Un policier conteste sa suspension de cinq jours

Un policier de Montréal reconnu coupable devant son comité de déontologie d'avoir agrippé un manifestant à la gorge et fait usage de force excessive durant une intervention conteste la décision devant les tribunaux.

« Le Comité a erré en concluant qu'une technique d'emploi de la force non enseignée à l'École nationale de police du Québec était de facto une faute déontologique », affirme l'agent Jonathan Roy, dans une poursuite déposée récemment au palais de justice de Montréal.

Les événements reprochés au policier sont survenus le 2 mars 2016 quand M. Roy et des collègues du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été appelés au siège social de Bombardier, où des manifestants avaient envahi les bureaux.

Esprits échauffés

Les esprits se sont échauffés quand les policiers ont tenté de faire sortir les protestataires, qui résistaient.

À un moment, l'agent Roy a poussé un des individus présents et lui a enjoint de quitter les lieux. Dans une deuxième poussée, les mains du policier se sont plutôt portées à la gorge du manifestant.

« Le fait que la prise à la gorge ait été de courte durée ne rend pas pour autant ce geste du policier acceptable. Cette deuxième poussée, telle qu'exécutée, était excessive, a tranché le Comité en déontologie policière. Il n'avait pas à agripper cet endroit du corps. Il aurait pu utiliser une autre technique, soit les mains ouvertes au niveau du torse. »

Le policier à l'emploi du SPVM depuis 2005 a été condamné à purger une suspension de cinq jours pour avoir eu recours à une force plus grande que nécessaire.

Toutefois, l'agent Roy estime n'avoir « commis aucune faute déontologique » et demande à la Cour du Québec d'infirmer la décision. Ce n'est pas la première fois que ce policier se retrouve devant son comité de déontologie. En 2010, il avait écopé d'une suspension de 23 jours pour avoir abusé de son autorité, arrêté sans motif un individu qui l'avait insulté et avoir fait un usage excessif de la force.

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