La GRC laisse traîner un rapport sur l’espionnage de militants anti-oléoducs

OTTAWA — Un organisme de défense des libertés civiles dénonce que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) laisse depuis deux ans un rapport au sujet d’allégations de surveillance de manifestants anti-pétrolières par ses policiers accumuler la poussière.

Dans une lettre envoyée ce mois-ci à la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, une avocate de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, déplore le «retard démesuré» qui empêche la publication du rapport.

L’association a déposé une plainte en février 2014 auprès de la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC. Elle y alléguait que le corps policier avait indûment collecté et partagé des informations sur des personnes et des groupes qui s’étaient opposés pacifiquement au projet de pipeline Northern Gateway et avaient assisté aux audiences de l’Office national de l’énergie.

L’association y soutient que le suivi, la surveillance et le partage d’informations avec d’autres agences gouvernementales et le secteur privé avaient entraîné un effet dissuasif pour ceux qui souhaiteraient participer à des audiences ou à d’autres débats publics sur les enjeux pétroliers.

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