En 2020, 34 personnes sont mortes sous les balles de policiers au Canada

Une photo et une urne sont posées sur la table de cuisine de Christie Zebrasky. Chaque fois qu’elle les voit, elle se demande si elle saura un jour ce qui s’est passé dans les instants qui ont précédé la mort de sa fille, Eishia Hudson, abattue par la police.

L’adolescente de 16 ans compte parmi les 55 personnes atteintes par des balles tirées par les forces de l’ordre entre le 1er janvier et le 30 novembre au Canada. De ce nombre, 34 ont perdu la vie.

La Presse canadienne a retracé chacune de ces fusillades à l’aide d’informations provenant de services de police, de bureaux d’enquêtes indépendantes et de rapports, eux aussi indépendants. Ce reportage vise à offrir un aperçu des fusillades policières à l’issue d’une année où des mouvements d’envergure mondiale ont réclamé plus d’imputabilité et de transparence.

La vaste majorité des citoyens sur qui la police a fait feu en 2020 étaient de jeunes hommes. Parmi ceux dont l’ascendance a pu être confirmée, 48 % étaient autochtones et 19 % étaient noirs.

Leurs proches ayant accepté de s’exprimer publiquement ont fait état de problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

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