Confinement : des abus aussi du côté des contrôles

Depuis le début du confinement, 500 000 contraventions ont déjà été dressées sur quelque 8,5 millions de contrôles, ont annoncé les autorités. Les forces de l’ordre ont reçu l’ordre d’appliquer les règles avec discernement. Mais au fil des jours, les témoignages d’abus se sont multipliés.

Il y a cette femme, contrôlée après avoir acheté des serviettes hygiéniques, un produit non «vital» selon le policier qui la verbalise d’une amende de 135 euros. Ou cet homme de Carquefou (Loire-Atlantique) se rendant à vélo chez son médecin et amendé par les gendarmes au motif que les déplacements dérogatoires doivent se faire à pied ou en voiture. A Fresnes-sur-Marne (Seine-et-Marne), Pierre, autiste Asperger, a été verbalisé après avoir fait ses courses au Lidl car il était dans l’incapacité de retrouver son ticket de caisse exigé par les gendarmes. Dans un document publié le 30 mars, l’Observatoire parisien des libertés publiques a rappelé qu’un policier n’avait pas le droit de juger si telle fourniture était de première nécessité ou non : «Il n’existe pas de définition dans le décret de ce qu’est un produit de première nécessité, de sorte qu’une contravention qui se fonderait sur l’absence de nécessité première du bien acheté pourrait être contestée.»

Catégories

Ville où l'événement s'est produit: 

Dossiers: 

Type de document: