Témoignages d'abus policiers

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Toi ! On va se revoir dans une ruelle bientôt !

15 Mars 2013

Écrit avec mes mains froides, engourdies, douloureuses et presque plus de sensation dans les pouces, 3 jours après le traitement que le SPVM m’a réservé, dont la coupure de la circulation du sang dans mes mains pendant plus de 2 heures malgré mes demandes répétées de changer mon "tie wrap" à plus de 30 policiers. Le matricule 5858 a fait une prise avec mes mains, me faisant hurler de douleur à plusieurs reprises alors que Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, était à une dizaine de mètre de là. Il entendait. Il voyait. Il n'est pas intervenu.

Écrit à l'aide de notes prises quelques heures après ma remise en liberté et certains vidéos de mon arrestation.

Merci de lire et de partager, à tous mes camarades du fourgon, à tous ceux qui prennent la rue, à tous ceux qui rapportent ces événements et à tous ceux qui me supportent.

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En repensant à la manifestation contre la brutalité policière de 2012, je me souviens d’un journaliste qui était équipé comme un reporter de guerre : veste par balle, casque en métal, etc. Effectivement, il n’avait pas tort d’être ainsi, car lorsque la police a décidé de charger les manifestants et d’utiliser leurs grenades, on se sentait vraiment au milieu d’une guerre. Non, pas une guerre. Une attaque, illégitime. Quand d’un côté tu as des policiers habillés comme s’il partait pour la guerre en Irak et que de l’autre côté tu as des citoyens non-armés, c’est une attaque, injustifiée, cruelle, aucunement valable, excessive, bref, la liste des adjectifs peut être longue.

Je donc décidai de me protéger pour couvrir la manifestation : plastron et épaulettes, jambières et « jackstrap » tout droit sorti de mon équipement de hockey. À cela j’ajoute les lunettes de ski (dois-je vous rappeler qu’un étudiant a perdu un œil le 07 mars 2012, et j’étais présent; une de mes photographies a été publiée en page 03 du Journal Métro édition du 08 mars 2012), masque à poussière trempé dans du jus de citron à l’intérieur d’un sac hermétique dans une poche de mon manteau, au cas où je fais face à des gaz. Je veux être protégé pour être le plus près du « feu de l’action » et rapporter la brutalité policière. C’est également pratique quand la police décide de te matraquer pour aucune raison valable après la manifestation lorsque tu es sur le chemin de retour vers ton chez-soi…ça m’est arrivé le 15 mars 2012. Mais j’ai eu plus de chance que ceux qui marchaient à mes côtés. Eux, ils ont aussi goûté au poivre. 15 policiers, nous étions 5. Moi je pèse 140 lbs, un policier avec son équipement lui fait combien d’après vous?

Alors cette année, j’étais mieux équipé. Mieux équipé pour manger les coups (le 07 mars 2012, j’ai reçu des coups de bouclier et des menaces de « péter ma caméra ») et mieux équipé pour filmer les crimes des agents du SPVM. Aussi, une banane, une orange et une bouteille d’eau pour un peu d’énergie plus tard en soirée. Sans oublier un linge à vaisselle pour essuyer les lentilles et boitiers des caméras.

Malheureusement, arrivé sur place entre 17h00 et 17h05, je me fais interpeller par une dizaine de policiers alors que je passe devant eux. On m’accuse alors de porter des lunettes de ski. J’explique que je suis présent en tant que média et le fait que j’ai une caméra 1 pied au-dessus de ma tête ainsi qu’une autre dans mes mains me semble plutôt évident. Mais c’est inutile, ils ridiculisent le fait que je sois un média citoyen et me mettent les mains derrière le dos et les attachent avec un énorme "tie wrap". Je continue de leur expliquer que je suis un média citoyen et qu’il n’y a pas lieu de m’arrêter mais ils resserrent alors mon "tie wrap", encore plus lorsqu’ils découvrent que j’ai de la protection en dessous de mon manteau, rendant ma situation très douloureuse.

Je décide alors de m’exprimer à haute voix en répétant sans arrêt : « Le "tie wrap" est douloureux. Je demande à ce qu’il soit remplacé. Je n’ai commis aucun crime. Je ne suis pas dangereux. Je suis venu en tant que média.». L’attention des gens se tournent alors vers moi. Je sais qu’au moins une caméra d’un média de masse (Radio-Canada) m’a filmé, ainsi qu’un média d’un réseau anglophone, mais je ne me rappelle plus lequel. Des citoyens ont aussi filmés. Je suis situé alors au coin des rues Ontario et Clark. Lorsqu’ils ont constaté que j’attirais l’attention, ils m’ont transporté à un fourgon situé une rue plus bas. Ma caméra GoPro est alors toujours sur mon casque et filme au moins depuis le début de mon arrestation.

Arrivé derrière le fourgon, je demande à nouveau à plusieurs reprises à ce qu’on me desserre le "tie wrap" à plusieurs reprises à très haute voix car c’est très douloureux et je mentionne également que je n’ai pas commis de crime et que je suis venu en tant que média. C’est alors que le matricule 5858 resserre le "tie wrap" à nouveau et applique une prise difficile à décrire avec mes pouces mais qui est atrocement douloureuse. Je me mets à hurler de douleur. Les policiers se regroupent autour de moi pour bloquer le plus possible la vue de l’extérieur. Le caméraman qui filme la scène est alors dérangé afin que la vue et le son lui soit bloquée. Heureusement, mes cris sont perceptibles. De plus, Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, est alors à une dizaine de mètres de moi et regarde dans ma direction alors que je hurle de douleur. Il n’intervient pas et s’en va plus loin.

On m’enlève mon casque, on me fouille et j’explique que je suis là en tant que média. Un homme arrive alors à mes côtés et me demande pour quel média je travaille. Je lui dis que je suis un média citoyen. Il me demande alors pour lequel. Je lui mentionne que je le fais en mon propre nom. Il s’exclame alors : « Pffffffffffffff…. » et repart aussitôt.

Les policiers en me fouillant découvrent mon plastron, jambière et « jackstrap ». Il baisse alors mes pantalons à mes genoux et me laissent ainsi. Je regarde à mes pieds et je remarque soudainement qu’un policier, de son énorme botte noire, est sur le point de m’écraser le pied gauche. Je déplace mon pied, il essaie de nouveau de m’écraser le pied, je le regarde dans les yeux et l’avertit qu’il n’a pas le droit de faire ça. Il s’éloigne. Un autre policier s’approche et me dit d’un ton menaçant : « C’est avec moi que tu vas passer la soirée. On va avoir du fun. »

On m’envoie ensuite dans le fourgon. Soudainement arrive une jeune femme saignant beaucoup près de l’œil ainsi qu’à l’un de ses genoux. J’entends dire qu’elle aurait été projetée par terre par les policiers.

Nous continuons d’attendre parce que les policiers veulent remplir le fourgon avant de partir et mes mains me font atrocement mal. Je demande à plusieurs reprises, et ce à plusieurs policiers, le tout en montrant mes mains, de remplacer mon "tie wrap" parce que je n’ai plus de circulation dans les mains depuis un bon moment. Ils ont tous tourné au ridicule et/ou minimiser ma situation et certains ont même démontré du plaisir à me voir souffrir.

Après un certain temps, le fourgon est rempli, nous sommes approximativement une dizaine. Destination, aucune idée à ce moment (finalement nous avons été transporté dans un bâtiment près du coin de l’Avenue Christophe Colomb et du Boulevard Métropolitain). Durant le transport, ils mettent la radio. On entend Paul Arcand en entrevue avec une personne dont je ne me souviens plus le nom. Le deux policiers à l’avant se félicitent du nombre de manifestants arrêtés mentionné à la radio et parlent à quel point ils sont satisfaits des arguments donnés pour camoufler la réalité.

Arrivés à destination, nous attendons encore longtemps. Je mentionne à nouveau à plusieurs reprises, en montrant mes mains aux policiers et en leur mentionnant que je n’ai plus de circulation dans les mains, que c’est très douloureux et que je demande à ce qu’il soit remplacé. De plus, je leur mentionne qu’ils seront tenus responsables des conséquences en cas de refus. La plupart accepte la responsabilité tout en refusant d’opérer. Il y en a au moins un qui s’amuse de ma situation.

Je ne me souviens plus à quel moment, mais ils finissent par sortir la jeune femme qu’ils ont blessé pour l’amener à l’hôpital.

Lorsque nous sommes plus que 5 dans le fourgon, ils décident de tous nous en faire sortir et nous demande de nous agenouiller le long d’un mur. Peu de temps après, 3 hommes viennent pour m’enlever mon tie-wrap avec une paire de pince. Lorsque je présente mes mains à ces hommes, ils s’exclament : « Holy shit! Comment veux-tu qu’on enlève ça!?! ». Ils coupent alors la section qui relie mes deux mains. Je peux alors voir mes mains. La peau de mes poignets est toute pliée, la couleur est affreuse. Il n’y a aucune place entre le plastique et ma peau, et le tie-wrap compresse fortement mes poignets. Ils doivent appuyer avec la pince sur mon poignet pour tenter d’avoir un peu d’espace pour couper. La douleur est atroce. Je hurle. On me libère enfin la main droite. Qu’elle délivrance mais quel supplice en même temps! Je suis plié. Je tends l’autre main, on me la libère. J’estime à 2h30 la durée du manque de circulation sanguine dans mes mains.

Un peu plus loin, dans le garage, on me demande d’identifier quel sac contient mes objets personnels. Je l’identifie. On me demande si tout est là. Je ne peux ni confirmer ni infirmer car je ne peux pas tout voir (mes cartes mémoires sont-elles encore dans mes appareils, etc.) et on ne me donne pas l’autorisation de toucher quoi que ce soit. On me prend ensuite en photographie. Face. Droite. Derrière.

On m’amène ensuite à un comptoir où on me fouille à nouveau et je perds mes camarades de vue; ils étaient encore à genoux dos au mur. Une femme me pose des questions sur mon identité. Je donne mon nom et coordonnées. Lorsqu’ils s’aperçoivent de l’équipement de protection que je porte, ils font plusieurs allusions au pourquoi de ma présence à la manifestation. Je mentionne que j’étais là en tant que média citoyen. Ils en rient. Puis, ils font des remarques menaçantes concernant le traitement qu’ils vont me réserver. Des menaces physiques et à connotation sexuelles. Je suis choqué, étonné, comment peuvent-ils agir ainsi?!

Une autre femme fouille mes objets. Elles démontent mes caméras et sortent les cartes mémoires. Ils trouvent aussi mon cellulaire. Un policier demande à une autre femme derrière le comptoir s’il a l’autorisation d’accéder à mon cellulaire et à mes cartes mémoires. Elle ne répond pas mais lui fait un sourire et un clin d’œil. On me montre un petit tas d’argent (environ 15$) et me demande si c’est tout l’argent que j’ai. Je lui réponds que je ne sais pas et au même moment, un policier échappe au sol, de mon pantalon qu’il tient dans les mains, pour environ 10$ de petite monnaie au sol. Je mentionne alors que s’il ne perd pas tout mon argent, je risque peut-être de le récupérer. Commentaire non apprécié.

Il me demande ensuite d’enlever mes souliers, il commence à défaire les lacets de l’un, me tend l’autre et me dit d’enlever le lacet. Je refuse. Il me dit que si je ne le fais pas, il va couper le lacet avec une paire de ciseau. Je lui demande pourquoi. Il me répond qu’ils n’ont pas le temps de les enlever. Je refuse à nouveau et une femme derrière le comptoir prend mon soulier, me dit que si ça me cause problème, j’ai juste à faire une demande de remboursement de lacet à la Ville puis coupe mon lacet. C’est à ce moment que je pense : « Putin! Ça leur prend 30 secondes pour couper mon lacet. Ça en aurait pris 1 minute pour l’enlever. Mais ça a pris 2h30 pour qu’on enlève mon tie-wrap qui coupait la circulation sanguine à mes mains. Où est la logique? »

Je me retourne vers la policière qui me posait des questions sur mon identité car elle prend en note ce qu’il y a de présent comme objets personnels. Je lis ce qu’elle écrit pour m’assurer qu’il y a tout ce que j’avais. Il en manque. Puis je lui dis : « Tu sais, j’étais un étudiant modèle avant. ». Elle me répond : « Quoi, tu n’es plus modèle aujourd’hui? ». Je rétorque : « Non, je ne suis plus étudiant » et je lui fais ensuite remarquer une faute d’orthographe parmi la quantité d’incalculable de son rapport. Commentaires pas du tout appréciés. Les policiers se frustrent, et me disent : « Ok, c’est terminé pour toi! » et on m’envoi directement dans une cellule.

Je suis content de retrouver mes camarades du fourgon, tout comme eux sont contents de me retrouver. Nous prenons alors le temps d’avoir d’excellentes discussions, de se remonter le moral, d’accueillir les nouveaux arrivants en cellule, de les rassurer et de leur donner des conseils sur leur cas. L’ambiance est très bonne entre nous, malgré la frustration, la fatigue et la faim. J’ai beaucoup d’estime pour eux, ils démontrent beaucoup d’intelligence. Nous n’aurons aucune nourriture.

Lorsqu’on vient me libérer, vers 22h30, je demande alors aux policiers : « J’ai donc le droit de sortir? ». Ils me répondent : « Oui. ». Je rétorque : « Alors est-ce que je peux rester, et quand je voudrai sortir, je vous appellerai. ». La réponse est directe : « Non, et si tu refuses de sortir, c’est moi qui entre te chercher. » Je coopère.

On me donne ma contravention (637$, RRVM C.P-6, article 3.2) et un gros sac en plastique transparent avec mes effets personnels. Je demande à vérifier que tout y soit avant de partir. On m’y refuse. (Je constaterai plus tard qu’ils ont conservé la carte mémoire de 64Go de ma caméra GoPro qui avait filmé une partie de mon arrestation. 80$ dans le trou et du contenu vidéo que j’aimerais bien voir, tout comme vous.)

Je me permets de saluer le tas de policiers à la sortie en leur mentionnant à quel point je suis triste. Triste de les voir abaissés à faire un tel travail. Réaction explosive de leur part. Je pousse les portes vers ma liberté. Avant qu’elles ne se referment, le policier qui avait échappé pour 10$ de monnaie au sol m’interpelle. Lorsque je me retourne, il me lance : « Toi! On va se revoir dans une ruelle bientôt! ». Les portes se referment. Je suis stupéfait.

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Un pistolet à 45 cm de ta face

"À un moment donné, les policiers ont fait circuler un groupe vers le nord sur la rue Sanguinet. Un agent du groupe d'intervention qui s'affairait à cette tâche a fait un saut en voyant une jeune femme qui marchait derrière lui. Dans une scène intense qui a duré quelques secondes, il a dégainé un pistolet servant à lancer une forte concentration de gaz CS contenue dans une cartouche et l'a pointé vers la femme, à une distance d'environ 45 cm.

«J'ai dit de circuler», a-t-il hurlé.

La jeune femme a été ébranlée par la scène. Le pistolet ressemble à une arme à feu. Et c'est qu'elle a cru.

«Je n'en reviens pas, c'est complètement disproportionné», a-t-elle lancé, les nerfs à vif."

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Reporter-cameraman de CUTV arrêté

William Ray - ex-Caporal for the Canadian Army & video reporter for CUTV (Concordia University Television) & the 99%Média collective being arrested by SQ Police during the Protest against Police brutality in MONTREAL... (March 15th, 2013).

William Ray - ex-caporal des Forces Armées Canadienne & vidéo reporter pour CUTV Live Recordings et membre du Collectif 99%Média en train de se faire arrêter par les policiers de la SQ lors de la manifestation contre la brutalité policière hier (15 mars 2013) à MONTRÉAL !!!

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À bout portant son arme en visant à la hauteur de la tête

15 mars 2013, coin Ste-Catherine/St-Denis.

Scène captée lors du deuxième encerclement de masse durant la (non)manifestation contre la brutalité policière. Ce policier pointe une arme à feu pouvant projeter des balles de plastique. Ces armes sont conçues pour être utilisées à moyenne-longue portée dans un contexte où la foule pose un potentiel danger et les tireurs doivent viser les jambes ou le bas du corps. Ici, le policier pointe à bout portant son arme en visant à la hauteur de la tête. Les gens pointés sont pacifiques et DÉJÀ encerclés par 2 lignes anti-émeute. Une telle utilisation de cette arme peut être potentiellement létale. Un autre bel exemple du professionnalisme du SPVM.

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Nous avons même pas commencé la marche que nous avions déjà quelques arrêtés et des charges des chevaux et GI.

15 Mars 2013

Premièrement, je peux dire que cette ''manifestation'' était si répressive dès le départ. Nous avons même pas commencé la marche que nous avions déjà quelques arrêtés et des charges des chevaux et GI.

Je sais pas si ça va être légitime à vos yeux, mais je suis sous le choc de ce que j'ai vécu aujourd'hui.

Sur le vidéo on voit une flashbomb qui explose dans les manifestantEs.
Je faisais parti de cette partie de manif. Donc j'ai reçu cette flashbomb très près de moi.

Déjà, sur le vidéo, on voit mal vue l'angle. Je veux juste dire qu'à ce moment, nous étions que 3 à être ''visé'' (si je peux dire ça ainsi) les autres étaient un peu plus loin. J'étais avec deux de mes amis lorsque c'est arrivé.
Cette chose a explosée au moins 3 fois.

Première fois : à moins de 5 mètres en haut de ma tête.
Deuxième fois : cette fois-ci à moins d'un mètre de mon visage.
Troisième fois : Elle a atterrit sur le sol pour bondir et encore exploser (????) à comme 2 pouces du visage d'un de mes deux amis.

Je suis complètement sous le choc. Je revois cette scène au ralentit dans ma tête présentement.

Je vois ceci : moi qui tient l'ami qui ne l'a pas vraiment reçu en regardant derrière pour voir si l'anti-émeute était près de nous. Là, je vois la bombe en haut de ma tête explosée une fois, je vois le bout de métal dangereux voler dans les airs vers une direction X. Là, moi qui se penche par la peur. Ensuite, je me relève vois la bombe directe devant moi, je pousse donc mon ami pour le ''protéger'' de cette explosion, ça explose à moins d'un mètre de moi. Vers ma tête, bien évidemment, ensuite, je me pousse en courant et mon ami qui à également été atteint, me raconte plus tard durant la soirée qu'il l'a reçu en plein visage (le reste de la bombe) , heureusement nous ne sommes pas blessés.
Mais je suis sous le choc. Toute cette soirée était si fasciste. Un vrai état policier.

Pawly.

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T'appelles qui quand la police te vole ton vélo ?

26 Février 2013

Montreal police tactics now include beating on mascots and stealing bikes. Watch for number 3752! Footage from the protest against the Sommet sur l'éducation supérieure in Montreal on Tuesday, February 26, 2013.

Matricule du policier (séparer les numéros par des VIRGULES s'il y en a plusieurs): 

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"tu veux te faire battre ce soir ?"

22 Juin 2012

I was approached by two officers supposedly for sitting on the top part of a park bench
though it was never mentioned untill I was issued a ticket an hour or so later.

I was sitting on the top part of a park bench to get away from rats in the park that were coming near my feet. (One of the police officers made a remark about the rats himself).

The younger of the two officers that approached me made no mention about me sitting on the top of the park bench.

When he approached me he said: "I don't know you".
I was taken aback by his remark and replied that I didn't know him either.
He said he knows everyone in the park, that he had never seen me before and that it was "his park".

At that point I said I would be leaving.

He said no and demanded ID.
I said no.
He insisted.
I said "are you going to shoot me if I don't?"

Not the best choice of words in some people's opinion but considering him "owning the park" I found it to be appropriate since his attitude and actions were way out of line.
Far as I'm concerned they shoudn't expect better all they're going to do is bully and initimdate people for the heck of it (which they inevitably did anyhow).

The second officer stepped in and insisted on the ID.
I asked what for and he would not reply but instead took a "what do you think" attitude.

I said he could take me in if he wanted to whereby he started freaking out, swearing,
etc..

I was cuffed and at some point a 3rd officer showed up.

This 3rd officer put on his gloves and said "tu veux te faire battre ce soir", "you want to get a beating tonight".

He then said to the 2nd officer that he knew me.
I was freaked out and said to the 2nd officer that I didn't know him.
The 3rd officer said I had done a (some code or number) on him.
He was highly agitated and at one point got right in my face.
I said again that I did not know him, that I did not recognize him.
I was really freaked out and so I mentioned some political acquaintances.
This seemed to calm the situation a bit.

The 3rd officer said to me that I had filed a report against him previously.
(I had in fact filed a report for being bothered while smoking a cigarette a good distance
from a Tim Hortons. In fact right next to the street.)
I said that he must be the officer I could not identify (I can not see well from a distance
and worse at night) and that if he checked the report he would see that I could not identify the other officer driving the vehicule. I also said that I had not followed through on that report
and had dropped it.

He got comical at one point saying he was older than me (inferring he knew more than me) and at some point he left (the 3rd officer) since the other two had it under control.

The 2nd officer wasn't done however and he made an insinuating comment about the material on my smart phone. Material about my health that is really none of this business to begin with.

He rifled through my napsack, left some stuff on the ground, and said he could make a case
for my laptop being stolen since I had a criminal record from over 20 years ago (with no repeat or any offenses since over 20 years). I didn't want to argue and just left it at that.

He (the 2nd officer) said that he would lie in court about what happened that night
saying the way he saw it (seeing nothing).

He handed me a 350.00 ticket for sitting on the top part of the park bench
and said something like "if you're ok with us, we can be ok with you".

They left.

I went home traumatized from the experience. Unsure to know if they were trying to scare
me to kid around or if they were trying to intimidate me to not say anything about them or if they were trying to push their weight around in general.

In any case I opted for the former since it was just easier to handle.

I contested the ticket and left it at that.

I received a notice on Dec 14 2012 to appear in court for the ticket.

The city of montreal and in my view consequently the police, still want to "prove the point"
that they can intimidate, bully, ticket, lie in court and pretty much break the law and do whatever they want with impunity.

It's worth noting that I receive minimum social assistance.
I am about 150 lbs. I have serioius back and knee issues that have me in pain day after day. I have trouble (pain) walking. I do not receive medical treatment (no Dr, "just the way it is").

That's the person the police bullied, intimidated and now are looking to take 350.00 from.
A man on minimal assistance partially crippled and living in pain for years.

That's the person they got off on being "stronger" than.

That's the SPVM.,

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Il n'a sûrement pas dit qu'il venait de frapper un homme âgé

03 Janvier 2012 to 03 Juillet 2012

Le 16 Décembre 2012 je me suis présenté chez PUBLIC MOBILE au 119 Henri-Bourassa Est Montréal QC. H3L1B6 représenté par le commis Anouar M , nom du magasin 119 HENRI BOURASSA Eeast-DQ1054 .

Le 3 Janvier je suis retourné au magasin voir le commis ANOUAR M pour metre fin au contrat MENSUEL. Je lui ai donné mon nom et mon adresse et mon no de téléphone résidentiel de mon apt. Il m'a demandé mon no. de tél. mobile. Je ne le s'avais pas par coeur mais je lui ai dit de regardé dans sa banque de donné , soit son ordinateur, ce qu'il a refusé de faire. Il ne voulait pas se donner la peine de fouiller dans sa banque de données. J'ai donc quitté le magasin, mais dehors, j'ai donné une légère tape dans la vitrine, sans toutefois ne rien briser. C'est alors que le commis Anouar M est sortie du magasin, m'a empoigné et m'a donné une jambette, ça m'a fait tomber sur le ciment tête première, j'étais étourdi, c'est alors qu'il a commencé à me frapper avec 6 coups de poings à la figure, je lui ai dit d'arrêter de frapper et que c'était un voie de fait, des coups portés à un homme de 62 ans et lui avait vers la vingtaine, et que j'allais appeler la police au 911. Il a été rapide de sa folie et a lui même appelé le 911. Il n'a sûrement pas dit qu'il venait de frapper un homme âgé.

Il m'a empoigné par ma ceinture de pantalon et m'a empêché de contacter le 911 Il y a un témoin de cela au coin Henri-Bourassa et Grande-Allée qui a appelé 911. Les policers sont arrivés et lui ont dit de me lâcher.

Les policiers n'ont pas pris de rapports policiers et ont rit de la situation, ont refusé de faire venir une ambulance et ont refusé de faire un rapport. Normand Filion 255 Henri-Bourassa est apt 408 MTl H3L 3R7

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Matricule du policier (séparer les numéros par des VIRGULES s'il y en a plusieurs): 

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