaient pas être sur une opération. Pourtant, selon l'article 331 du code de sécurité routière un véhicule circulant à de telles vitesses doit actionner des clignotants d’urgence, encore plus une auto-patrouille! (Article 331 <> deux voyous, en uniforme de voyous, qui n’avaient aucun respect pour les honnêtes citoyens et qui prétendent faire respecter la loi. Nous croyons qu’ils devraient être plutôt des exemples de conduite et d’attitude. Sont-ils à l’abri des lois et règlements? (article 331) Cet incident est un cas d’abus de pouvoir et d’abus d'autorité. Ces agents n’ont pas fait preuve du professionnalisme auquel on se serait attendu. Ils sont là pour protéger les citoyens et non pour les traumatiser et les harceler. Nous ne mettons pas tous les policiers dans le même panier par contre notre respect pour ceux-ci en a pris un coup. Nous sommes deux retraités avec des moyens financiers très réduits, nous ne pouvons pas nous permettre de payer de telles contraventions d’autant plus qu’elles sont injustifiées et arbitraires. Je suis respectueux de la loi et je me conforme religieusement au code de sécurité routière. Au visionnement de mon dossier de conducteur vous constaterez qu’il est sans faute depuis plusieurs décennies. C’est pourquoi nous faisons une plainte en déontologie.

Jean-Pierre Péloquin et Colette Trudel

Témoignage

J'appelle le premier policier l'arrogant car il n'a jamais voulu donner son nom et son matricule.

7 juillet 2016
Aux alentours de 22h30
Sur Grande-Allée fermée aux autos
Rue piétonne pour le festival d'été

Nous revenons très joyeux mon copain et 2 de mes garçons ( 16 et 22 ans) et avec Emma la blonde de mon fils Xavier qui a 16 ans.

Très à jeun car on a pris seulement 3 bières chacun au show de Gabriel et Sting. Nous sommes allés à pieds, car mon conjoint a un condo sur Quartier.

Donc, avant la fin du spectacle, on revient vers Cartier.
Nous marchons sur Grande-Allée.
À l'angle de Georges 5
Et Grande-Allée une voiture manque nous écraser car pas supposée d'être là d'après nous c'est une rue piétonne pour le festival.
Au-dessus de 6 policiers sont attroupés pour surveiller les gens!

La voiture passe en manquant de nous écraser et Bernard (mon chum) m'arrête même avec son bras pour pas que je me fasse écraser par cette voiture!

Bernard fait à semblant de donner un coup de pied à la voiture qui nous coupe comme piétons, mais aucunement, il atteint la voiture!

Un des 6 policiers attroupé nous avertis très fortement avec arrogance que mon chum n'avait pas à faire ce geste de coup de pieds! Bien sûr, on essaie de se défendre car on a failli se faire renverser par une voiture ( qu'aucun des 6 policiers n'a vu d'ailleurs et pourtant tout s'est passé sous leurs yeux!)
Donc Bernard et moi on explique qu'il n'a pas à être arrogant envers nous...car on n'est aucunement en tort! La voiture a fait aucun stop malgré les clignotants rouges qui indiquent de faire un arrêt!

Le policier arrogant nous dit que Bernard n'avait pas à faire ce geste de coup de pied car ça prouve qu'il est en état d'ébriété!
On lui explique qu'on a pris juste 3 bières mais le policier continue de nous narguer et nous dit qu'on est en faute.
Quand je vois que l'escalade de l'argumentation augmente entre le policier et mon conjoint, je tire par le bras mon chum en lui disant:
Laisse-faire chéri, ça donne rien...ils sont innocents et ils ne savent pas ce qu'ils font!
Quand je dis ça, je le dis à mon chum environ à 20 pieds de l'attroupement des policiers!

On continue de marcher sur Grande-Allée avec les enfants et 2 policiers (l'arrogant et un autre) nous suivent en m'interpellant moi pour me donner une contravention à cause que j'ai dit: viens-t-en, ils sont innocents ( innocent dans le dictionnaire a plusieurs définitions.

Bref, on n'en revient pas qu'ils nous harcèlent pour me donner une contravention...mon chum tente d'argumenter encore car nous vivons une injustice totale et il dit au policier toujours très arrogant:
T'es hot toi donner une contravention à ma blonde qui a juste tiré après mon bras pour que l'escalade de la violence arrête...
Non seulement on n'est aucunement en tort pour la voiture qui a pas fait son stop et qu'aucun policier sur les 6 semble avoir vu mais en plus, les policiers nous suivent pour attiser cette escalade de violence envers nous!
Le policier arrogant dit que mon chum l'a traité d'esti de cave et pourtant mon conjoint a dit l: esti t'es hot toi de t'en prendre à ma blonde!

( voir vidéo que j'ai pris car l'autre policier nous filmait et je lui ai dit tu as le droit de nous filmer donc nous aussi!
À ce moment, on était entourés comme de 8 policiers comme si nous étions des êtres dangereux!
Pourtant mon chum et moi, on l'appelait monsieur ( l'agent arrogant) et aucun geste de violence n'a été fait de notre part!

Bernard et moi on a aucun casier judiciaire et j'ai enseigné 27 ans au secondaire le français a des ados et jamais mes élèves m'ont manqué de respect à ce point! Je n'ai jamais eu de plainte de la part de mes élèves ou parents...au contraire...sans prétention j'ai été une prof très aimée par tous!
Je peux fournir la preuve que j'ai jamais eu de plaintes...au contraire, mon surnom est Mère Térésa! Trop gentille il paraît!

Donc, 8 policiers nous entourent!
Un des plus vieux policiers me dit de calmer mon chum pour ses arguments car il se retrouvera en prison!
Mes fils et ma belle-fille regardent cette scène d'intimidation que nous vivons avec ces policiers! Mo fils Cédrick de 22 ans me dit le lendemain: le policier te parlait tellement durement maman que ça me faisait mal en-dans car je sais que tu viens de sortir d'une relation avec un homme violent et voilà qu'un policier qui est supposé nous protéger bafouille de pauvres personnes innocentes, gratuitement!

Je finis par convaincre mon chum de lâcher prise!
On a remis nos papiers aux policiers pour qu'ils nous envoient nos tickets d'infraction et on est repartis ben découragés de cette situation intimidante et humiliante.

Les enfants décident de rentrer au condo sur Cartier et mon chum et moi, on décide d'aller au bar chansonnier la Piazz sur Grande-Allée pour nous calmer de ce fâcheux incident!
Alors c'est ce que nous faisons!
On reste au bar et on s'amuse et on finit par oublier un peu ce qui vient de se passer avec la police!

À 3h du matin, Bernard et moi on sort du bar main dans la main...on part se coucher à pied sur Cartier!

Ça fait pas 5 minutes qu'on marche...que 2 voitures de police s'arrêtent près de nous et là moi je suis tombée dans un cauchemar et mon chum aussi!

Les 4 policiers sortent
On n'a pas le temps de voir ou de dire quoi que ce soit aux policiers!
Mathieu Laplante Bélanger me frappe la tête sur la voiture de police...me tord les bras dans le dos pour me mettre les menottes très violemment...moi je pleure...
Je lui dis qu'il me fait mal et plus je le dis, plus il est violent.
Même chose du côté de mon chum!
Les policiers le tabassent et il ne se défend même pas!
Laplante Bélanger me pousse dans la voiture de police brutalement...menottée très serrée dans le dos...il ne me lit aucunement mes droits avant l'arrestation...je ne peux donc appeler aucun avocat pour toute cette injustice et cette brutalité policière carrément gratuite!

Dans l'auto de police, je pleure beaucoup et je vis un choc traumatique...
J'explique aux 2 policiers assez gentils eux ( L'agent Laplante mon agresseur est dans l'autre voiture avec mon conjoint)
Que je suis déjà sur l'IVAC pour avoir subi de la violence avec mon ex conjoint!

Le policier qui ne conduit pas, me dit: écoutez madame, on va aller vous mener sur Cartier chez votre conjoint et on va vous enlever les menottes...allez-vous rester calme?
Je leur réponds bien sûr...je me suis même pas débattue quand le méchant policier m'a arrêtée avec tant de violence et d'agressivité comment voulez-vous que je reste PAS calme si vous me les enlever...j'ai juste hâte que ce cauchemar arrête!

On a encore reçu 2 contraventions chacun mon conjoint et moi pour avoir mis le trouble dans la rue...
Et pourtant on s'en allait de coller à la maison main dans la main quand tout à coup sans raison, on a été carrément attaqués par des policiers qui nous ont jamais dit pourquoi nous étions arrêtés si sauvagement!!!
Un cauchemar!

Chantal Bond
Bernard Drolet

1464366512

Date de l'événement: 
11 Mai 2016

J'ai expliqué aux policiers que le racisme existe au Spvm.Les agents sont furieux et m'ont mis des menottes,ils me faisient mal aux bras.Ils me font monter dans l'auto-patrouille.Ils m'ont donné trois billets de contravention qui totalisent de 375$.

1463757642

Date de l'événement: 
17 Juin 2014

J'ai été victime du profilage racial de ses deux agents du Spvm.Ses deux agents m'ont fouillé et m'ont mis des menottes sans raison valable,je n'ai fait aucune menace contre eux.

1463373272

Date de l'événement: 
14 Mai 2015 - 15 Mai 2015

i was sequestered for 20 minutes and pressured into taking nude photographs by an employee of a depanneur. I was lured under the false pretense of being shown artwork up a staircase after which time the employee locked the door and refused to let me leave for over 20 minutes despite my repeated objections and requests to leave. He also rubbed my thighs and shoulders against my will and despite my objections. I went to report the event at the aforementioned station the sergeant in charged told me no crime had been committed and his colleague told my boyfriend to fuck off. He claimed it was consensual as i had agreed to accompany the gentlemen to see art despite the fact that this was a false pretense. he also claimed that the fact the man tried to offer me money for sex was not solicitation or criminal and the undesired physical assault was not a crime. I feel violated and betrayed by the police. Furthermore i sprained my ankle on the way out and the officers stood there laughing at me .