«Profilage politique» contre les carrés rouges

La police de Québec a arrêté des dizaines de manifestants pacifiques pour la simple raison qu’ils portaient un carré rouge au cours du printemps étudiant de 2012, vient de trancher la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPJ) après une enquête de trois ans.

Dans une décision accablante qui représente une première au Québec, la Commission s'adresse au Tribunal des droits de la personne dans l'espoir de prouver que les policiers ont ciblé des citoyens pour leurs convictions politiques.

Selon ce qu'a appris Le Devoir, la Commission recommande que la Ville de Québec verse 6000 $ à chacune des 36 personnes arrêtées sans justification, le 27 avril 2012. Elle propose aussi que les dirigeants du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) suivent une formation portant sur «les droits fondamentaux, notamment sur l'exercice de la liberté d'expression des manifestants dans un endroit public».

C'est la première fois au Québec, et peut-être au Canada, qu'un tribunal se penche sur un cas présumé de discrimination liée aux convictions politiques de citoyens. Le Tribunal a déjà donné raison à des gens qui se plaignaient de discrimination basée sur la race, sur l'orientation sexuelle, sur le statut social ou sur un handicap, par exemple. Mais la discrimination basée sur les convictions politiques n'a jamais été démontrée.

Il s'agit d'une cause historique qui peut changer la façon dont la police traite les manifestations au pays, selon la Ligue des droits et libertés.

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