Groupe de Soutien: Mon ami est en prison

Mon ami est en prison

Mercredi dernier, le 15 avril, mon ami s’est fait arrêter à l’UQAM en soirée. Ce sont des gardas qui l’ont suivi dans les couloirs. Illes ont contacté les flics qui sont venus l’arrêter. Il a passé la soirée au Centre opérationnel. Il devait être mis en liberté à la cour municipale, mais la procureure était intraitable, son enquête sur remise a été remise au lendemain. On l’a envoyé passer la nuit à Rivière-des-prairies (RDP), une prison pour hommes au nord de Montréal. Le lendemain, vendredi, nous avons organisé une vigile de soutien devant la cour municipale et avons passé la journée à attendre que vienne son tour. Nous étions une trentaine. Au terme de son enquête sur remise en liberté, le juge s’est opposé à le libérer avant son procès. D’ici là, il devra purger une peine sans procès à RDP. Le juge a invoqué comme argument principal que s'il libérait notre camarade, cela nuirait à l'opinion publique et que la population n'aurait plus foi en notre magnifique système judiciaire. Il a également parlé que la confiance du public en la gestion de la justice qu’il importait de préserver, concernait la "population bien informée". En cela, il faisait référence à ceux et celles qui lisent les journaux et écoutent la télévision tous les soirs, bref un hymne aux médias de masse. Au contraire de ce que le juge a affirmé, il paie le prix individuellement d’un mouvement collectif déjà fortement réprimé, donc l'emprisonnement de notre camarade n'est rien d'autre que politique.

Avec la violence juridique et politique en cours à l’UQAM dans le contexte de l’injonction, avec le profilage incessant auquel font face les étudiant-e-s et leurs allié-e-s, avec l’état policier touchant tous les aspects de nos vies, nous ne pouvons que nous révolter de cette situation. Il est clair que notre camarade sert présentement de cas exemplaire pour faire régner la peur et taire les voix dissidentes. Nous ne croyons pas au système de justice comme il est, mais il est facile de se sentir seul-e ou impuissant-e face à sa toute puissance hégémonique. Nous reconnaissons que nous sommes dans une guerre où deux gangs aux intérêts divergents et irréconciliables s’affrontent, et donc, nous devons nous organiser et nous protéger davantage afin de réclamer notre dangerosité face à l’État et ses corollaires. C’est pourquoi le fait de se masquer est approprié. Même si vos camarades ou les gardas vous reconnaissent quand même, vous allez être beaucoup plus difficilement identifiable sur les vidéos de surveillance qui seront utilisés pour vous incriminer.

Sa remise en liberté a été refusée pour cause du maintien de la confiance du public dans l’administration de la justice. C’est un non sens absolu quand on pense qu'à ce moment, aucun média de masse ne parlait de son arrestation. Dans le contexte actuel, garder cette histoire le plus loin possible des médias et préserver son anonymat augmente les possibilités qu’il puisse être remis en liberté et que soit invalidée la cause fallacieuse qui le maintient présentement derrière les barreaux: une frayeur présumée de l’opinion publique. C’est pourquoi nous pensons qu’il est important de ne pas personnaliser le débat, afin de le protéger face au cirque médiatique et possiblement avoir une chance de le faire sortir plus rapidement de prison.

Ce n'est pas un martyr, ce n'est pas un héro, ce n'est pas un leader, ce qui lui arrive aurait pu arriver à n'importe qui d'entre nous.

C'est pourquoi nous appelons à la solidarité active sans dissociation ni condamnation avec toutes les personnes criminalisées par l'État, en tout temps et dans le cadre du mouvement de grève actuel, que ce soit en raison d'actions de perturbation, de manifestations ou dans les situations d'injonction. Cette solidarité s’exprime par une responsabilité collective vis-à-vis du sort de chacune et chacun. Dénoncer la criminalisation par des manifestations ou des vigiles, s’opposer aux arrestations ciblées et à la délation, apporter un soutien légal, financier et moral aux arrêté-es (envoi de lettres, levée de fonds) et exiger l’abolition de leurs chefs d’accusation, surveiller les pratiques de la police, soigner les blessé-es, se serrer les coudes. Tout ceci constitue les bases d’une culture de lutte qu’il faut entretenir et développer. On tente de présenter comme plus légitimes les tendances qui exigent le moins possible, qui sont les moins dangereuses pour le maintien d'un semblant de statu quo afin de diviser le mouvement et d’isoler les tendances plus radicales de celles plus réformistes. Nous croyons qu’au contraire c'est seulement par la continuité du mouvement, l’expansion et l'intensification de celui-ci que nous pourrons aspirer à une société plus juste. La répression policière et ses conséquences à court, moyen et long terme est une attaque sans commune mesure avec les actions qui ont ponctué le mouvement en cours. Ne cédons rien.

Vous pouvez aussi écrire une lettre de soutien à notre ami que vous pouvez déposer soit à l'Insoumise (coin Ontario/St-Laurent), au café Aquin de l'UQAM, au local de l'AFESH ou poster à la Déferle qui le transfèrera à notre ami. Toutes les formes de lettres sont les bienvenues (dessins, poèmes, lettres), mais elles doivent être manuscrites (à la main). Le groupe de soutien peut se charger de mettre un timbre et des enveloppes vides seront à côté des boîtes si vous n'en avez pas.

Vous pouvez aussi contribuer à la levée de fonds, écrivez-nous pour plus d'infos.

Une vigile aura lieu à la cour municipale le 29 avril à 9h30.

Tous les prisonniers et toutes les prisonnières sont des prisonnièr.es politiques!

À bas toutes les prisons!

des ami.e.s

Comment puis-je aider?

Si vous voulez offrir du support, vous pouvez contribuer à la levée de fonds (écrivez nous pour plus de détails), écrire des lettres de support. Un midi écriture de lettres sera bientôt organisé et une boîte pour les recueillir est installée à l’AFESH (J-M770) et au café aquin (A-2030) à l'UQAM, à l'Insoumise (2033 Boul St-Laurent, Montréal, QC H2X 2T3) ou poster à la Déferle (1407 AV VALOIS MONTRÉAL QC H1W 3L8) qui le transférera à notre ami. Les messages ne peuvent être qu'en écriture manuscrite, pas de texte imprimé. Toutes formes est la bienvenue: mot court, poème, chanson, dessins, lettres, etc. Le comité de soutien se charge d'inscrire sur l'enveloppe sa date de naissance et l'adresse, de poser un timbre et d'acheminer la lettre et qu'il y aura quelques enveloppes vides près des boîtes aux lettres de l'UQAM, au cas où vous n'en avez pas.

Vous pouvez aussi participer aux vigiles, la prochaine aura lieu à la cour municipale, 775 RUE GOSFORD MONTRÉAL QC H2Y 3B9, le 29 avril à 9h30.

Campagne de financement : Pour entraver l’impunité

Le 4 mai 2012, après plusieurs mois de lutte acharnée et de répressions vécues dans le cadre de la grève étudiante, la Sûreté du Québec blesse Maxence L. Valade par un tir de fusil de type Anti-Riot Weapon Enfield (ARWEN). Trois ans plus tard, le collectif Armes à l’œil se constitue afin de se tenir dignement et de participer au combat contre l’impunité et la répression de la police.

Le jour suivant la manifestation de Victoriaville, la Sûreté du Québec a tenté de semer le doute sur la cause des multiples blessures subies. Alors que Maxence est inconscient, à peine quelques heures après qu’une balle de plastique lui ait fracassé le crâne, la SQ met la main sur son dossier médical, sans même aviser ses parents. Confiant le matériel à une coroner, un rapport de surface est exécuté. La mascarade continue lorsque les porte-paroles policiers tiennent des propos insultants en insinuant que la blessure aurait pu être causée par n’importe quel objet « contondant » : balle de billard et pierre s’y reconnaissent au même titre que le bâton cinétique. Pour les trois cas de blessé-e-s graves, tout est orchestré afin de minimiser le rôle du fusil ARWEN, pourtant utilisé à plus de trente reprises pendant la journée. Son utilisation a beau être abusive et banalisée, il n’y a rien d’innocent à cette arme d’une puissance dévastatrice, voire mortelle, sans commune mesure avec les autres objets mentionnés par la SQ.

Banalisation des armes

En plus des recommandations explicites des études, il en va du sens commun : les armes appelées « non létales » par la police et « à létalité réduite » par les fabricants, doivent être encadrées par des règles d’utilisation strictes. À Victoriaville, la recommandation empêchant les tirs dans des régions corporelles hautement vulnérables, telles que la tête ou les parties génitales, n’a visiblement pas été respectée; les blessé-e-s graves ont été atteint-e-s en plein visage. Malheureusement, loin d’être un cas de figure isolé, cette situation atteste d’une utilisation bien « libérale » de ces armes, qui permettent d’intimider la manifestation entière en visant des individus particuliers. À bien y penser, l’argument récurrent selon lequel les armes à « létalité réduite » remplaceraient l’utilisation probable des « vraies » armes à feu est fallacieux. La police oserait-elle vraiment tirer à balles « réelles » dans une manifestation? Le scandale qui s’ensuivrait serait dévastateur. Dans les faits, c’est plutôt la matraque qui est remplacée par les armes à létalité réduite. Ce qui revient à dire que ces armes réinstaurent, après quelques décennies d’accalmie « sociale-démocrate », le droit pour la police de « tirer dans le tas ». Toutes les excuses sont bonnes pour préserver l’impunité : si la bavure a lieu dans le cadre d’une manifestation, la faute revient toujours aux « dangereux black-blocs » et autres casseur-e-s à « neutraliser »; s’il s’agit d’un individu tué dans la rue, il se comportait forcément de manière menaçante. Même dans les cas de « simples citoyen-ne-s » tué-e-s au beau milieu de leur quotidien, la version policière renverse systématiquement la responsabilité. Est-ce que Guy Blouin, le cycliste qui s’est fait écraser à deux reprises par une auto-patrouille à Québec, l’aurait mérité parce qu’il circulait en sens inverse? Est-ce que l’enfant de cinq ans, tué à Longueuil par une auto de police qui roulait à 120 km/h dans une zone de 50 km/h, l’aurait mérité parce que son père avait « effectué une manœuvre risquée » en virant à gauche sans attendre le feu prioritaire? Dans ces deux cas, aucune accusation n’est venue gêner le travail des policiers impliqués, si bien que le policier qui conduisait l’auto préalablement à la mort de Guy Blouin est récemment devenu enquêteur. À l’été 2012, les policières et les policiers qui ont accidentellement tué l’infirmier Patrick Limoges tout en sacrifiant la vie de l’itinérant Mario Hamel n’ont même pas reçu une note au dossier. Si les « forces de l’ordre » n’ont jamais tort, c’est parce qu’elles fixent les critères de leur propre jugement. Ceux qui se trouvaient tout bonnement sur leur chemin n’avaient qu’à se tasser. Le fardeau de la preuve est ainsi inversé, et c’est aux victimes de prouver qu’elles ne méritaient pas leur sort. On se souviendra des nombreux efforts que le SPVM a déployés pour faire passer le jeune Fredy Villanueva pour un dangereux membre de « gang de rue » et discréditer ses proches.

La police et la politique

Malgré l’appréhension, il n’y a pas eu de mort en 2012. Il s’en est pourtant fallu de peu; certain-e-s y sont passé-e-s à deux doigts. C’est le cas d’Alexandre Allard, dont la blessure subie à Victoriaville l’a projeté dans une oscillation entre la vie et la mort pour de longues heures. Quant à Maxence, si le projectile l’avait atteint quelques centimètres plus bas, il l’aurait tué. Ou, dans le meilleur des cas, lui aurait causé des dommages aussi sévères que permanents : perte de capacités cognitives, paralysie, etc… Les flashballs, ARWEN, grenades assourdissantes et autres « armes à neutralisation momentanée » ont causé de nombreuses blessures, éborgnant et édentant à tout vent, sous le couvert de leur étiquette « non létale ». Et ceci en toute impunité, du moins pour le moment…

Vu le rapport de force qui lie le pouvoir politique à son bras armé, il ne faut pas s’étonner de la frilosité des « élu-e-s » quand vient le temps de dénoncer une bavure. Comme l’ont montré les événements de l’automne dernier à New York, lorsqu’un maire remet en question le profilage racial exercé par sa police, celle-ci n’hésite pas à lui tourner le dos et à ne plus répondre à ses fonctions. Plus près de nous, il aura fallu attendre jusqu’à l’incident grotesque de l’agente 728 pour entendre les politicien-ne-s admettre à demi-mot que la police avait pu dépasser les bornes en 2012. Et pourtant, avec le recul, même le timide rapport Ménard soulignait en fin 2013 qu’au cours de la grève, la police s’est autonomisée au point d’échapper au contrôle public qui devrait normalement s’exercer sur elle, et qu’il faudra bien du temps pour qu’elle regagne la confiance de la population. À se demander si la confiance se rétablira un jour, on préférera se demander si elle a jamais existé… L’ambiguïté législative n’appartient-elle pas à la nature même de la police, lui donnant la latitude nécessaire pour casser les grèves, chasser les itinérant-e-s, les marginalisé-e-s et les minorités visibles? Le Président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, ne définit-il pas la police comme étant un « organisme paramilitaire », dont le « boulot est la répression »? Il y a réellement de quoi douter qu’elle se contente de « servir et protéger ».

Pourquoi poursuivre?

Pour toutes ces raisons, il faut cesser d’attendre des pouvoirs publics qu’ils prennent d’eux-mêmes l’initiative de confronter l’impunité policière. Les autorités ne bougeront que sous la pression populaire, qui se manifeste par divers moyens : en refusant de se laisser berner ou intimider par la version policière des faits et en poursuivant en justice malgré la lourdeur des procédures, en continuant à partager l’évidence de la violence policière, en refusant et en dénonçant les hypocrisies qui servent à la voiler. Mais aussi, et surtout, en se tenant ensemble, dans la rue, après chaque bavure, et à chaque 15 mars (Journée internationale contre la brutalité policière). C’est n’est qu’en créant un tel rapport de force que l’on peut obtenir des concessions. Et espérer une seconde de plus d’hésitation avant que la police n’appuie sur la gâchette, une seconde de plus avant qu’elle ne tire dans le tas. Si Maxence poursuit aujourd’hui la Sûreté du Québec pour la perte de son œil, ce n’est pas uniquement pour obtenir une compensation financière, mais bien pour permettre à d’autres de continuer à s’exprimer dans les rues sans craindre d’être mutilé-e-s par une arme policière. Nous demandons le retrait immédiat des armes dites « non létales » de l’arsenal policier, et particulièrement du ARWEN, responsable de nombreuses morts et d’innombrables mutilations.

Plus que tout, nous espérons que toutes celles et tous ceux qui se battent de notre côté gardent courage, et que vienne un printemps qui ne se laisse plus intimider. Un printemps qui montre à la police que le règne de son impunité est terminé, un printemps qui prouve que le pouvoir réside entre nos mains!

Collectif Armes à l’oeil, mars 2015
http://armesaloeil.com/

Halifax Prisoner Solidarity

About

Welcome to Halifax Prisoner Solidarity, a new group based out of Halifax, NS, on Mi’kmaw territory. We are dedicated to supporting political prisoners, with the understanding that all prisoners are political, and work towards a world where prisons do not exist. Please stay tuned for updates and campaigns. Any donations will go towards supporting political and anarchist prisoners and defendants, prioritizing those in the Maritimes.

Currently we are accepting donations to support Mi’kmaw Land Defenders who set up a blockade in Elsipogtog, NB, to stop fracking exploration on their territories. There is a trial coming up and we need to raise $7000 for legal fees. To make a donation you can click on the paypal button on the right.

In Solidarity,

Halifax Prisoner Solidarity

Le SPVM engage.....des comédiens!

Reconnaissez-vous l'homme se situant à droite du gars en bleu sur la photo ci-dessus?!?! Et bien, cet homme est Ian Lafrenière, porte-parole du Service de Police de Montréal. Cette capture d'écran a été tirée d'une émission québécoise 'La petite Vie', dans laquel on comprend que Lafrenière remplissait déjà un rôle de policier, même avant de rentrer dans le SPVM....décidement il a ça dans le sang!

On peut également accéder au profil de Ian Lafrenière sur le site de l'Union des artistes:

https://uda.ca/utilisateurs/945285

Lafrenière: comédien, acteur, animateur....et MANIPULATEUR!

On comprend donc que le SPVM a bien choisi son porte-parole; un homme qui peut contrôler et manipuler les médias comme bon lui semble....un homme qui peut verser des larmes de crocodiles devant un juge.... un homme qui accomplit bien son rôle d'acteur, d'années en années.

On se souviendra du procès de Jennifer Pawluck, accusée d'avoir prise une photo d'un graffiti de Lafrenière avec une balle dans la tête. Or, à ce procès, Ian Lafrenière est clairement venu livrer un témoignage digne d'un comédien.

La question suivante est à se poser: Est-ce un simple adon que le SPVM ait choisi un comédien comme porte-parole.... ou est-ce une décision planifiée?

Nous vous laissons sur cette réflexion...

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière

Vous avez été arrêté-e ou brutalisé-e pendant la manifestation du 15 mars 2015?

VOUS AVEZ ÉTÉ DÉTENU-E, BRUTALISÉ-E, ENCERCLÉ-E ET/OU ARRÊTÉ-E LORS DE LA MANIFESTATION DU 15 MARS 2015 ?

(SVP faire circuler massivement dans vos réseaux)

( English below )

Le COBP est présentement à la recherche de personnes qui ont étés victimes de l'offensive policière lors de la manifestation du 15 mars 2015. Nous souhaitons coordonner la contestation des contraventions, intenter d’autres recours contre les abus du SPVM ainsi que placer des plaintes en déontologie policière.

VOUS AVEZ ÉTÉ ARRÊTÉ-E LORS DE LA MANIFESTATION DU 15 MARS 2015?

FAITES-NOUS SIGNE !

Si vous êtes de celles et ceux qui se sont fait arrêter, que ce soit en vertu d’accusations criminelles, d'un règlement municipal ou encore d'un règlement en vertu du code de la sécurité routière, faites-nous le savoir.
Nous souhaitons planifier une rencontre avec toutes les personnes arrêtéEs afin d'organiser ensemble la défense collective. Nous appuierons aussi le travail de l'avocate en charge des accuséEs au criminel.
Nous avons besoin de vos coordonnées (nom, prénom, numéro de cell ou téléphone, courriel, date de naissance, numéro de dossier, infraction et lieu de l’arrestation).

CONTESTEZ VOS TICKETS !

Vous avez 30 jours après que vous avez reçu le ticket pour le faire, (voire l'endos du ticket). Cochez la case non-coupable et n'inscrivez rien au plaidoyer (c'est de l'information facultative qui ne servira pas votre cause).
Avisez la Cour Municipale de tout changement d'adresse. Communiquez avec le COBP de tout changement de vos coordonnés.

SI VOUS AVEZ ÉTÉ VICTIME OU TÉMOIN DE BRUTALITÉ POLICIÈRE

Veuillez nous envoyer un compte-rendu détaillé de l'événement (en indiquant le lieu (intersection), l'heure, les témoin(s) présent(s), le type de policiers (SPVM , en civil, anti-émeute, etc.). Garder toujours une copie pour vous.

S'IMPLIQUER POUR LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION

L'offensive policière qui a été menée contre la journée internationale contre la brutalité policière constitue une grave menace à la liberté d'expression et au droit de manifester et il est impératif de se battre pour que cette intervention ne crée pas un dangereux précédent. Or, le COBP ne peut parvenir à mener une lutte efficace sans la participation active des arrêtéEs et des témoins de l’événement. Si vous souhaitez vous impliquer dans la défense, contactez nous.

VOUS AVEZ DES PREUVES PHOTOS OU VIDÉOS ?

IMPORTANT SI VOUS AVEZ TÉMOINS D'ABUS POLICIER, DE BRUTALITÉ POLICIÈRE, SI VOUS POSSÉDEZ DES PHOTOS ET/OU DES VIDÉOS D'ARRESTATIONS DE PERSONNES DE TABASSAGE ET AUTRES CRIMES DES POLICIERS! SVP NE PAS LES PUBLIER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX (CELA CONSTITUE UNE PREUVE POUR LA DÉFENSE DE L'ARRÊTÉ-E). SVP NOUS LES FAIRE PARVENIR A COBP@RISEUP.NET

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WERE YOU DETAINED, BRUTALIZED, KETTLED OR ARRESTED DURING THE DEMONSTRATION ON MARCH 15 2014?
(Please distribute widely in your networks)
The COBP is currently looking for people who were victims of the police attack during the demonstration on March 15th, 2014. We are hoping to organize a contestation of the tickets, to launch other recourses against the abuses of the Montreal police and to file a complaint at the police ethics commission.
WERE YOU ARRESTED AT THE PROTEST ON MARCH 15TH, 2014 ?
CONTACT US!
If you were amongst the people who were arrested, be it for criminal charges or for a ticket, let us know. We want to organize a meeting with all of the people who were arrested in order to challenge the tickets and charges collectively. We also want to support the work of the lawyer of those charged with criminal offences. We need your contact info (name, address, phone number, email, date of birth, event number, type of infraction, place where you were arrested).

CHALLENGE YOUR TICKETS!
You have 30 days after you receive the ticket to do this. Check the not guilty (« non-coupable ») case behind the ticket and don't write anything in the « plaidoyer » (plea) section -it is optional information that will not help your case. Let the Municipal Court know of any change of address, and also let the COBP know of any change in your contact info.
IF YOU WERE A VICTIM OR A WITNESS OF POLICE BRUTALITY
Please send us a detailed report of the event (indicating the location (street corner), the time, the witnesses, the type of cops (SPVM, undercover, anti-riot, etc.).
GET INVOLVED IN DEFENSE OF THE FREEDOM OF SPEACH
The police assault that took place at the international day against police brutality is a serious threat to the freedom of speech and the right to protest. It is necessary to fight this intervention so that it doesn't create a dangerous norm. But, the COBP can't lead this struggle without the active participation of the people arrested and the witnesses of the event. If you wish to get involved in the defence, let us know.
HAVE YOU GOT PHOTOS OR VIDEOS EVIDENCES?
IMPORTANT! IF YOU HAVE WITNESS OF POLICE BRUTALITY OR POLICE ABUSES, IF YOU HAVE PICTURES AND/OR VIDEOS OF ARRESTATIONS OF PEOPLE GETTING HURT BY THE COPS. PLEASE DONT PUBLISH IT ON SOCIAL MEDIAS. PLEAS SEND THESE PROOVES TO US COBP@RISEUP.NET

Le COBP dénonce la répression politique... une fois de plus

Encore cette année, le SPVM a démontré son fonctionnement arbitraire et répressif en profilant les participantEs à la manifestation annuelle contre la brutalité policière. Après avoir annoncé que le règlement p-6 serait appliqué malgré le récent jugement Richmond, les stratèges policiers ont cru bon d’asphyxier notre manifestation en vertu de 500.1 pour justifier une autre arrestation de masse.

Utilisé pour la première fois par les flics le 15 mars 2011, ce règlement provincial réprime sous prétexte d’assurer la sécurité routière. Après nous empêcher de manifester sous P- 6, on nous empêche maintenant ‘’d’entraver la circulation des véhicules routiers ‘’, en vertu du règlement 500.1. Ce règlement a été utilisé à maintes reprises pour mater des manifestations partout a travers la province, de Montréal à Alma, en passant par Québec. La constitutionnalité de 500.1 est contestée depuis 2011 et la contestation est actuellement rendue jusqu'en cour supérieure. La manif d’aujourd’hui nous donne encore plus de matériel pour mettre en doute la légitimité de ce règlement afin de le rendre inopérant.

Aucun permis de manifester n’existe et ce n’est pas a la police, aux tribunaux et a l’État d’en improviser en utilisant des règlements bidons comme 500.1.

Nous nous plierons pas a leurs exigences liberticides et, tant qu’il y aura de la répression policière, il y aura des 15 mars.

Nous encourageons les arrêtéEs d’aujourd’hui a contester leurs amendes, ce qui permettra éventuellement d’empêcher les flics d’utiliser ce règlement pour justifier des arrestations de masse, comme ce fut le cas récemment avec la tombée de l’article 2.1 du règlement P- 6.
Le déroulement de la manif d’aujourd’hui explique en lui même les motifs qui nous portent à vouloir prendre la rue le 22 mars, à l’occasion de la St-Patrack. Reste à voir quel règlement répressif les flics sortiront pour nous empêcher de manifester !

VIVE LE 15 MARS !
FUCK LA BRUTALITÉ POLICIERE !

19e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière! Rassemblement 15 mars 2015!

15 mars 2015 : Répression politique, il est temps qu'on réplique!

C'est sous le thème de la répression politique que prendra forme la semaine contre la brutalité policière du 15 au 22 mars 2015 et la manifestation annuelle du 15 mars, journée internationale contre la brutalité policière. Nous aurions pu choisir n'importe quel autre thème pour l'édition 2015, parce que nous sommes pathétiquement rendus-e-s dans un état policier. Que ce soit le profilage racial, social ou politique, la militarisation, le nouveau canon à son du SPVM, la dérive sécuritaire, le nettoyage social, les pics anti-itinérants et les bancs faits pour empêcher les gens de se coucher, la police qui enquête sur la police, les bavures policières, l'impunité policière, la répression politique, la complicité des médias qui se taisent face à la répression qui se déroule sous leurs yeux, l'abus de pouvoir... bref, en 2014 on y a goutté à la pelletée, ici et ailleurs dans le monde.

Les deux dernières manifestations contre la brutalité policière ont été un véritable massacre et une démonstration flagrante de répression politique. Le SPVM s'acharne sur les militants-es, connu-e-s ou non, pour les faire taire et les empêcher de descendre gueuler dans la rue pour exprimer leur indignation face à ce sale système bourré de corruption et qui n’a aucun scrupule à recourir à tout les moyens et abus de pouvoir pour anéantir toute dissidence politique. Arrestations ciblées, contraventions excessives, conditions démesurées, c'est aberrant et surtout révoltant. Le système judiciaire s'acharne autant que les flics sur nos gueules, mais sont complètement désorganisés quand vient le temps de juger des centaines et des centaines d'arrêté-e-s pour une seule souricière. Ils peuvent bien se torcher le cul avec leurs tickets de 638$, leurs promesses à comparaitre et leurs travaux compensatoires, ça va en prendre bien plus pour nous faire taire.

Quand il s'agit du saccage de l'Hôtel de ville de Montréal par la Fraternité des policiers et policières de Montréal et par des employés municipaux, le SPVM décide de ne pas intervenir. Par contre, dès que les militant-e-s osent mettre un pied dans la rue pour dénoncer la brutalité policière, ça ne passe pas ; on les encercle et on leur colle des contraventions!

En ces temps d'austérité, on a tenté de démontrer notre solidarité dans les manifestations syndicales contre le projet de loi 3 mais, quelle surprise, on se fait profiler et persécuter politiquement dans ces dites manifestations.

La répression politique laisse de graves séquelles, autant physiques que psychologique,s et à court, moyen et long terme. Cela peut affecter la vie complète d'une personne, autant au niveau professionnel, social qu'au niveau émotionnel et cela le SPVM le sait très bien. Ils scrapent des vies et ne se gênent pas pou le faire. Parce qu'on pense différemment, on se fait harceler, traquer, intimider, etc...

Quand c'est rendu qu'il y a une commission populaire pour étudier la répression politique à Montréal, quand c'est rendu qu'il y a des visites guidées des lieux de répression politique, quand c'est rendu que les salles d'audiences de la Cour Municipale sont trop petites pour contenir les centaines et centaines d'arrêtés-e-s politique, quand c'est rendu qu'un panda veux abolir P6 en Cour Supérieur, ça veut juste dire que nous pouvons compter uniquement sur nous-mêmes pour avoir une sorte de vrai justice... mais encore là, le gouvernement va tout faire pour mettre des bâtons dans les roues à ceux-celles que osent défier, de quelques manières que ce soit, l'autorité établie.

Donc, c'est en ce sens que nous vous invitons à notre rassemblement pour la 19e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière qui aura lieu le dimanche 15 mars 2015 à 15h au coin des rues Berri et Ontario, lieu où Alain Magloire a été tué par des agents du SPVM alors qu'il était en crise. Comme on organise cette année un simple rassemblement, nous n'avons pas d'itinéraire à fournir à la police, donc ils ne devraient pas nous arrêter pour cette raison cette fois! Alors que la Corée du Nord fait censurer un film à Hollywood et que des intégristes mitraillent des journalistes en France et ailleurs, ici au Québec c'est le gouvernement et sa police qui assassinent la liberté d'expression en empêchant les manifestations contre la brutalité policière ou le capitalisme. On ne peut sans doute pas compter sur l'appui de tous ces gens qui prétendent défendre la liberté d'expression à tout prix, mais une fois de plus, notre nombre et notre solidarité sont nos principales armes dans ce combat contre la répression!

Rassemblement pour la 19e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière :
dimanche 15 mars 2015 à 15h au coin des rues Berri et Ontario

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière
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March 15th 2015 : Political Repression; it’s time for a reaction!

It is under the theme of political repression that the March 15th to March 22nd week against police brutality and the annual March 15th protest, the international day against police brutality will take place. We couldn’t have select any other theme for the 2015 edition because we have pathetically come to be under a police state. Be it racial, social or political profiling, militarisation, the new SPVM sound cannon, the security drift, social cleaning, the anti-homeless spikes and benches that don’t allow people to sleep on them, police that investigate police, police blunders, police impunity, political repression, the complicity of the medias who remain silent on repression happening before our eyes, the abuse of power… in short, in 2014 we got a truck load dumped on us, here and elsewhere in the world.

The last two protests against police brutality were a complete massacre and an undeniable demonstration of political repression. The SPVM is merciless with activists, known or not. To shut them up and prevent them from going out in the street to scream and express their outrage against this dirty system full of corruption and that has no scruples in using all means and power abuses to annihilate any political dissidence. Targeted arrest, abusive citations, out of proportion release conditions, it is absurd but mostly revolting. The judicial system is as merciless as the cops on our asses, but is completely disorganized when it comes to trying hundreds and hundreds of arrestees for a single kettle. They can wipe their asses with their $638 tickets, their promises to appear and their compensatory work, it will take much more than that to shut us up.

When it comes to trashing the municipal hall by the Montreal Policemen and Policewomen fraternity and by the municipal employees, the SPVM decides not to intervene but as soon as activists dare to step foot on the street to condemn police brutality, it’s a no go; they are surrounded and given tickets! But to trash a building owned by the city is fine, they are allowed!
During this time of austerity, we have tried to demonstrate our solidarity during union demonstrations against bill 3, but what a surprise, we were profiled and politically persecuted during said protests.

Political repression leaves grave marks, both physical and psychological, and for the short, mid and long term. It can affect the entire life of a person be it at the professional, social or emotional level and the SPVM knows this full well and also knows how to ruin lives and will not shy away from doing it. Because we think differently, we get harassed, tracked, intimidated, etc…

When it’s gotten to the point of a popular commission to study political repression in Montreal, when it’s gotten to the point of guided tours of political repression locales in Montreal, when it’s gotten to municipal courtrooms being too small to contain hundreds and hundreds of political arrestees, when it’s gotten to the point of a Panda wanting to abolish P6 in superior court, it just means that we can only rely on ourselves to get real justice… but even then the government will do everything to hinder those that dare to defy, one way or another, the established authority.
It is in this context that we invite you to our gathering for the 19th International day Against Police Brutality that will take place Sunday, March 15th at 3:00 P.M. on the corner of Berri and Ontario where Alain Magloire was killed by SPVM agents while he was in crisis. Since we are organising a simple gathering, we have no itinerary to submit to police, so they should not arrest us for that reason this time! While North Korea censors an Hollywood movie and while fundamentalists gun down journalists in France and elsewhere, here in Quebec it is the government and his police that assassinate freedom of expression by preventing protests against police brutality and capitalism. We can certainly not count on the support of all the people who pretend to defend freedom of expression at all cost, but once again, our numbers and our solidarity are our main weapons in this struggle against repression.

Gathering for the 19th International Day Against Police Brutality:
Sunday, March 15th 2015 at 3:00 P.M. on the corner of Berri and Ontario.

The Collective Opposed to Police Brutality

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Mathieu Brassard, matricule 6070: Policier, agresseur, menteur et... assassin!

Mathieu Brassard, Matricule 6070; Policier, agresseur, menteur et… assassin!

Nous apprenons aujourd’hui par l’entremise des merdias de masse que le policier responsable de la mort d’Alain Magloire, en février 2014, est nul autre que Mathieu Brassard, Matricule 6070. Le traitement favorable, que la plupart des articles à ce sujet font à ce policier et sa version des faits fantasmagorique, nous fait grandement sourciller, nous, militantEs du Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP).

C’est que nous sommes grandement familier avec ce policier. Il est un acteur principal dans l’agression sauvage qu’une de nos camarades a subi le 1er mai 2014. Il a frappé, insulté et intimidé notre camarade lors de cette journée pour ensuite passer des semaines à harceler et à suivre sa victime. N’en pouvant plus, notre camarade a déposé une poursuite contre ce policier et plusieurs autres, soit les responsables de cette horrible expérience.

Utilisant une manœuvre classique des services de police pour transformer une de leurs victimes en agresseur, Mathieu Brassard, Matricule 6070, a déposé des accusations d’intimidation fabriquées de toutes pièces en juin dernier pour tenter de discréditer notre camarade et de faire tomber la poursuite contre lui et ses complices. Alors qu'elle était présente à la Cour municipale pour un pro-forma concernant une arrestation de masse d'une manifestation, lui et 7 autre agents de police l'ont sauvagement arrêté, accusant cette militante d'intimidation sur le flic Brassard.

Brassard avait également procédé à l'arrestation de Richard Bain, qui avait tenté d'assassiner Pauline Marois en septembre 2012. Alors, de ce qu'on comprend, le matricule 6070 se sent intimidé par une militante qui fait 100 livres toute mouillée, mais ne se sent pas intimidé par un homme qui se promène en robe de chambre muni d'un AK47 au centre-ville de Montréal!

Nous savions que Mathieu Brassard, Matricule 6070, était un agresseur violent et un menteur. Nous savons maintenant qu’il est aussi un assassin. Comment croire un seul mot de sa version des faits dans l’affaire Alain Magloire, alors que nous le savons capable de mentir dans le cadre d’une poursuite légale et d’agresser en groupe une personne isolée?

Mentionnons également l’habituel traitement favorable que les merdias donnent à la version de la police. Il y a si peu, voir aucun questionnement de ce qu’il avance et aucune mention de la version des autres témoins qui pourraient le contredire. On le peint quasiment comme une victime qui n’a pas eu le choix d’agir…

Et bien le COBP sait pertinemment que ce policier ainsi que de nombreux autres mentent aux journaux, mentent à la «justice» et mentent à la population sans aucune conséquence. Cette impunité doit cesser ici et maintenant! Contre les flics intouchables! Contre les flics assassins!

En ce sens, nous faisons un premier appel pour notre manifestation annuelle du 15 mars 2015, qui se déroulera cette année coin Ontario et Berri, le dimanche le 15 mars 2015 à 15h, sous le thème de la répression politique! L'endroit exact où Alain Magloire est décédé suite à plusieurs coups de feu tirés par Brassard.

Nous invitions également quiconque qui a subi de la violence/interpellation/arrestation concernant le policier Brassard, Matricule 6070, à communiquer votre histoire pour faire un ''best of'' de la répression dégradante que ce flic a fait subir aux militantEs, à cobp@riseup.net

C'est notre devoir à tous-tes de faire comprendre aux services de police au Québec que ce n'est pas eux qui dirigent...

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière

La répression policière et politique vis-à-vis les antifascistes à travers le monde

Le slogan ''La police au service des riches et des fascistes'' ne sort pas de nulle part! Depuis des décennies, la flicaille va toujours aller à l'encontre de la gauche, peu importe qui ils-elles devront protéger..... et cela donc inclut de protéger des fachos crânes rasés nationaleux identitaires de marde..... Les militants antifascistes se rassemblent entre autre pour s’opposer à l’instrumentalisation de l’extrême droite, de la crise et du désespoir engendré par les politiques d’austérités imposées par le gouvernement. Ils-elles se rassembleront également pour contrer les manifestations de fachos. Pour les manifestants-es antifascistes, il est essentiel d’être présents-es dans les rues pour s’opposer à leurs idées inacceptables et dangereuses. Ce texte, sous forme de brèves actualités, a pour but d'informer, au niveau international, ce que les antifascistes ont a subir comme répression de la part du gouvernement et de leur service de police quand vient le temps de défendre leurs idéaux.

GRÈCE:
Le 18 septembre 2014, 10 000 antifascistes ont manifesté en mémoire de Pavlos Fyssas à Athènes. Pavlos, rappeur antifasciste, avait été assassiné par un groupe de fascistes affiliés à
l'Aude Dorée, dans la rue, un an plus tôt, devant le regard de quelques policiers-ères immobiles. La manifestation a été attaquée sur tout son long, 40 minutes après avoir commencé. Les policiers-ères anti-émeute et les brigades à mobylette ont lancé des grenades lacrymo et flash bang à l’intérieur de la manifestation. Une centaine de personnes ont été arrêtées. De semblables affrontements avaient eu lieu lors d'une manifestation le 26 septembre 2013, suite à la mort de Pavlos. Des manifestants-es avait pris-es d’assaut un quartier général d’Aube Dorée. Une semaine après la mort de Pavlos, la police grecque a annoncé la démission de deux de ses généraux et ordonné une enquête sur des liens éventuels entre les policiers et l'Aube dorée, suite à de nombreuses pressions venant des citoyens-nes.

Le 1er février 2014, plus de 3000 sympathisants-es d’Aube Dorée s’étaient réunis-es dans le centre-ville d’Athènes. En marge de ce rassemblement, des dizaines de personnes avaient organisé une contre-manifestation qui a été sévèrement encadrée par la police anti-émeute. De violents heurts ont fini par opposer les policiers-es et les antifascistes. Au moins deux d’entre eux ont été blessés.

Le 30 septembre 2012, les participants-es à une manifestation contre le parti fasciste Chrysi Avgi (Aube Dorée) ont été battus-es et torturés-es après leurs arrestations par la police grecque. Les flics auraient utilisés des techniques semblables à celles pratiquées dans les prisons comme Abou Ghrib (prison central de Bagdad). Les prisonniers-es furent battus-es, filmés-es nus-es et eurent la peau brûlée. Les flics les insultèrent, les frappèrent et leur crachèrent dessus, tout en se servant d’eux-elles comme cendrier. Les flics les ont tenu éveillé pendant toute la nuit et pendant 19 heures on ne leur donna ni à manger, ni à boire, et on ne leur permit pas de contacter leurs représentants légaux. Les policiers-es les filmèrent et menacèrent de publier leurs photos sur Internet et de donner leurs adresses aux fascistes d’Aube dorée.
Deux femmes parmi les personnes arrêtées se sont plaintes d’avoir subi des insultes et des violences sexuelles, un des hommes rapporta que la police lui avait violemment écarté les jambes et lui avait donné des coups de pied dans les testicules.

FRANCE :
Le 25 octobre 2014, 300 personnes ont assisté à un concert de rap antifasciste à Lille. L'ex-dirigeant de la Maison Flamande, proche de Serge Ayoub et de son organisation 3ème Voie, accompagné d’une dizaine de fafs, ont attaqué des spectateurs-trices se rendant au concert. Hermant n’a pas hésité a tirer au flash ball sur ces spectateurs-trices et sur des passants-es, en pleine rue, sous les yeux complaisants de la police. Suite à cette agression, un groupe de militants-es antifascistes est intervenu devant un commerce qui a servi de base arrière aux fascistes, et dont Hermant est le gérant, afin de porter secours à ces spectateurs-trices. Les fascistes, débordés, ont alors pu compter sur la collaboration active de la police : Hermant et son groupe ont à nouveau fait usage d’armes sur la voie publique (flash ball, bombes lacrymogène) et la police, sur demande du groupe de nazillons, a chargé les antifascistes à coups de matraque et de gaz lacrymogène. Quelques interpellations sont à déplorer. Tout le reste de la soirée, Hermant (qui appelle les flics par leurs prénoms) tournait aux alentours du concert dans une voiture de police.

La connivence entre la police et les fascistes lillois n’est plus à démontrer. Déjà en 2009, la police avait communiqué les noms et adresses de 26 antifas à Hermant, en toute impunité.
Le 3 septembre 2014, Esteban Morillo est remis en liberté, après avoir tué Clément Méric, un antifasciste, en juin 2013. Ce meurtre a suscité beaucoup de manifestations depuis un an et demi à travers l'Europe.

Le 3 avril 2014 avait lieu à Toulouse une contre-manifestation antifasciste qui s'est terminée par 9 arrestations pour violence aggravée et outrage à agents. Au procès, le juge a reproché des violences qui n’avaient pas eu lieu "Que ce serait-il passé si les CRS n’avaient pas étés là ?" Résultats : 4 personnes condamnées à des peines fermes de 1 à 4 mois de prison, 3 personnes condamnées à des peines de sursis de 3 à 4 mois de prison. La manifestation du 5 avril dernier qui rassemblaient des néo-nazis et dieudonnistes étaient autorisée et protégée par la police.

Le 17 septembre 2014, 40 députés ont déposé une proposition de loi ''tendant à élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes antifas''. Cette initiative, aussi ridicule qu’elle puisse sembler, s’inscrit dans un contexte qui montre quelle place occupe aujourd’hui l’antifascisme dans les représentations des forces politiques, particulièrement à droite.

Le 23 mai 2009, une manifestation contre la répression d’État s’est déroulée à Lille. Elle s’est terminée devant la ’Maison flamande’ de Lambersart, un lieu fondé par les fascistes de Jeunesse identitaire et Terre celtique. Au total il y a eu 26 arrestations d'antifascistes. Le 9 juin, sur YouTube, une vidéo est diffusée par la ’Maison flamande’. Un montage montre les photos des 26 antifascistes arrêtéEs, avec leurs noms, prénoms et coordonnées personnelles. Ces informations provenaient du service de Police. 7 des accuséEs ont porter plainte au préfet de police pour avoir ''illégalement diffuser des informations personnelles''. La vidéo a été retirée une semaine plus tard mais le mal était déjà fait.

ESPAGNE:
Le 12 octobre 2012 a eu lieu un rassemblement antifasciste à Bilbao contre la présence d’un groupe de fascistes du parti phalangiste qui étaient arrivés de Madrid pour protester dans le centre de la ville basque. La police a empêché les antifascistes de se rassembler, et celle-ci a utilisé des matraques et des balles en caoutchouc pour disperser la foule, qui se comptait par centaines de personnes. Les affrontements entre les antifascistes et la police ont alors commencé, et des barricades ont été érigées partout dans le centre de la ville pour se solder par 14 arrestations.

Le 12 octobre 2009, le parti fasciste nazi Alianza Nacional a convoqué un rassemblement pour le jour de l’hispanité. Quelques dizaines d’antifascistes se sont concentrés-es dans les environs de la place pour montrer leur opposition aux fascistes et pour essayer d’empêcher le rassemblement d’Alianza Nacional. La police anti-émeute surveillait la place depuis le début de la matinée. Quand les antifascistes ont essayé de s’approcher de la place, la police anti-émeutes s’est trouvée débordée et s’est retirée du lieu. À ce moment, les nazis et les antifascistes se sont jetés-es des pierres, des bouteilles et d’autres objets, en arrivant à être presque face à face. À côté des antifascistes sont tombés des écrous et des vis, une munition préparée d’avance par les nazis. Les nazis et la police ont alors chargé ensemble. Six jeunes hommes ont été arrêtés

ALLEMAGNE :
Le 2 juin 2012, de violents affrontements ont éclaté entre les nazis, antifas et policiers. 10 000 antifascistes ont manifesté près de l’Hôtel de Ville mais de nombreux autres se sont rendus dans le quartier de Wandsbek pour bloquer une manif fasciste. La police de Hambourg a arrêté plus de 700 personnes après que des centaines d’antifas masqués-es aient érigé des barricades de poubelles en feu afin de bloquer la marche des nazis et lancés-es des feux d’artifices, des bouteilles et des pierres sur les nazis et les policiers qui leur ouvraient la voie.

RUSSIE :
Le 23 février 2012 avait lieu le procès de 4 antifascistes, risquant 7 ans de prison. L’accusation principale de la police politique (le "Centre Anti-Extrémiste" ou Centre-E) est d’avoir créer, à Nijni-Novgorod, l’organisation extrémiste "Antifa RASH", qui aurait comme but, selon la police, d’agir violemment envers "des skinheads, fans de foot" et "les citoyens riches de Russie". Les faits évoqués sont trois banales bagarres entre antifascistes et néonazis, n’ayant provoqué que des blessures légères. Les arrêtés n’ont même pas participé à ces bagarres, ils ont des alibis inattaquables, et les fascistes ne les ont pas reconnus. Mais ils restent tout de même accusés pour ces bagarres en raison de motivations "idéologique de haine contre des groupes sociaux".

TURQUIE :
Nurtepe est un arrondissement ouvrier d’Istanbul où la gauche radicale est profondément implantée depuis le milieu des années 1970, une gauche qui a dû consentir à de lourds sacrifices pour arracher ce quartier des mains de la mafia immobilière et protéger sa population des incursions meurtrières de l’extrême droite, de la police et de l’armée. Le dimanche 15 mars 2009, l’un des quartiers de Nurtepe a été le théâtre d’une répression sanglante. Vers 16h, de retour d’un meeting organisé à Caglayan par le Parti fasciste MHP, un convoi électoral a été bloqué par les habitants-es du quartier. Après une demi-heure d’affrontements, les fascistes ont fini par battre en retraite. La police, arrivée en renfort, est alors intervenue et a tiré en direction des militants antifascistes. Un membre du Front populaire (Halk Cephesi) a été blessé par balles. Les membres du Front populaire ont appelé à une conférence de presse sur les lieux de l’incident. La police, armée de blindés, d’autopompes et de matraques, est intervenue une nouvelle fois.Les affrontements entre les révolutionnaires armés de pierres et la police tirant à balles réelles se sont poursuivies jusque tard dans la nuit. Peu avant minuit, 23 manifestants-es ont été arrêtés-es, tandis qu’un hélicoptère de la police suivait les déplacements des manifestants-es et que des policiers-es en civil procédaient à des contrôles d’identité. Les militants-es arrêtés-es auraient été soumis-es à des tortures et des mauvais traitements.

Si nous ne laisserons jamais les organisations nationalistes réactionnaires tenter d’imposer leurs idées au reste de la société, nous n’oublions pas non plus les responsabilités de l’État dans le climat raciste délétère qui pourrit les relations sociales. L’État est bien mal placé pour prétendre lutter contre l’extrême droite, alors qu’il orchestre expulsions et discriminations au sein même du modèle qu’il défend, mais c’est à nous de ne pas lui laisser occuper l’espace de la résistance antifasciste. Quand l’État préfère arrêter des militants antifascistes plutôt que des gens qui prônent ouvertement des idées racistes et xénophobes, au vu et au su de tous, ce qui est pourtant un délit, quelque chose ne tourne pas rond dans un pays qui se dit démocrate. Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.
Nous ne pouvons supporter une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux. RÉSISTANCE!

*texte originalement écrit pour Casse Social*

Calendrier des dates d'audiences en Cour (pro-forma et procès) pour des arrestations de masses au Québec en 2012 et 2013

voici un wiki pour les arrêtéEs. Vous trouverez toutes les dates de pro-format et de procès pour les arrestations de masse pour Montréal. Le site est constamment tenu à jour.

Liste des agents du SPVM

Voici un lien dropbox a télécharger gratuitement pour aider les personnes qui veulent retrouver soi le nom ou le numéro de matricules des policiers. Ce fichier regroupe des photos avec noms et numero de matricules de policiers, d'anti émeute, de poussins a vélo, de flics de la STM et d'undercovers! A ce servir si vous avez été victime de brutalité policière et vous voulez retracer le flic!

https://www.dropbox.com/sh/h06zd7ydv79pjp1/AAACCmmd7tVelpjfDbEuJEG9a

COMMUNIQUÉ
Le COBP invite la population à participer à la 19e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière le 15 mars 2015!

Cette année, il y aura des événements à Montréal, Québec, Gatineau, ainsi que Paris, Bordeaux et Berlin, pour marquer la 19e édition de la Journée Internationale Contre la Brutalité Policière le 15 mars 2015. À Montréal, c'est du 15 au 22 mars que se...

Le 15 mars 2013, Biron Desbois a été arrêté par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), alors qu'il se préparait à filmer la manifestation annuelle du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP). Quelques jours plus tard, il a témoigné des circonstances de sa détention dans un texte largement partagé.

Ce qui transforme est un court-métrage tourné deux mois après les...

lieu: devant l'hotel de ville

*english follow*

Une réunion régulière du conseil municipal de Montréal aura lieu à l'Hôtel de Ville, le 24 novembre prochain. Invitons-nous-y pour dénoncer haut et fort le profilage politique de plus en plus flagrant à Montréal!

L’administration de la ville, comme tous les gouvernements, se fout complètement de notre gueule et n'a aucun...

Voici le jugement reconnaissant les 8 représentants et autorisant les 8 recours collectifs, regroupant environ 1610 militants pour une somme totalisant les 21 millions.

https://docs.google.com/file/d/0B68BR0FYY4U6RXkwN0Q1am9yYXc/edit

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Lors de la manifestation du 1er mai dernier, la répression policière a été brutale et plusieurs personnes ont été blessées. Bobette a été visée personnellement par des policiers du SPVM pour ses activités politiques, ils l'ont brutalisée physiquement et harcelée psychologiquement. Vous pouvez lire ici, un résumé de ce qui est arrivé à Bobette le 1er mai. Depuis, à cause de ses blessures,...

Fatal Encounters

A step toward creating an impartial, comprehensive and searchable national database of people killed during interactions with law enforcement

http://www.fatalencounters.org/

Il y a beaucoup de médias et de personnes qui nous ont demandé de publier le speech que nous avons fait au rassemblement pour un vrai bilan de P6 en ce 16 juin 2014, par faute de pas avoir eu de copies à donner. Alors le voici! Libre à vous de le faire circuler!

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Qui dit P6, dit arrestation de masse. Selon le SPVM, la...

On pourrait en parler pendant des heures et des heures de cette paranoïa, qu'on peux qualifier d'extrême, de la part des autorités envers les peuples à travers le monde. La dérive sécuritaire grandit et grandit drastiquement et pathétiquement; les médias de masse et les médias alternatifs en parlent de plus en plus, certains en profitent pour dénoncer quelques pratiques exercées de la part de...

Le rapport de la Comission Ménard est finalement disponible! Pour le moment ce n'est que de l'encre sur du papier, c'est à voir comment ce rapport va se concrétiser, dont l'ensemble du rapport blâme le travail des policiers

Rapport complet:...

(Montréal, le 14 Mai 2014) Un nouveau recours collectif contre la Ville de Montréal a été déposé en date du 5 Mai 2014 relativement à l'arrestation de masse qui s'est déroulée au tout début de la manifestation annuelle du Collectif opposé à la Brutalité Policière (COBP). Le requérant, M. Perry Bisson, faisait partie d'un groupe de médi-militants attaché à cette manifestation tuée dans l'oeuf...

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