Témoignages d'abus policiers

Vous avez été victime d’un abus policier ?

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Récit d'une personne ayant subi, de façon très concrète, la répression contre les manifestants au G20 à Toronto en été 2010.

Je marchais dans la ville

Ils m'ont écrasé le visage contre le mur de brique

Ils ont fouillé mes poches et mon sac

Ils ont noté mes informations personnelles

Le lendemain matin ils nous ont réveillés avec leurs armes

Ils étaient entrés dans le gymnase

Ils nous ont interdit de bouger pendant quatre heures

Sans boire une gorgé d'eau sans manger ni aller aux toilettes

Mon frère s'est levé et a vomi

Ils nous ont fait sortir les uns après les autres

Ils nous ont menottés aux mains et aux pieds

Nous ont pris en photo

Ils nous ont mis dans un fourgonnette blindée

pour nous amener à l'autre bout de la ville

On se cognait à un mur puis à l'autre du blindé à chaque virage

Attachées aux mains et aux pieds

Des filles tombaient par terre

C'était la canicule

Nous suffoquions

Nous étions coupables d'assemblée illégale

Le véhicule s'est arrêté

À travers les murs on entendait une foule crier

Des gens frapper sur du métal

Un tonnerre de bruits de métal

La foule semblait crier pour demander de la nourriture

Ils nous ont laissées enfermées dans le véhicule pendant une heure

À suffoquer dans le noir et la chaleur étouffante

Ils ont ouvert les portes

Nous étions dans un ancien entrepôt de décors de cinéma

Ils avaient commandé des cages de métal

Avec des toilettes chimiques

Chaque cage était séparée des autres par des feuilles de tôle

Ils avaient construit des murs, des sections dans l'entrepôt énorme

Le processus avait ses étapes, avait été entièrement réfléchit

Dans la première cage nous étions plus d'une vingtaine de filles

Des militantes, des queers, des curieuses, des étudiantes, une activiste, des mères de famille,

des qui avaient étés arrêtées au coin de la rue en allant téléphoner, des femmes de tous les âges et de tous les genres

L'une d'entre elle avait besoin de ses médicaments

Elle était sur le point de s'évanouir

Nous avions les mains attachées serrées avec des tie-wraps

L'air climatisé congelait l'espace

Le plancher de béton était glacé

Il n'y avait qu'un banc trop petit pour se coucher

Une toilette chimique sans porte et sans papier

Et des verres de styromousse qui jonchaient le sol

Au bout de quelques heures

Tout le monde criait dans toutes les cellules

Ou pleurait

Des gens se pètaient des psychoses par manque de médication

Un homme à fauteuil roulant était passé menotté aux pieds

De temps à autre on voyait passer des nouveaux à travers les cages

Tout le monde frappaient les grillages pour l'accueillir et les feuilles de tôles qui nous séparaient faisaient un tintamarre d'enfer

Les policiers se foutaient de nos gueules dès qu'on leur demandait quoique ce soit

Ils bouffaient du chocolat devant nous et nous narguaient

Parfois, entre les cages, certains se mettaient à dix pour hurler un nom en l'air

Cinq secondes plus tard, on entendait dix autres s'étant mis ensemble pour répondre à l'appel

Des frères et des soeurs s'appelaient, des amoureux, des amis

Ils m'ont sortie pour m'amener dans une autre section

Ils m'ont ordonné de me déshabiller

Dans une salle rudimentaire en presswood sans porte

Ils ont pris mes empruntes digitales et ma signature

Ils m'ont dis que j'étais coupable de conspiration

Puis m'ont ramenée dans une autre cage avec d'autres filles

Nous n'avions pas le droit de parler à un avocat

Ni de faire d'appel

Les policiers nous narguaient toujours

Mangeaient devant nous

Nous amenaient des tranches de pain blanc et une tranche de fromage kraft chaque douze heure

Nous n'en mangions même plus

Nous ne dormions pas

Nous ne savions plus le nombre d'heures depuis notre arrestation

Douze heures ou deux jours ?

Nous avions complètement perdu le sens de la temporalité

Claquer des dents de froid pendant combien de jours ?

Sous le néon constant et l'air climatisée

Le temps ne passait plus

Ils nous changeaient souvent de cellule

C'est tout ce qu'ils faisaient

Ils ne comprenaient rien

Ils nous disaient n'importe quoi

Nous faisaient toujours des faux-espoirs

Qui se brisaient à chaque changement de cellule

Ils venaient crier des noms

Et une à une toutes elles partaient

Sauf moi

Ils nous ont remises dans le blindé pour encore nous déplacer ailleurs

Nous voulions obsessivement savoir quand serait le procès

La fin du cauchemard

Comme si nous n'y croyions plus

Il n'y avait plus rien là-bas que nous aurions pu croire

Ils nous ont envoyé dans un centre de détention de femmes

C'était de pire en pire

Elles nous ont confisqué nos vêtements et vêtues de cotton watté vert forêt

Nous ont confisqué nos souliers

M'ont coupé les cheveux pour en enlever les bijoux

Ont forcé pendant une demi-heure sur l'anneau dans mon nez, sans succès

Ont jeté mes effets personnels à la poubelle devant mes yeux et ont mis le reste dans un immense ziploc

Elles m'ont posé toutes les questions

Notant chaque réponse sur une grille

Elles étaient plus que rudes avec nous

Nous étions une dizaine de filles dans une cellule de cinq pieds carrés

Nous sommes restées là plusieurs heures

Puis elles nous ont remises dans le blindé

Pour ailleurs, mais nous savions qu'encore, ce serait pire

Les cellules du palais de justice

Il n'y avait personne

D'un côté il y avait une trentaine de filles dans un cellule

Dans l'autre une dizaine

Mais personne ne passait jamais

Il faisaient toujours aussi froid

Le néon trahissait toujours la temporalité

Empêchait de dormir

Coupait l'appétit

Ils ne nous apportaient plus rien à manger d'ailleurs

Nous ne pleurions même plus

Ils nous avaient dit : le procès, aujourd'hui

Mais comme la juge était fatiguée

Elle remit tout au lendemain

On se remit à crier

Personne ne vint

En toute une nuit

Au matin ils se remirent à appeler des noms qui

peu à peu

quittaient pour dehors

pour dehors vraiment ?

Le procès dans un cubicule vitré menotté aux pieds et aux mains

Théâtre incompréhensible dont tu n'es que le spectateur

Ton propre procès

Personne ne comprend plus rien

En te sortant ils font gaffe de te serrer le bras bien comme il faut

Et dehors : des amis des accolades et des clopes

Mais dehors : toujours la prison

À L'EXTÉRIEUR DES MURS DES PRISONS :

LA PRISON

 

 

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Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Pour avoir traversé à pied sur un feu rouge

(Témoignage pris de l'article suivant : http://tvanouvelles.ca/lcn/montopo/photo/archives/2011/08/20110801-18404...)

Marie Brais, une Longueuilloise de 57 ans qui habite tout près de l'entrée du pont Jacques-Cartier, se dirigeait peu avant 22h vers l'infrastructure afin de profiter de la dernière fin de semaine de l'événement.

«J'étais bien habillée pour l'occasion, j'écoutais la musique des Beatles, et je me dirigeais d'un bon pas vers le pont. C'est alors que j'ai remarqué qu'un policier me faisait signe.», a raconté Mme Brais, qui a affirmé croire, à cet instant, que l'agent lui demandait de porter une attention particulière à la signalisation, car elle avait traversé la rue Saint-Laurent au feu rouge, à l'intersection de la rue Sainte-Hélène.

«Je ne l'entendais pas vraiment à cause de la musique, mais le policier a continué à m'interpeller», a poursuivi la dame. C'est alors que ce dernier l'aurait rattrapée et lui aurait demandé de présenter ses pièces d'identité afin de lui remettre une contravention.

«Je n'ai pas mes papiers d'identité avec moi, car j'habite près du pont», lui aurait-elle répondu, en précisant son nom, avant de poursuivre sa route à l'issue d'une vive discussion avec le policier.

C'est alors que s'en serait suivie une arrestation musclée. «Il est arrivé dans mon dos, m'a prise par en arrière et a essayé de me tirer vers sa voiture», a relaté Mme Brais. Un deuxième policier serait alors venu en renfort, et l'altercation au sol aurait duré environ cinq minutes, selon la présumée victime.

«Je n'arrêtais pas de crier : ‘Lâchez-moi, lâchez-moi' pendant qu'ils me menottaient.» Elle aurait par la suite été conduite à l'auto-patrouille des policiers, où elle serait restée menottée pendant toute la durée des feux d'artifice, soit pendant une trentaine de minutes.

La dame a confié avoir reconnu son tort, mais a dénoncé la «violence» qu'auraient déployée les policiers. «Je me suis sentie agressée. Ils m'ont traitée comme une moins que rien.»

Des témoins «sous le choc»

Samedi soir, Marie-Ève Perrault et son époux, Karles Renaud, se rendaient également sur le pont Jacques-Cartier pour assister à la présentation des feux d'artifice. Le couple, qui était accompagné de ses quatre enfants en bas âge, dit avoir assisté, impuissant, à toute la scène.

«Les policiers nous ont demandé de circuler, parce qu'une intervention policière était en cours», a indiqué Mme Perrault, qui a envoyé plusieurs photos témoignant des blessures de Mme Brais à Mon Topo afin de dénoncer ce présumé cas de brutalité policière.

«La dame, qui a été propulsée sur l'asphalte par les policiers, s'en tire avec une méga-ecchymose au visage, les lunettes brisées, une dent cassée et les bras portant de multiples blessures», a fustigé la mère de famille.

Cette dernière a également raconté que son conjoint et elle ont assisté au spectacle de feux d'artifice contre leur gré, secoués par ce qui venait de se dérouler devant leurs yeux. Cette émotion était toujours bien vive lundi.

«Je suis encore sous le choc. Mon mari, mes filles et moi avons été témoins, samedi soir, de brutalité extrême faite par des policiers de Longueuil sur une dame dans la cinquantaine qui, selon eux, résistait à son arrestation pour avoir traversé à pied sur un feu rouge», a relaté Mme Perrault.

Ambulanciers

La présumée victime a indiqué que les policiers ont fait appel à une ambulance à l'issue de l'intervention afin qu'elle soit conduite à l'urgence pour soigner ses blessures, ce qu'elle a refusé. Elle gardait espoir de revoir des témoins des événements, a-t-elle dit.

Patrick Jasmin, relationniste pour la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) a d'ailleurs confirmé «qu'une dame avait refusé un transport en ambulance à l'heure et au lieu indiqués», refusant de donner plus de détails.

«Quand on a terminé de voir les feux, on est redescendu du pont à la recherche de la dame. On l'a retrouvée et l'avons raccompagnée chez elle», a expliqué Mme Brault. Les photos témoignant de ses blessures ont été captées à son domicile.

Enquête

Interrogée au sujet de cet incident, la police de Longueuil a confirmé qu'un événement impliquant une femme et des policiers avait bel et bien eu lieu samedi soir à l'intersection des rues Saint-Laurent et Sainte-Hélène.

«On veut savoir ce qui s'est passé. Une enquête a été ouverte aujourd'hui», a indiqué l'agent Karl Bérubé, responsable de l'unité des Affaires publiques, en fin d'après-midi. Mme Perrault et son époux ont d'ailleurs confirmé qu'un enquêteur les avait contactés afin d'obtenir leur version des faits.

(Crédit photo: Marie-Ève Perrault, Lavaltrie, via Mon Topo)

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Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Une main sur l'épaule

20 Janvier 2012

(témoignage provenant de l'article suivant :
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2012/02/20120206-1853...
http://tvanouvelles.ca/video/1437367526001/force-abusive-dun-policier/)

Une jeune femme de 19 ans de Dolbeau-Mostassini affirme avoir été victime de brutalité policière lors de son passage à Montréal, il y a deux semaines.

Le 20 janvier, Sophie Dumais-Parent sortait d'un bar du boulevard Saint-Laurent, à 3h, lorsqu'elle s'est aperçue que son frère avait été expulsé par un portier de l'endroit. Elle se serait alors approché de ce qu'elle croyait être un agent de sécurité qui lui tournait le dos et lui aurait posé une main sur une épaule.

L'homme se serait alors retourné avant de prendre Mme Dumais-Parent par les cheveux, de lui frotter la tête sur une grille métallique et de la projeter au sol. Il lui aurait également frappé la tête sur le sol glacé.

En se relevant, la jeune femme aurait frappé l'homme au visage dans le but de s'enfuir, mais ce dernier l'aurait de nouveau plaqué au sol en lui disant qu'elle venait de commettre des voies de fait sur un policier.

À la suite de l'intervention, Mme Dumais-Parent a été hospitalisée pour traiter un traumatisme crânien. Elle a aussi subi des engelures aux jambes et des ecchymoses aux bras. Dans son rapport, le médecin traitant a indiqué: «violence qui semble démesurée faite par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)».

Une plainte a été déposée en déontologie policière et la jeune plaignante souhaite que la vérité soit entendue.

«J'espère juste que la justice soit faite, qu'il soit sanctionné et que la plainte qui a été émise contre moi soit erronée et qu'on sache la vérité!»

Sophie Dumais-Parent doit quant à elle comparaître le 19 mars relativement à l'accusation de voies de fait sur un agent de la paix.

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

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Elle marchait un peu trop vite

(témoignage provenant de cet article de presse : http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/02/20110202-110607.html)

Je suis étudiante à l’UQAM, je sortais d’un cours et je marchais sur la rue Saint-Denis, a-t-elle expliqué. J’ai voulu traverser la rue Laurier. J’étais pressée. La lumière était verte, alors j’y suis allée, mais j’ai marché vite afin de ne pas arriver de l’autre côté au moment où la lumière serait rouge.»

C’est alors qu’une policière l’a interpellée. «Elle m’a dit: "avez-vous vu à quelle vitesse vous avez traversé?" Je ne comprenais pas de quoi elle m’accusait. Elle m’a demandé de lui donner une carte d’identité, ce que j’ai refusé de faire parce que je n’avais pas enfreint la loi. C’est là qu’elle m’a attrapé les mains.»

La policière a appelé une collègue, qui se trouvait à proximité. À deux, elles ont plaqué la jeune femme au sol. «Elles m’ont mis des menottes et m’ont assise sur la banquette arrière de la voiture de police. Je leur expliquais que les menottes me faisaient mal et elles m’ignoraient complètement. L’une d’elles m’a même injuriée. Elle a dit: "tabarn… elle en a donc ben, des livres" en fouillant mon sac à dos.

La jeune femme a subi des blessures au cours de l’intervention. «J’avais déjà eu une entorse cervicale lombaire, qui est revenue. Il y a beaucoup de policiers dans mon entourage, dont mon père. Quand je lui ai raconté mon histoire, il a dit que ça n’avait pas d’allure, que je devais porter plainte.»

Elle s’est présentée le lendemain au poste de quartier 37, sur la rue Laurier, pour y déposer une plainte en déontologie policière. Elle dit y avoir été bien reçue. Elle entamera une poursuite contre les policières.

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Driving While Brown

(testimony taken from CRARR website http://crarr.org/?q=node/19299)

A young biracial man (White-Latino) was driving home in his wife's car from a corner store in Laval, a municipality north of Montreal, accompanied by his male cousin, who is Latino. They had gone to buy eggs and bread for breakfast for the man's wife and two young children. Near the man's home, he and his cousin were tailed by the police. The man parked his car in front of his home and started walking to his front door, when he was rudely called over by two police officers still in their car. He asked the police officers why they wanted to see him and not given a motive, he calmly turned around and continued walking to his home. He was about to set down his groceries so that he could unlock his door when he was violently grabbed from behind by the two officers, dragged to the police vehicle, slammed on the hood of the vehicle, handcuffed, and then punched numerous times by one of the officers. His wife, who is White, ran downstairs to see what was going on. Horrified at the sight of one of the police officers punching her husband in the face, she asked the other officer about the grounds for her husband's arrest and assault, but was given no explanation except for an alleged faulty brake light on her car. When her husband cried out in pain and in fear, the officers threatened to taser him. The two officers then drove away with the young man, releasing him a couple of blocks away.

The officers then returned to the man's home and engaged with the wife, using rude language and still refusing to say why they arrested and assaulted her husband. They then gave her a ticket for faulty break lights and two tickets for her husband, with fines for using foul language against the police (while he was being assaulted without cause) and for driving without a license. The man's wife later checked her brake lights, which were, in fact, fully functional.

The man walked home in physical pain and psychologically shaken, and had to go to a medical clinic for treatment. The couple lives in a social housing complex, near an area known for criminal activity. The couple's two young children, aged 2 and 5, witnessed the incident and are now terrified of police officers. To this day, the couple does not know why he was arrested and violently beaten in front of his home.

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Any Negro Will Do

(testimony taken from CRARR website http://crarr.org/?q=node/19299)

In a case of Any Negro Will Do (a term to refer to the police practice of arresting a Black person based on a vague racialized suspect description), a young Black man was arrested in broad daylight in downtown Montreal by the police, while going shopping with a friend, and charged with theft. He was identified by police officers as the young Black man who had robbed someone downtown four months earlier; he protested, claiming total innocence and a case of mistaken identity. Not only was he charged, brought to the police station where he was detained for almost five hours, required to provide fingerprints and have a mugshot taken, but he was also banned from a wide area of downtown until his court date, which would be four weeks from the arrest. This sweeping police practice effectively aims to make downtown a “Black-free zone” (CRARR has documented numerous cases involving this practice). When his hearing took place, the charge was withdrawn by the Crown for a simple reason: the police got the wrong youth.

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STM finest

An English-speaking man who looks much younger than his age, Mr. V., then in his 50s, was on his way home from work when the incident occurred. He arrived at Lionel Groulx metro station close to midnight and was hurrying to catch his bus when he heard a voice mumble something in French. Mr. V., whose French is limited, did not realize that he had been addressed by an inspector of the Montreal Transit Authority (MTA), so he kept walking. He was then grabbed by the inspector and, within seconds, six other inspectors arrived and pushed him violently to a corner in the station. Although he displayed no resistance, the inspectors violently arrested Mr. V., handcuffed him, and dragged him into a closed room without informing him of the reason for his arrest.

The inspectors searched him and his bag. Despite finding his proof of payment, the inspectors continued questioning Mr. V. Afterwards, they slipped a $324 ticket (for obstructing an inspector’s work) into his coat pocket and led him into a public area where they uncuffed him. In a state of shock, Mr. V. asked the inspectors for an explanation; they grabbed him by the collar and forced him up the escalator towards the exit, threatening to give him another ticket if he did not leave. When he tried to ask again for an explanation, they threw him out of the station. It took Mr. V. almost half an hour to recover from the assault before he was able to take the bus home. Once he arrived at home, Mr. V. broke down. He was unable to sleep or go to work the next day.

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Violence gratuite du SPVM à l'encontre de manifestants contre la hausse des frais de scolarité

27 Janvier 2012

Une fois le micro bien rangé et les journalistes des médias corporatifs sur le chemin de leur prochaine nouvelle, un article fait état de "quelques bousculades entre policiers et manifestants".

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201201/27/0...

La violence policière de cette journée était en voie de passer, une fois de plus, dans le beurre. Mais un journaliste indépendant était présent aussi et a capté ces images. Une fois sur youtube, le vidéo a été visionnée par des milliers d'internaute et BOOM, c'est l'indignation. Le SPVM est sur le coup, les gens gueulent et la journaliste en question change de version des faits.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-dive...

Pour n'importe qui ayant l'habitude de manifester, surtout lorsqu'ils sont jeunes, ces images n'ont rien d'exceptionnel. Ce n'est pas là l'oeuvre d'une "pomme pourrite" au sein du SPVM mais bien le résultat prévisible d'un groupe de fier à bras armé ayant la violence comme principal outil de travail.

La seule différence entre cette manifestation et les autres, c'est qu'un citoyen concerné a su capter les images au bon moment. Pour en finir avec l'impunité, à vos caméras !

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Une baignade qui tourne mal

15 Juillet 2011

Un jour de l'été 2011, je m'en allais me baigner dans la piscine illegalement car il était passé l'heure mais c'est une piscine exterieure , et la police nous a pogné mais j'avais même pas eu le temps de me baigner et il arrive et me demande de sortir immediatement de là. Donc moi encore avec mon haut de maillot jleur dit 2 seconde je mes mon gilet . Aussitôt traversé de l'autre côté il me plaque contre le mur me sert le pognet. J'avais 2 amis cachés dans les buissons et mon copain qui a vu qu'on me plaquait est arrivé pour me défendre. Aussitôt arrivé il le traitre comme un criminel qui venait de tuer quelqu'un, lui font une jambette, le plaque au sol et il n'avait même pas encore eu le temps de rien dire .Ils ont donc commencé a lui donner des coups de pied et à le frapper à 4 sur lui .Pendant ce temps j'étais dans un char de police seule et je voyais tout ce qui se passais. Je pensais devenir folle de voir tout ces gestes posés contre lui quand il est coucher au sol et qu'il n'a rien fait .Quelques minutes plus tard il trouve mes 2 amis dans les buissons (un gars et une fille) il menotte mon amie, la laisse couché au sol pendant un bon 10 min à lui appuyer dans le dos avec leur genous alors qu'elle pese 115lbs et ils etaient 6 autour de elle a rire d'elle. Donc là nous à date, on a juste traversé une clôture illegalement et il y avait 5 chars de police pour 4 personnes. Il mon sortit du char à cause que je criais et que je voyais  trop bien mon copain se faire battre sans raison. On me lance sur le char et me menotte tellement serré que j'ai eu des marques pendant 1 mois. On me remet dans le char et on me dit d'attendre. Pendant ce temps mon ami gars filmait toute la scène du pourquoi on se faisait tabasser comme cela et quand ils ont vu qu'il filmait ils l'ont ramassé, ont brisé son cell, effacé la vidéo et il se sont mit 4 dessus dont 1 qui l'étranglait au 30 seconde et il ne se debattait pas encore. Ensuite ils nous ont laissé partir comme si rien n'était en nous disant qu'on allait avoir des tickets et ils ont gardé le gars qui filmait pour aller le porter loin de chez eux tout seul. Aujourdhui près de 6 mois plus tard, j'ai jamais reçu de ticket mais chaque fois que je vois la police ou que je dois traiter avec eux jai peur, jai tellement de haine envers eux, et je trouve pas normal que à 19 ans j'ai peur de la police. Oui les gens qui sont sensés me défendre me font peur depuis ce jour et depuis toutes les vidéo que j'ai vues. LA POLICE TRAITE DIFFÉREMMENT LES JEUNES, DONC AINSI LA SOCIETE CROIT PAS QUE LA POLICE SONT MÉCHANTS POUR NOUS MAIS TOUS LES JEUNES CONNAISSENT DES HISTOIRE QU'ILS NOUS ONT FAITES À NOUS OU À NOTRE ENTOURAGE QUI SONT PAS DU TOUT ACCEPTABLES DANS UNE SOCIÉTÉ QUI EST SENSÉE ËTRE UNE DEMOCRATIE .

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Marquage

25 Novembre 2011

When I was arrested at Occupy Montreal on the 25th of November 2011 They were taking my information. They wrote on my hand with a permanent marker and then after I felt something pointy and metallic scraping across my skin. I immediately asked "What are you doing" and they simply said we wrote on you with a pen and showed me a bunch of various pens in her hand. I didn't argue about it and I was unable to look at my hands as they were tied behind my back with zipties. As soon as I was released I looked at my hands and there was no ink on them from a pen. I began to worry and wonder what exactly did they do to me that prompted them to lie to me... it really was not a fun feeling. when I spoke about what happened a few hours later to a friend and my partner, the idea came about that perhaps it was something they used as a way to identify me. This morning we tested my hands under a black light and sure enough there was a number 2! The freaky thing is this is IN my skin, washing my hands and scrubbing with abrasives will not get this off.... perhaps in several months of my skin cells renewing themselves if will eventually fade. What ever ink that is in there is irritating my skin slightly and its a very terrible feeling that they put a substance in my body with out my consent and then later lied about it. This is a semi permanent alteration they did to me, if I go anywhere now with a black light this will show! -------------------- I called the SPVM today and after being on hold for over 10 minutes I explained what happened to me to the officer on the line. I was calm and explained I was concerned for my health because I was having a reaction to whatever it was they used... He told me he had no idea what I was talking about, that he never heard of that before ... I asked if it was possible to speak to some one who might know more and he said that there was no one ... he then said he needed to answer the other line and hung up ...... WTF

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