Témoignages d'abus policiers

Vous avez été victime d’un abus policier ?

Dénoncez-le ! Publiez votre témoignage

Je suis allée avec un ami sur l'ile Ste-Hélène en métro.

10 Juin 2012

J'ai déjà fait parvenir ce témoignage au Devoir. On m'a arrêtée en vertu de l'article 31 et détenue pendant 4 heures. Voici le récit de la journée:

je suis allée avec un ami sur l'ile Ste-Hélène en métro. Arrivé par Berri-Uqam on a bien vu qu'il y avait beaucoup de police mais on se disait à cause de la F1 c'était normal... on voulait aller faire un pic nic près de la place de la fontaine ou encore aller à la Ronde on n'était pas encore décidé... il faisait tellement beau on se demandait si à cause de la F1 il y aurait beaucoup de monde à la Ronde... On était en train de penser à ce qu'on allait faire quand j'ai vu un groupe de jeunes qui portaient le carré rouge assis dans les marches près de la fontaine face à la sortie du métro... Je me suis penchée pour poser la question s'il y avait une manifestation de prévu sur place... j'avais entendu dire qu'il y avait quelque chose dans le métro de prévu un peu plus tôt mais je n'ai rien vu... alors je me demandais s'il y avait quelque chose d'autre de prévu.

Un policer à vélo s'est arrêté en arrière de moi me faisant presque tombé face première en bas des marche et il dit au groupe qu'ils sont soupçonnés de vouloir faire du grabuge...
J'essaie d'expliquer au policier que je posais une question à la jeune fille et que je ne les connaissais pas mais il n'a rien voulu entendre... un autre policier nous demande nos pièces d'identités ainsi que de fouiller nos sacs... Je donne mon permis de conduire et j'ouvre mon sac à main et mon sac à pic-nic. De toute évidence je n'ai rien qui dit que je suis là pour faire du trouble... mais comme je me trouvais à proximité du groupe et que je m'adressais à eux j'étais supposément avec eux.

On nous entoure je demande si je peux aller à l'ombre on me répond que je n'étais pas à l'ombre quand on m'a interpellé et que j'allais rester là où j'étais. On attend un policier nous dit qu'on va se faire poser des questions et qu'ils vont nous escorter jusqu'au métro... on n'a pas spécifié qu'on serait menotté et retenu pendant plusieurs heures dans une chaleur accablante et qu'on serait relâché beaucoup plus tard...

On finit par se faire escorté du point où on s'est fait interpellé jusqu'à une place près de la biosphère... on nous met à l'ombre on nous menotte et on attend. Ils viennent nous chercher un à un... mon ami se fait amener je spécifie que je suis avec lui mais on me dit qu'on va tous y passer... il ne reste que 3 personnes avec moi et je vois le bus partir... je commence à paniquer un peu et on me dit qu'il amène le bus un peu plus loin et qu'on va aller le rejoindre à pied..??

On marche vers la piscine et on attend le bus... on attend, un bus arrive, il est vide... panique un peu plus... il mette le bus à l'ombre et on fini par nous embarquer les 4 dans le bus. Dans le bus il fait chaud il n'y a pas l'air climatisée...Après plusieurs heures je commence à avoir les yeux qui piquent (allergies) on me donne de mes benadryl que j'ai dans mon sac. Je leur spécifie que j'ai aussi des antibioiques. On ne fait que me demander à quelle heure je dois les prendre... je leur dis 20H. Je fais une infection urinaire que je leur dis, mais je pense qu'ils ne comprennent pas. Il y a un gars à côté de moi qui demande s'il peut aller à la toilette on lui répond que non. Avec ma condition le médecin et le pharmacien m'ont spécifié que je dois boire beaucoup d'eau et que je dois aller souvent au toilette... je me trouve dans un dillemme demander de boire de l'eau et pas pouvoir aller au toilette ou pas boire et pas savoir trop ce qu'il va se passer... j'ai demander de boire un peu d'eau ... mais il était déjà trop tard j'étais déjà trop avancé dans ma deshydratation... survient mal de coeur et étourdissements.

Je dis que je vais être malade, on me sort du bus, je vomi ce qu'il me reste de mon déjeuner que j'ai pris 5 heures plus tôt... je vomis 4 fois... c'est après la 2 e fois qu'on décide de m'enlever les menottes avec un couteau parce qu'ils n'ont pas les pinces coupantes pour les enlever, ca fait extrêmement mal.

On finit par appeler l'ambulance... je continue à vomir le peu que j'ai dans le corps. Je suis toujours étourdie. L'ambulance finit par arriver plus de trente minutes plus tard. Je m'assois sur la civière on arrive pour partir l'ambulancier demande aux policiers si je suis toujours en état d'arrestation, un policier répond que j'allait être relâché. On m'embarque dans l'ambulance... je leur dis que je ne veux pas vraiment aller à l'hôpital que c'est surement juste un gros coup de chaleur et une déshydratation extrême... un des ambulancier me dit que j'ai 2 choix soit l'hôpital ou la prison et que l'hôpital c'est une passe droit pour que je sois libre vu ma condition... je panique un peu malgré le fait que le policier vient de dire que je serais llibérée... alors en route pour le General hospital...

Au bout de quelques heures ils ont trouvé que j'avais souffert de deshydratation et que j'avais surement eu un bon coup de chaleur... Merci au SPVM de nous avoir garder pendant plusieurs heures alors que nous n'avions rien fait...

Chronologie des évènements.

10:40 Arrivée à l'ile Ste-Hélène par le métro
11:00 Interpellé par la police
11:30 déplacement vers la biosphère, menotté par la suite
12:30 environ le premier bus est parti, déplacement vers la piscine
13:00 arrivée d'un autre bus
13:15 on nous fait monter dans le bus
13:45 début de mes allergies on me donne mes benadryl avec un peu d'eau
14:20 environ je suis malade après avoir été malade 2 fois on m'enlève les menottes
14:50 l'ambulance arrive on m'amène au general hospital
15:10 Arrivée au general hospital.

Je ne sais pas ce que vous pouvez faire pour moi mais j'ai été victime de profilage... j'ai l'air jeune et j'ai le malheur d'avoir les cheveux rouge... je ne portais pas de carré rouge.

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Tout ça pourquoi? Parce que j'étais assise sur un banc sur l'île jean drapeau...

10 Juin 2012

Le matin du 10 juin, j'étais sur l'île Jean-Drapeau dont mon but était d'aller au piknik electronik. À cause de la foule, des fouilles, du contrôle des déplacements par les policièr(e)s, j'ai perdu mes 2 amis avec qui j'étais arrivée.

Je regardais la foule afin de les trouver, un peu sur le côté en dessous d'un arbre quand des poussins (policier-e-s aux dossards jaunes) sont venus entourer un groupe d'étudiant-e-s à côté de moi (je n'étais pas dans le cercle):

-Vous êtes en état d'arrestation en vertue de la loi c-31 du code criminel, on vous demande de vous identifier et nous allons procceder à la fouille de vos sacs (c'est presque du mot pour mot)

J'ai attendu un peu (histoire que ce ne soit pas trop louche) et j'ai commencé à m'éloigner mais un policier m'a interpellé. Il m'a dit qu'il allait fouiller mon sac, m'identifier et ensuite m'escorter jusqu'au métro pour être sur que je ne revienne pas sur l'île (sinon j'étais arrêtée au criminel...). *Il ne m'a pas dit que j'étais en état d'arrestation*
Dans mon sac j'avais: Un foulard noir, une trousse de premier soins, des fils (de bracelets), un livre, un carr. rouge et d'autre bebelles comme des clé de l'argent... *Je n'avais pas de carré rouge visible* Il m'a ensuite demandé pourquoi j'avais ma trousse de premiers soins, à quelle école j'allais (la 2e question demeurera sans réponse) et pourquoi j'étais sur la défensive (on se le demande bien) Pour ensuite me dire d'aller rejoindre les encerclé-e-s.

On a attendu 30 min pour que des antiémeutes viennent nous chercher un-e par un-e
Lorsque c'était mon tour j'ai dit qu'on ne m'avait pas rendu ma carte d'assurance maladie... on me répondra qu'ils l'avaient déjà envoyé là-bas...(là-bas????)
Le policier m'a pris par le bras en me disant qu'il ne sentait pas le besoin de me mettre les menottes pour ensuite m'emener avec les autres, loin des caméras, ou ils nous ont mis les menottes (histoire de ne pas avoir trop d'images les médias)

Finalement on a passé 4h en tout (a peu près 3h30 dans le bus stm):
Je n'ai su que par les médias pourquoi j'ai été arrêtée (les demandes aux policier-e-s n'ont rien donné, environ 4 versions différentes)
On a pas eu le droit d'aller aux toilettes.

Tout ça pourquoi? Parce que j'étais assise sur un banc sur l'île jean drapeau...

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Tsé les honnêtes citoyens ils s'obstinnent pas...

10 Juin 2012

Je ne suis pas le meilleur editeur vidéo donc voila !

voila un petit moment d'humour developpé par moi et ma blonde en cette belle journée de F1. Après avoir lu l'article du Devoir, nous avons voulu vérifier nous même le profilage politique dans le métro a la maniere de Testé sur des Humains :P voila !

ENJOY

PS : je ne ferai pas de plainte..du moins je pense pas que ca frais grand chose mais bon! cétait juste pour tenir tete un peu et rire un bon coup!

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Matricule du policier (séparer les numéros par des VIRGULES s'il y en a plusieurs): 

Dossiers: 

Ville où l'événement s'est produit: 

Arrêté pour cause de journalisme

10 Juin 2012

Témoignage vus sur : http://www.delitfrancais.com/2012/06/10/arrete-pour-cause-de-journalisme/

Aujourd’hui, jour de Grand-Prix à Montréal, Le SPVM a procédé à une trentaine d’arrestations préventives en vertu de l’article 31 du code criminel à l’Île Sainte Helene. La majorité des personnes a été libérée, seulement deux ont été emmenés au poste pour la continuation de l’enquête et pour de possibles charges criminelles. Couvrant l’événement pour Le Délit, je n’ai pas échappé aux arrestations.

Ce matin, accompagné de Zachary Bell, journaliste indépendant venu depuis la Philadelphie, je me dirige vers l’Île sainte Hélène pour couvrir, comme au cours des trois derniers jours, les événements entourant le Grand Prix de Formule Un de Montréal. Lors de notre arrivée, la station de Métro Berri-UQAM était remplie de policiers du Service de Police de Montréal (SPVM). Aussitôt entrés dans le souterrain, un responsable de la Société de Transports de Montréal (STM) nous annonce que nous n’avons pas le droit de prendre des photos dans le métro. Nous acquiesçons. On continue de marcher pour s’arrêter suite à l’interpellation par le même employé, qui arrive en courant et nous annonçant que finalement «les journalistes ne sont pas admis dans le métro a cette heure-ci aujourd’hui.». Il appelle un agent de la SPVM et lui demande de nous escorter à l’extérieur. Échange de mots. Nous réussissons à continuer notre chemin. Une fois sur la ligne jaune, on constate que les policier empêchent toute personne de rester sur les quais suite au passage d’un train «pour des raisons de sécurité -quelqu’un pourrait tomber dans les rails». Deux agents se trouvaient à bord de chaque wagon de la ligne jaune.

Une fois sur l’île, on fait face à plusieurs lignes de policiers. Carte de presse bien en vue, on passe la première ligne pour voir des gens, la plupart dans la vingtaine se faire fouiller et/ou se faire demander de quitter les lieux. C’est en interviewant quatre de ces personnes que le SPVM me demande ce que je fais sur l’île et si je «possède des billets pour la course». Je réponds que nous couvrons les événements entourant le grand prix en tant que journalistes. Même question qu’à l’habitude: «Êtes-vous membre de la FPJQ?». Même réponse: «non». Il est important de noter qu’aucun journaliste n’a l’obligation d’être membre de la Fédération. Ce n’est ni un ordre ni un titre.
Nicolas Quiazua | Le Délit

Le SPVM m’ordonne alors de quitter les lieux. Je leur dit que je préférerais rester pour faire mon travail. Deux des policiers me saisissent par les coudes et m’emmènent plus loin. Je leur demande à plusieurs reprises si je suis en état d’arrestation, question à laquelle ils ne répondront tout simplement jamais. La lecture de mes droits est autre chose que je n’entendrais pas durant la durée de la rétention, soit près d’une heure.

J’avais en ma possession ma caméra et un sac. Tout en mettant leurs mains dans mes poches, les deux agents m’ordonnent de leur donner mon outil de travail et mon sac pour procéder à une fouille. Je leur fait savoir verbalement mon refus à toute fouille. Un des deux policiers s’empare des deux objets, alors que l’autre me tord le bras derrière le dos. Lorsqu’on arrive au périmètre de sécurité érigé sur le site, les policiers me menottent. Je demande à avoir leur numéro de matricule. Il faudra que je patiente jusqu’à l’arrivé de leur supérieur, l’inspecteur Alain Simoneau, et près d’une heure d’attente pour l’avoir, 5376 et 5308.

L’inspecteur Alain Simoneau, travaillant dans le dossier des manifestations du mouvement étudiant depuis ses débuts, vient rencontrer les détenus. Lorsque je lui fais part de ma présence, il m’assure que je serais relâché suite à une rencontre avec l’enquêteur. Ses dires s’avèrent véridiques. L’inspecteur Simoneau me permet de rester sur le site à condition que je reste aux côtés d’un des membres de l’équipe des relations médias du SPVM. Finalement je reste seul, l’équipe de relationnistes étant trop occupée. Avant de partir, l’inspecteur Simoneau m’annonce que je recevrais une contravention par courrier postal «mais, peut-être qu’on n’enverra rien». On ne m’a pourtant jamais informé avoir été accusé d’aucun type d’infraction.

C’est en même temps que tout le monde que j’apprends finalement mon sort. Les relations médias du SPVM annoncent publiquement que «les personnes arrêtées puis libérées sous l’article 31 ne font face à aucune charge et sont libérées sans condition ni contravention». Simon Delorme, relationniste médias du SPVM, explique les arrestations et la fouille auquels j’ai été soumis en nous disant que l’article 31 est un «article global du code criminel qui permet aux agents de procéder à une arrestation selon leur jugement [et qu’ils] sont sous l’obligation de procéder à une fouille suite à toute détention pour la sécurité des gens».

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Fouille abusive et arrestation brutale

Le 9 juin 2012, au coin des rues Maisonneuve et Crescent.

Intervention policière pour refouler toute personne au faciès "manifestant", en marge du party de rue du Grand Prix de Montréal. Je suis d'abord refoulé vers une masse de personnes sur le trottoir, puis l'agent ouvre mon sac arbitrairement et le fouille sans mon consentement, c'est-à-dire illégalement en l'occurrence. Je suis par la suite brutalement arrêté et accusé d'avoir "refuser de circuler".

Un des policier efface le contenu du disque dur de ma caméra. Après plusieurs heures en détention. Je parviens à récupérer les images du disque dur à l'aide d'un logiciel conçu à cet effet.
http://www.commentcamarche.net/download/telecharger-34056719-undelete-plus

Je n'ai toujours pas reçu de constat d'infraction. Je ne connais toujours pas le matricule du policier qui m'a agressé.

Voici quelques notions de base concernant la légalité des fouilles au Canada:
http://www.educaloi.qc.ca/loi/contrevenants_et_accuses/28/

La fouille et la perquisition sont respectivement le fait, pour des policiers, d'explorer une personne ou un lieu dans le but de découvrir les preuves d'une infraction. Ainsi les policiers peuvent fouiller une personne, son sac, ses vêtements ou son véhicule ou encore perquisitionner sa maison, son bureau ou son garage. (...)

Règle générale (...) les policiers doivent toujours obtenir un mandat pour effectuer une fouille ou une perquisition. Une fouille sans mandat est généralement considérée illégale. (...)

Pour être légale, [une] fouille sans mandat doit aussi être justifié par l'existence de motifs raisonnables, exactement comme dans les cas où les policiers demandent un mandat. (...)

Dans tous les cas, les policiers peuvent fouiller ou perquisitionner un lieu ou une personne avec le consentement de cette personne. S'ils n'obtiennent pas le consentement du suspect, ils devront demander un mandat à un juge avant de procéder. (...)

Selon la Charte canadienne des droits et libertés de la personne, chaque personne a droit à la protection contre les fouilles, les saisies et les perquisitions abusives. La protection accordée par la charte ne vise que les perquisitions ou les fouilles faites par des policiers (ou autres agents de l'État) dans les lieux où une personne a une expectative raisonnable de vie privée: sa résidence familiale, sa voiture, sa chambre d'hôtel, son sac, son corps etc.

La perquisition et la fouille sont très intimement liées à la notion de vie privée. Le but de cette protection est donc de protéger les citoyens contre les intrusions injustifiées de l'État dans leur vie privée.

Une fouille sera abusive si on rencontre un des critères suivants : - elle n'est pas autorisée par la loi; - la loi qui l'autorise est abusive; - la perquisition a été faite de façon abusive.

C'est à celui qui prétend qu'il y a violation de son droit à la protection contre les fouilles, les saisies et les perquisitions abusives de prouver la violation de son droit. Cette personne est généralement l'accusé.

Lorsqu'une fouille ou une perquisition est faite sans mandat, elle est à première vue abusive. Le procureur de la Couronne devra alors prouver que celle-ci n'était pas abusive s'il veut pouvoir se servir des éléments de preuve récoltés lors de la perquisition.

Ville où l'événement s'est produit: 

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Se fait tabasser par plusieurs policiers en même temps.

09 Juin 2012

Pour dissiper des étudiants qui manifestaient au coin Ste-Catherine et Crescent, les policiers se mettent à tabasser deux gars. Un qui est déja à terre, reçoit les coups de pieds répétés d'un policier et l'autre se fait tabasser par plusieurs policiers en même temps.

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Et je suis supposé faire confiance a des pourris comme ça?

09 Juin 2012

Ce soir, comme ça m'est arriver souvent dernièrement, je suis sorti dans la rue exprimer mon mécontentement face a notre gouvernement.Non seulement je me suis fait poivrer deux fois, on me balance une lacrymogène et... on m'arrête.

Je me suis fait arrêter sur ste-catherine avec un de mes coloc pendant que j'étais sur le trottoir, en allant en direction inverse des festivitées de notre tant aimer Grand prix. Il est plus ou moin 1h15 du matin, la manifestation étant terminée nous sommes en route vers chez nous.

Trois policiers a vélo nous barrent le chemin et nous maîtrise sans s'annoncer.L'agent nous dit qu'il nous arrête pour consommation d'alcool sur la voie publique. Mon ami à, en effet, une canette de bière dans un sac, dans ses poches. On se fait mettre les menottes sans se faire lire nos droits et on nous emmène dans un beau parc ou plusieurs autres policiers nous accueillent chaleureusement en nous chantant la marche impériale (oui oui, la toune de star-wars) ainsi, bien sûr que quelques blague de haut calibre.

Un petit interrogatoire s'en suit. Es tu étudiant qu'on me demande. Je répond non et jai droit au classique ''ben voyons donc, ça te touche même pas, qu'est-ce que tu fais là?''

Regarde, j'ai pas besoin que ça me touche directement pour être contre ça, jai plusieurs amis que ça touche et c'est bien assez. Pis jai une conscience sociale aussi!

je vous passe la discussion philosophique qui s'en suit avec l'agent...

On fini par me relâcher, et me dire que je dois payer 75$ d'amende pour avoir bu sur la voie publique alors que je n'avais rien sur moi.Je demande a passer un alcootest pour prouver que je n'ai rien bu. L'agent me dit qu'il ne va pas faire ça et que je suis maintenant ficher comme un participant actif lors de manifestations ( leur terme pour terroriste j'imagine... ) et que je ne devrais pas pousser ma luck.

Mon cher agent me menace aussi de '' venir me chercher même si il me spot dans une foule de 500 personnes ''

Et, cerise sur le sunday , l'élément qui m'a fait péter les plombs, ils ont vider ma bouteille de NOS et aussi de la bière dans mon sac a dos, et ce, meme si la seule chose qu'il contient sont mes vêtements de travail.

on avais aussi deux foulard pour se protéger qui ont été pris et les lunettes de ski de mon ami ont été joyeusement smasher. Complètement gratuit !

Et je suis supposé faire confiance a des pourris comme ça?

Criss je t'ai respecter tout le long de mon arrestation et je me fais remercier comme ça?

Ben voyon donc, cest completement anti-professionel comme attitude vous faites vraiment honte a la profession!

Et apres on se demande pourquoi les jeunes se radicalisent.

Tabarnak.

Vous voyez pas que vous vous tirez dans le pied?

Le pire dans tout ca, je boie même pas de bière!

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Ma journée en prison pour avoir lu 1984 dans le métro

10 Juin 2012

En ce dimanche 10 juin 2012, j’ai tenté de participer à une manif-action consistant à me déplacer pendant quelques heures du métro Berri au métro Jean-Drapeau en vue de manifester pacifiquement mon désaccord face au Grand Prix de Formule 1, évènement qui prône ce que je considère comme étant des idéologies sexistes.

Vêtue d’une robe fleurie et d’un sac rempli d’objets dangereux tels qu’une pomme, une bouteille d’eau et trois livres, j’ai voulu pointer du doigt la haute présence policière et l’attitude frôlant le terrorisme du SPVM depuis le début du conflit gouvernemental en lisant calmement 1984 de George Orwell, un roman d’anticipation présentant une société prise avec un régime policier totalitaire.

Après m’être faite fouiller par un policier à mon arrivée au métro Berri-UQAM, j’ai pris place dans un wagon en direction de la station Jean-Drapeau, mon livre à la main. Lors de mon retour vers le centre-ville, j’ai lu face à un policier et une femme a lu avec moi, par-dessus mon épaule. Nous avons été prises en photographie et le policier, voyant que nous étions deux dangereux personnages, a appelé son équipe en renfort pour nous accueillir en bonne et due forme à Berri. Avec les autres passagers du wagon, nous avons été placés face contre mur et nous avons ensuite été amenés à l’extérieur, par les sorties de secours, où on nous a dit de ne pas revenir sous peine d’être arrêtés. Aucune réponse lorsque j’ai demandé ce qu’il y avait de mal à lire dans le métro.

J’ai commis un acte irréparable de désobéissance civile en redescendant dans la station et en retournant lire dans un wagon. Lorsque les policiers m’ont vu manger ma pomme, ils m’ont crié qu’ils reconnaissaient mes tatouages et m’ont interceptée. J’ai demandé ce que j’avais fait de mal, autre que de lire pacifiquement, et j’ai eu pour réponse que j’avais désobéi à leurs ordres. J’ai reposé ma question, à savoir ce qu’il y a de mal à être dans le métro à lire, et je n’ai pas eu de réponse. On m’a mise en état d’arrestation et les deux policiers se sont fait un chaleureux high five pour se féliciter de leur bon travail. On m’a amenée, telle une criminelle, au centre de détention du SPVM au centre-ville de Montréal, où on m’a prise en photographie sous toutes mes coutures. Après avoir enregistré tous mes effets personnels, les policiers m’ont conduite à la cellule 52 où étaient présentes trois autres femmes. J’ai passé la journée derrière les barreaux, autour d’une toilette sale, couchée sur un banc, sans savoir quand j’allais être relâchée, pour avoir lu dans un wagon de métro et pour avoir récidivé à cet acte révolutionnaire. Vers 15h30, j’ai été libérée avec un constat d’infraction me disant que tout ce cirque avait eu lieu pour un refus de circuler.

État policier ? J’ai honte de mon Québec.

Marilyne Veilleux, étudiante à la maîtrise en sciences de l’information à l’Université de Montréal.

Dossiers: 

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

"You were in the wrong place at the wrong time"

08 Juin 2012

Felled by an abdominal punch from the left and (as this photograph attests) a billy bat from the right, the SPVM said that if I did not not get up and walk away immediately, I would be under the threat of arrest. "Officer", I said, "I think I have already, just now, been 'arrested"; this makes it difficult, if not impossible, for me to follow your orders". I am pretty sure he was not amused by my play on the literal and juridical senses of "arrest". "You were in the wrong place at the wrong time", he said, stroking something or other. "No", I replied, once I'd staggered upright, "it's YOU who are in the wrong place at the wrong fucking time". And he was, and they are, poor bastards.

Corp policier (SPVM, SQ, GRC, agent de la STM, etc): 

Ville où l'événement s'est produit: 

Dossiers: 

Pages