Le maire de Vancouver dénonce l’inertie de sa police en matière de racisme systémique

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, abandonne le rôle de porte-parole du conseil de la police municipale à cause de ce qu’il considère comme l’inaction « indéfendable » du corps policier en matière de racisme systémique.

Les allégations qui plombent la réputation du Service de police de Vancouver (VPD) et soulèvent les passions ont conduit le maire à confier la tâche de porte-parole au vice-président du conseil.

M. Stewart déplore notamment le refus du corps policier de reconnaître l’existence du racisme systémique en son sein.
Des incidents connus

Au VPD

, le chef de police Adam Palmer nie l’existence de racisme systémique dans ses troupes malgré certains incidents récents.

Mercredi, l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique et la Première Nation Heiltsuk ont demandé le droit d’intervenir au Tribunal des droits de la personne de la province dans la cause de Maxwell Johnson.

M. Johnson et sa petite-fille ont été menottés alors qu’ils tentaient d’ouvrir un compte bancaire à une succursale de la Banque de Montréal à Vancouver, en 2019.

Le mois dernier, le Bureau du commissaire aux plaintes contre la police a demandé au conseil de la police municipale d’étudier l'arrestation d’un juge à la retraite. L’homme noir avait pourtant quelques décennies de plus que le suspect recherché.

Pour certains policiers, le fait même que le maire de Vancouver parle de racisme systémique au sein des forces de l’Ordre pose problème.

Le leader syndical Blair Canning a déposé une plainte au conseil de la police contre des propos de Kennedy Stewart à ce sujet parce qu’ils créent, selon lui, des tensions au VPD

.

Cette plainte "est plutôt insensée et instrumentalise un système de plainte à des fins politiques", affirme le maire de Vancouver.

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