Ottawa va restreindre les pouvoirs de ses espions

James Bond pourrait devoir remballer sa quincaillerie. Du moins, c’est ce que propose le Comité parlementaire sur la sécurité publique et nationale, qui suggère à Justin Trudeau une quarantaine de mesures pour mieux encadrer les pouvoirs antiterroristes canadiens, notamment ceux des espions.

La Loi antiterroriste adoptée par le précédent gouvernement conservateur en 2015, peu avant l’élection, avait suscité une vague d’indignation. Le C-51 octroyait au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) le pouvoir — autrefois réservé aux policiers — de « perturber » les activités de personnes sous surveillance. Il élargissait aussi le nombre de personnes pouvant se voir interdites de vol.